Texte libre

 


Ben bienvenue sur mon blog ...

Voici mon hommage au reggae ...

J'espère que tu passeras un bon moment à feuilleter (enfin facon de parler ) les quelques pages de ce blog !! Alors bonne visite

Et n'hésites pas à lacher des comm .... c'est fait pour ca.

Bless

Si tu veux m'écrire tu clik :)




N.B : Je n'ai pas la prétention d'avoir écrit tous les articles, Il s'agit pour moi de faire de ce blog un mémoire de mes recherches sur le reggae et la culture Rasta et que j'essaie de faire partager.

JAH bless

Samedi 17 décembre 2005

Né à Church Lincoln (Westmoreland) en Jamaïque le 9 octobre 1944, Winston Hubert Macintoch dit Peter Tosh n'a pas connu son père. Sa mère (Alvera Coke) pauvre adolescente ne pouvant l'élever le confie à une tante dans la ville côtière de Savana La Mar. Personne dans sa famille n'avait les moyens de lui assurer une éducation décente mais il était très déterminé et talentueux.
Jeune adolescent, Peter s'installe à Denhamtown l'un des quartiers chauds de Kingston. Il partage son temps entre la rue, l'école et la chapelle du quartier. Dans la rue, il vit de petits "business". Comme tous les ghetto boys, il côtoie les jeunes kids de Trenchtown. Tosh n'a pas beaucoup souffert du "milieu" car son arrogance et sa grande taille le mettaient à l'abri des surprises désagréables. Il était respecté par ses pairs. Bien sûr il eut quelques démêlés avec la police pour détention de ganja, violence et surtout pour ses idées politico-philosophiques. La crise économique des années 60 rend la vie insupportable aux jeunes du ghetto. La drogue et la misère participent à l'explosion de la criminalité et les brutalités policières n'arrangeaient pas du tout les choses. La tension était permanente dans les quartiers pauvres de Kingston. Le déclin de l'agriculture jamaïcaine amplifie l'exode rural et l'explosion démographique dans les ghettos.Tout naturellement Peter cherchait une issue à sa situation. Il dit avoir vécu et vu des choses horribles à Trenchtowm. Il fréquentait épisodiquement la paroisse mais pas pour le catéchisme ni pour écouter les "bonnes paroles" du pasteur (pourtant il était très croyant) mais pour avoir accès à la guitare que le pasteur lui confiait de temps en temps. Très vite, ses dons pour cet instrument furent remarqués. Il était aussi un bon pianiste très tôt. Ce surdoué se mit aussi à la chanson en intégrant la chorale. Mais Peter s'ennuie très rapidement car les répétitions de chants spirituels laissaient peu de place à des improvisations et à l'éclosion d'un talent personnel. Et surtout ses idées révolutionnaires dérangeaient les gardiens de l'ordre moral et politique. L'église officielle et la police ne voyaient pas d'un bon oeil l'avènement de ce mouvement qu'est le rastafarisme. Peter Tosh n'avait-il pas demandé publiquement la légalisation de la marijuana ? Peter chantait dans la rue contre quelques shillings. Il dénonçait la manipulation mentale de l'église qui encourageait la diabolisation et la marginalisation des rastamen du ghetto.

Tosh fut influencé par le Blues , la Soul et surtout le Ska. Le Ska véhiculait des messages de rebellion, d'encouragement et de prise de conscience. C'était aussi la période des indépendances dans le tiers-monde, l'époque du black power. Le Ska rencontra un grand succès auprès des jeunes du ghetto. Peter Tosh essaya des mélanges de genres musicaux assez surprenants. Il perfectionna sa guitare et sa voix. C'est aussi à cette époque que le Ska fut détrôné par le Rock Steady (plus rythmique) qui deviendra plus tard le Reggae. A la même époque, un certain Robert Nesta Marley cherchait aussi sa voie. Bob avait rencontré Joe Higgs un artiste qui avait une autorité morale sur les jeunes du ghetto. Higgs était un modèle pour Bob Marley. Rappelons que Bob aussi était privé de père et trouvait en Higgs un maître sur le plan musical et le père qu'il n'avait pas connu. Bob et son copain Bunny Livingstone (Bunny Wailer) ont rencontré Peter Tosh lors d'une séance organisée par Higgs. Peter Tosh très bon guitariste et chanteur talentueux se joint à Bob et Bunny pour former un trio qui aura pour nom "The Wailing rudeboys", puis "The Wailing Wailers" et enfin "The Wailers". Ainsi naquit le plus célèbre des groupes reggae.
Sous la direction de Joe Higgs , de Coxsone Dodd, de Lee Scratch Perry et enfin de Chris Blakwell (de chez Island) le groupe enregistre plusieurs albums. Certains albums étaient pressés à quelques dizaines d'exemplaires seulement, juste de quoi rembourser les frais de location de studio et s'acheter une paire de chaussures ou un costume neuf. Le chaos économique et social qui régnait en Jamaïque à cette époque favorisait les piratages de disques d'autant plus que les radios officielles programmaient très peu de reggae. Cette musique de par le message qu'il véhicule était jugée subversive. Les premiers disques des Wailers étaient bien accueillis par le public lassé d'écouter la pop anglo-américaine dont on l'abreuvait. Les Wailers ont trouvé leur voie. Ils rencontrent le succès mais étaient fauchés.
 
Tosh est devenu une grande pointure dans la galaxie reggae. Mais avec le temps ses productions discographiques devenaient de plus en plus rares. Le public a attendu quatre ans la sortie de son dernier disque. Il s'est éloigné un peu de la scène et voulait entamer une carrière de producteur. Il se proposait d'aider les jeunes artistes de son pays. Il n'a jamais renié son style, il n'acceptait pas les compromis. Il a toujours défendu ses convictions. Il n'est jamais tombé dans la facilité et n'a jamais fait du reggae commercial soft, ce qui est un exploit quand on connaît la pression du lobby des maisons de disques.
Le 11 Septembre 1987 au soir, trois pseudo-cambrioleurs armés font irruption chez lui et l'assassinent. Sa femme et ses invités qui étaient présents furent blessés. Parmi les meurtriers se trouvait une ancienne connaissance de Peter Tosh
.
Les circonstances de sa mort restent floues. On parle d'un marché que Peter n'aurait pas respecté, d'un règlement de compte, de la police politique, des services spéciaux d'un pays (CIquelque chose, peut etre). Signalons aussi que Peter Tosh et un ami étaient sur le point de prendre le contrôle d'une station radio très populaire en Jamaïque et voulaient transformer cette radio généraliste (la seule independante en Jamaïque) en une radio 100% reggae. Les discussions étaient tendues. Cette radio était considérée comme un instrument potentiel de propagande, un outil stratégique, voire une arme. Peter avait beaucoup d'ennemis. Ce qui est certain c'est qu'il a été victime d'un complot ou d'un contrat. Peter Tosh gênait beaucoup de gens. L'un de ses meurtriers est aujourd'hui en prison après un procès expéditif et une délibération record de 11mn. Les deux autres assassins courent toujours. Le mystère qui entoure sa mort contribue à entretenir le mythe et la légende du personnage.
Par Gismo6080 - Publié dans : Biographies
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Samedi 17 décembre 2005
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Par Gismo6080 - Publié dans : Mes ami(e)s Mes Amours Mes Emmerdes
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Samedi 17 décembre 2005



Robert Nesta Marley naît le 6 février 1945 à St-Ann, dans la paroisse de Nine Miles. Fils d'un capitaine blanc de la marine parti une fois son forfait commis et d'une paysanne jamaïcaine noire, il découvre la difficulté d'être métisse, pris entre deux mondes qui s'ignorent. Adolescent, il quitte la campagne pour Kingston, comme beaucoup de jamaïcains que la misère poussent vers les villes. Pourtant, le travail y est rare et Bob vit à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse, dans une promiscuité bien peu poétique au premier abord. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent les tubes de Rythm'n'Blues entendus sur les radios de Miami.


    Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, de façon désordonnée. Le taux de chômage était alors de 35 %. Il venait de laisser tomber son job de soudeur. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste. En 1964, il forme les Wailing Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement "Coxsone" Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee "Scratch" Perry. A chaque fois la collaboration est fructueuse sur le plan artistique mais décevante sur le plan financier. En Jamaïque, les droits d'auteurs ne signifient pas grand chose, et même les chanteurs à succès ne parviennent pas, alors, à vivre de leur production. Les Wailers ne perçoivent que très peu d'argent tout en étant d'énormes vedettes locales. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady. La compétition, alors, est rude. Pour beaucoup de jeunes du ghetto, la musique constitue un espoir de sortir de la misère. En 1971, la chanson Trenchtown Rock cartonne dans toute l'île.

    Jusqu'en 66, d'ailleurs, la musique de Bob Marley reposait encore pour une très large part sur cette glorification du style de vie urbain des voyous jamaïcains. De Rude boy à Steppin' razor, l'hymne des caïds de Kingston chanté par Peter Tosh, en passant par Rule them ruddy ou I'm the toughest (aussi chanté par Peter, et repris par une foultitude d'artistes, dont Johnny Clarke et I-Roy), le jeune Marley assumait le style 'rocker' pour épater la galerie. Il faut attendre sa rencontre avec Mortimo Planno, figure tutélaire du mouvement rasta à Kingston, pour que Bob se laisse pousser les dreads et laisse tomber les bracelets cloutés. Peu après, Vernon Carrington – "Gad the prophet" pour les Rastas et fondateur de l'Eglise des 12 tribus d'Israël – poursuivit l'éducation spirituelle de Bob Marley, bien que la star se défendra plus tard d'avoir eu besoin de quiconque pour trouver sa voie (c'est bien naturel) :
"You have to look inside yourself to see rasta. Every Black is a rasta, dem only have to look inside themselves. No one had to tell me. Jah told me himself. I and I look inside I self and I saw Jah Rastafari".

    Gad révéla donc à Bob le secret des 12 tribus d'Israël, selon lequel chaque personne appartient à une de ces tribus en fonction de son mois de naissance. Pour Bob, c'est clair, il est né en février, donc il appartient à la tribu de Joseph. D'ailleurs, dans Redemption song, Bob se présente comme la réincarnation de Joseph, fils de Jacob : "but my hand was strenghtened by the hand of the almighty".

    A la fin des années 60, les Wailers devinrent le premier groupe jamaïcain populaire à faire de la philosophie et des rythmes rastas le fondement de leur musique. Les Wailers avaient accompli un chemin musical et spirituel d'envergure, donnant naissance à un mouvement culturel original et infléchissant l'évolution du reggae comme aucun autre artiste. Depuis un titre comme Simmer down, (1964, morceau écrit par Bob Marley et enregistré au Studio One) où le jeune Bob Marley s'époumone sur un beat très ska avec un chorus reprenant le refrain, le groupe a imprimé une marque indélébile à cette musique.

    "I and I are of the house of David. Our home is Timbuktu, Ethiopia, Africa, where we enjoyed a rich civilization long before the coming of the Europeans. Marcus Garvey said that a people without knowledge of their past is like a tree without roots".

    Bientôt, la plupart des stars du reggae devinrent rastas et, en retour, le reggae devint le principal vecteur d'expression de la culture rasta et de ses revendications. Des chanteurs comme Marley devinrent plus que des amuseurs. Ils étaient des révolutionnaires (revolutionnary workers) et des représentants des pauvres de Kingston, chez qui leur message arrivait par la radio, comme dans tous les foyers de l'île.

    "Them belly full but we hungry/ A hungry mob is an angry mob/ A rain a fall but the dirt is tough/ A pot a cook but the food no' nough".

    Par ces mots simples chantés avec une voix squelettique, Marley diffusa au sein du peuple jamaïcain des éléments de conscience politique. Il s'en prit au système raciste (skinocratic system) de la Jamaïque, qui plaçait les blancs en haut de l'échelle sociale, les mulâtres au milieu et les noirs en bas. Dans Crazy baldhead, il chante :

"Didn't my people before me/ Slave for this country/ Now you look me with a scorn/ Then you eat up all my corn".

    En 67, Marley cessa d'enregistrer, quitta Kingston et retourna dans son village natal de St. Ann mountain. Dans ces collines, il conclut son engagement envers Jah Rastafari, donnant une inclinaison définitive à sa vie, à sa musique et au mouvement rasta lui-même. Pendant un an, Bob adopta le style de vie rasta. Lorsqu'il revint à Kingston à la fin de 68, il s'engagea dans le combat musical grâce auquel il demeure célèbre. Ironie du sort, Marley s'était isolé au moment où le monde changeait, où la jeunesse exprimait son ras-le-bol et son désir de nouveauté, comme si cet isolement avait été nécessaire, au milieu de la fureur, pour venir proposer aux masses occidentales une nouvelle spiritualité.

    Les premières chansons à connotation religieuse de Bob Marley parurent en 1968. Il s'agit de Selassie I is the temple, Duppy conqueror, Small axe et Trench town rock.

    Pour Marley comme pour de nombreux rastas, les noirs sont une tribu perdue d'Israël. Ils se considèrent comme les véritables Hébreux et tiennent les occupants actuels d'Israël pour des imposteurs.

    Bien que certains rasta extrémistes (secte Nyabinghi) considèrent qu'il faut tuer l'oppresseur blanc, tous les rastas refusent de porter les armes. Comme l'explique Bongo-U, un guérisseur rasta de Montego Bay, "La violence est laissée à Jah. Seul Dieu a le droit de détruire". Les Rastas croient à la force spirituelle et au pouvoir des éléments : tremblement de terre, le tonnerre, l'éclair. Selon le précepte biblique, les Rastas s'interdisent de manger lorsque d'autres meurent de faim. Ils vivent en communauté, partageant leurs biens et s'échangeant des services.

    Au milieu des années 60, lorsque la violence connut de nouvelles flambées dans les ghettos de Kingston Ouest, la police et le gouvernement s'en prirent aux Rastas, brûlant leurs maisons et les mettant à la rue. Au plus fort de la répression, les forces de police détruisirent le quartier de Black o' wall, un endroit du bidonville où vivaient de nombreux rastas, dans des cabanes faites de bois et de tôle. A l'aube, alors que la population dormait, les policiers arrivèrent à la tête d'un convoi de bulldozers pour raser l'endroit. Dans la panique, beaucoup de femmes, d'enfants et d'hommes furent blessés et nombreux furent arrêtés. Ces épisodes inspirèrent un grand nombre de reggaemen, qui trouvaient là matière à actualiser leur combat contre l'oppression, contre l'injustice et contre Babylone, ancrant le reggae dans une réalité politique, géographique et sociale particulièrement passionnée.

    Naturellement, la répression dont était victime le mouvement rasta, loin de l'affaiblir, renforçait sa popularité. Ses effectifs continuèrent d'augmenter tandis que le style rasta imprégnait désormais toute la société jamaïcaine. A l'étroit dans les villes, les Rastas historiques encouragèrent bientôt les jeunes à développer des communautés à la campagne, loin du "shitstem" (= système de merde). Les Rastas ont une culture de l'autonomie, fondée sur la pêche, la culture et l'artisanat. Cet appel à déserter Babylone se traduisit par une profusion artistique, les peintres, les sculpteurs sur bois et tous les autres Rastas doués d'un quelconque talent se mettant à transformer de nombreux endroits de l'île – à commencer par Kingston – en un lieu d'exposition et de méditation autour d'objets et de compositions de toutes sortes. Ce dynamisme culturel attire aujourd'hui un grand nombre de touristes sur l'île. Néanmoins, le principal impact de ce mouvement concerne le reggae, vers lequel affluèrent un grand nombre de jeunes dés½uvrés, auparavant engagés dans des bandes et cherchant désormais à gagner leur vie et à développer leur talent dans la musique. Un type comme Dillinger est représentatif de cette mouvance des "rude boys" transformés en reggaeman – certes survolté – par l'influence des communautés rastas.

    En 72, durant les mois qui précédèrent les élections, le Premier Ministre Hugh Shearer, leader du Jamaican Labour Party, décide d'interdire la diffusion des chansons rastas à la radio. Ces efforts étaient dérisoires, le reggae étant partout dans l'île, un marché noir très animé s'étant même développé à l'occasion de cette interdiction. Le JLP fut d'ailleurs défait cette année là, tandis que Michael Manley, leader du People's National Party, devenait Premier Ministre. Bien que Marley se défendait de faire de la politique ("Me no sing politics, me sing bout freedom"), il devint de facto une force électorale avec laquelle il fallait compter. Les deux camps eurent l'occasion de le récupérer (en le citant) ou de le poursuivre en justice.



    Comme les Rastas sont en contact direct avec Dieu – ils lisent au moins un chapitre de la Bible chaque jour – ils n'ont pas besoin d'intermédiaires. De là le rejet de tous les systèmes, qu'ils soient politiques, commerciaux ou administratifs. De même, le mouvement ne peut pas avoir de clergé ni de leader.
En 72, alors que les Wailers travaillent sur une musique de film pour Nash en Angleterre, celui-ci les laisse en plan, partant aux États-Unis pour la promo d’un de ses disques. Les Wailers sont au bout du rouleau : Peter et Bunny ne supportent plus la grisaille londonienne, et veulent rentrer au pays. Déprimés et fauchés, les Wailers sont au point de rupture, lorsque Bob décide d’aller voir Chris Blackwell, le patron d’Island, une toute jeune maison de disque. Fils d’une famille de planteurs jamaïcains, élevé sur l'île et fan de ses musiques populaires, Blackwell connaît évidemment les Wailers. Il les engage, leur concède une avance et se montre pressé d’entamer une collaboration prometteuse.

    Bob Marley et les Wailers éditeront une dizaine d’albums chez Island. Tous furent disques d’or (500 000 albums vendus) en Europe et au Canada. Deux furent disques d’or aux États-Unis (Rastaman Vibration et Uprising).

Par Gismo6080 - Publié dans : Biographies
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Samedi 17 décembre 2005
B

BABYLON :
Babylon symbolise le système idéologique occidental passé et présent : la domination coloniale et raciale, les magouilles politicardes, le flicage, l'église de Rome (la papauté romaine est perçue comme l'incarnation du diable), le travail (pour certains, il ne serait qu'une forme relookée d'esclavage), la propriété, ... Aux yeux des rastas Babylone doit tomber.

BAD BOY :
C'est le dur, le mauvais garçon qui n'hésite pas à faire usage des armes à feu.Le bad boy représente le rebelle, celui qui ne s'en laisse pas compter et qui veut en finir avec la misère mais qui, n'ayant pas de conscience de classe, exerce la terreur et son manque d'humanité contre les siens, d'où sa condamnation par la majorité des morceaux parlant d'eux ou des guns.

BADNESS :
C'est le comportement d'un délinquant, la violence gratuite.

BATTY MAN :
Voici donc la personne plus honnie ou haïe de Jamaïque : l'homosexuel masculin. Sa condamnation est avant tout due au moralisme religieux, qu'il soit issu du christianisme des colons ou du rastafarisme, mais également à la représentation du rôle de l'homme dans les cultures africaines. L'apparition du SIDA n'a fait qu'accroître cette haine puisque le batty man est considéré en Jamaïque comme la cause du virus et de sa propagation dans l'île. Pour n'importe quel DJ yardie, il est la cible privilégiée de ses lyrics (ce qui met à tous les coups le public, hommes et femmes, en transe) et ......de son arme à feu ! Toutefois les lesbiennes (lesbians) ne sont pas épargnées. Ce jugement s'est généralisé puisqu' à l'écoute des cassetes de sounds jamaïcains, on a pu constaté que dans les paroles clash le sound boy était souvent traité de batty man, en opposition au coxman sound (dans le sens : le sound de celui qui en a) qui évidemment, est le champion.

BATTY RIDER :
Indubitablement, c'est le néologisme le plus employé dans les paroles au début des années 90. Il s'agit en fait du cuissard de cycliste que portent les Jamaïcaines dans les dance halls, les rendant tellement plus sexy aux yeux des hommes.

BOMPA : fesses

BOOGLE : riddim hardcore

BOO YAKA :
Onomatopée toujours en usage décrivant le bruit des armes à feu. Equivalents : Pam pam, Blam blam, Pram pram, Po pow, Racataclac

BOUNTY:
A l'image de la barre chocolater noir a l'extérieur et blanc a l'interieur, le bounty est un noir qui renie sa culture et ses origines...

BOW CAT :
Il n'a rien à envier au batty man car il est également la cible de nombreux DJ's, même si c'est depuis moins longtemps. En fait, il s'agit de la personne qui pratique le cunniligus. Néanmoins, il faut se méfier de la condamnation moraliste de cette pratique sexuelle, et souvent de l'hypocrisie qui l'accompagne, puisqu'il n'est en aucun cas possible de vérifier ce que les jamaïcains trouvent bon de faire dans les moments intimes !

BUMBOCLAT :
Considéré comme une injure puissante, bumboclat se refere etymologiquement au manque d'hygiene d'une personne. (signifie litteralement : torchon pour les fesses ) .de nos jours elle est utilisé d'une manière differente et est devenu l'insulte supreme jamaicaine.

BUN : bruler

C

COPYKAT :
Nom tiré du mot anglais copycat, donné aux fameux imitateurs ou doublons d'artistes reconnus. Se dit également pour toute personne qui imite quelqu'un d'autre, sans apporter une quelconque originalité ou personnalité dans sa pratique. Synonyme : carbon copy.

CHAKA CHAKA :
En desordre, basard , bordelik

CHICHIMAN : homosexuel

CUYAH : regarde ici
 
D

DANCEHALL :
C'est le lieu où se produit le Sound System, où les gens peuvent danser, mais différent d'un club ou d'une boite de nuit puisque se déroulant en plein air, en Jamaique du moins. Le phénomène des dance halls a commencé dans les années 50 et n'a jamais quitté le Reggae.
Se dit également de la musique jouée dans ces endroits (destinée priotirai ment à faire danser); son énorme popularité confirme qu'elle contrôle le Reggae actuellement

DAWTA: En patois yardie, cela désigne une femme, une fille.

DIS - TO DIS :
Abréviation du verbe to disrepect qui signifie manquer de respect, chercher des problèmes, créer des embrouilles ou encore perturber la soirée. Ex : To dis de programme.
A ne pas confondre avec dis adjectif démonstratif (ce, cet, cette) ou pronom démonstratif (celui, celle, ceux, celles) suivi de yah one. EX : Dis yah one a pure killer.
Le pronom démonstratif dis a aussi le sens de ceci. Ex : talkin' bout dis, talkin' bout dat.

DUB :
On le confond généralement avec la version mais il s'agit, en fait, d'une version instrumentale du riddim à laquelle un grand nombre d'effets (écho, réverbération, phasing, compressions...)est ajouté. Le dub, inventé par King Tubby dans les années 70, a permis à plusieurs ingénieurs du son d'exprimer leurs conceptions musicales et est devenu un genre à part entière du Reggae; on peut même dire qu'il est devenu un genre musical à lui tout seul (Cf le techno dub anglais).

DJ : disk jokey, personne qui anime dans les boites de nuit

F

FAST STYLE :
Nom d'un style de toast à débit très rapide. Crée en 1983 par Peter King avec le "Me neat me sweet" pour le sound system Saxon, ce fut la première fois dans l'histoire du reggae - au sens strict - qu'une innovation venant de Londres fut reprise dans la musique jamaïcaine. En Angleterre, les MC's Asher Senaotor, Papa Levi, Smiley Culture, Tippa Irie, Daddy Colonel et d'autres dévelopèrent ce style et lui donnèrent ses lettres de noblesse tandis que les DJ's Peter Metro, Papa San, Welton Irie et Daddy Freddy exprimèrent sa version yardie. Au début, le fast style suivit la construction classique d'un toast - débit à la même vitesse que le tempo - pour s'accélérer vers le milieu du morceau et donner une vitesse double, par rapport à la rythmique, au débit verbal double chat. Ensuite, la vitesse d'élocution grisant les DJ 's, ce doublement de vitesse fut pratiqué dès le début du toast; certains rajoutant même une répétition de quelques mots ou syllabes (bubble) afin de corser la prouesse et de créer une plus grande exitation dans le public. Après avoir acquis une popularité à travers le monde, ce style fut délaissé par les Jamaïcains - à l'exeption de Papa San - au profit du "horseman style". Il est néanmoins perpétué en GB, notamment par Daddy Freddy qui y émigra (avant de revenir en JA en 95), et reste la principale source d'influence actuelle des DJ's de ragga hip-hop; ceux-ci ne l'exerçant que pour des gimmicks. Morceau relatant l'histoire du fast style : Fast Style Originitation (Asher Senator); DJ le plus rapide : Daddy Freddy (il est enregistré au Guiness Book Of Records).

G

GAL, GYAL
Ce terme jamaicain signifie fille.

GIMME : give me (donne moi)

GUN SALUTE :
Ce sont les coups de feu tirés en l'air par les personnes armées dans les dance halls, afin de manifester leur joie quand une intro ou un morceau est jugé excellent. Une telle force généralement le selector à faire un pull up. A noter que depuis 4 à 5 ans cette pratique a diminuée suite à la pression policière.
 
H

HORSEMAN :
Se dit d'un DJ qui possède un débit rapide - mais seulement un peu plus rapide que le riddim (à ne pas confondre avec le fast style) - et fluide, délivré continuellement tel un cheval au galop. Il est généralement mixé d'une manière cadencée, mais pas forcément, afin d'augmenter encore le tempo.... et l'ambience !! On dit d'un tel DJ qu'il chevauche le riddim (ou la version) - en patois ride de riddim. La tradition horseman a commencé en JA avec Lord Sassafrass puis a été perpétuée par General Worries et, par General TK ou feu Dirtsman(c'était le frère de papa san).

I

I-DREN :
enfants rastas ou « frères ».

INFORMER :
L'informateur est l'ennemi juré du bad boy puisqu'il va s'empresser de raconter aux autorités policières et militaires les agissements illégaux et autres "débrouillardises"(hustling) de ce dernier. Si l'on en croit les propos des bad boys, le sort de l'informer sera vite réglé : un chargeur dans le corps! Le thème de l'informer est apparu dans les lyrics vers le début des années 80 pour s'estomper avant de réapparaître en force depuis 1991.

INNA : dans

IRIE : cool, super, heureux

J

JA, JAM-DOWN : Jamaique

JAH :
C'est le nom donné par les rastas à leur Dieu. Ce terme vient sans doute de la contraction de Jéhovah ou de YAHVÉ. L'empereur Haïlé Sélassié 1 est "Jah Rastafari", le "Black Living God". Cette position doctrinale n'est toutefois pas partagée par tous. Certains rastas opèrent une distinction entre Jah (Dieu) et Haïlé Sélassié (le Christ). ps : si des rasta passe par là, il peuvent donner plus d'info si ils le souhaitent.

JINGLE : un artiste big up en chantant pour une durée de 10 secondes.

JOOK : trouer ,percer (dans tt lé sens du terme lol)

JUGGLING :
Nom de la technique appliquée par presque tous les selectors actuellement. Lancé vers le milieu des années 80 par le sound system Stone Love, le juggling consiste en un diffusion rapide des disques en enchaînant les morceaux les uns aux autres; sur la base d'un même artiste sur différents riddims ou d'un même riddim avec plusieurs artistes. La succession des morceaux est régie par une continuité rythmique (dans le tempo) ou de sens au niveau des paroles (les mots ne sont pas coupés en plein milieu); cette dernière poussant parfois les selectors, notamment lors des clashes, à ne jouer un disque que pour une phrase qui renforcera la signification et la direction prises par eux. Le juggling s'effectue avec soit des disques, soit des dubplates, soit la combinaison des deux, et nécessite, bien sûr, dans tous les cas l'usage de deux platines disques. Il n'est pas sans rappelé, mais executé en direct, les megamixes faits sur vinyle et trouve quelques antécédents dans la musique jamaïcaine au cours des années 50 en la pratique - employée par le sound system V Rocket - nommé double changer; celle-ci utilisant déjà deux platines afin que la musique soit joué sans un seul arrêt.

L

LABBA LABBA :
Expression qualifiant les personnes trop bavardes qui parlent à tort et à travers en colportant les rumeurs, les fausses nouvelles ou les calomnies. Synonymes : chatty chatty mouth(verbe : chat chat)

LIGHTER :
Comme en anglais, c'est le briquet. Mais à l'écoute des cassettes live de sounds et de disques en 1993, on a pu remarquer qu'au cours des animations ou des toasts revenaient de plus en plus souvent les expressions Flash (up) your lighter ou même tout simplement Lighter. En fait; il s'agit d'exhortations afin que le public se manifeste en allumant son briquet en l'air lorsqu'il juge une intro, un morceau ou un special excellent. A l'extrème opposé d'un quelconque revival baba, cette manifestation d'approbation - ou de satisfaction - a remplacé les gun salute dans les dance halls jamaïcains à cause de l'accumulation de la violence dans l'île et de sa répression non moins brutale; ce qu'a parfaitement analysé le regretté Panhead dans un de ses derniers titres : "Put Up Lighter".

LYRICS : texte de chanson

M

MASH UP : détruire

MC :
C'est l'appellation anglaise du DJ.C'est également celuiqui assure l'animation au micro, sans pour autant assurer d'authentiques lyrics.

O

OLD PAN SOUND :
Littéralement, c'est le sound de vieilles casserole, celui a un son de vieille casserole : pas suffisamment de basses (ou des basses pas assez massives), mauvais réglage des médiums et des aigus, puissance trop faible. Cette expression est employée dans toutes les clash pour signifier que l'adversaire est nul, ses selections mauvaises et, évidemment, les personnes qui s'occupent de se sound ne sont que des sound boys. La solution généralement préconisée pour eux est de revendre tout leur matériel et de ne plus s'occuper du tout de clash ou de reggae. Synonymes : drum pan sound, dibby dibby sound, tin pan sound, zinc pan sound

OPERATOR :
L'operator d'un Sound System est quelqu'un de très important puisque c'est lui qui s'occupe du son, mixe les morceaux en direct pour les DJ's ou les chanteurs en coupant la musique puis en la remettant, en ajoutant les échos et réverbérations au bon moment et suivant telle ou telle voix. Tout cela dans le rythme, bien sûr! Il y a quelques années encore, l'operator et le selector n'étaient qu'une seule et même personne, mais de nos jours(qulité du son oblige ) ce sont deux personnes diffèrentes qui doivent se compléter harmonieusement

P

PEPPER POT :Littéralement le pot à piment, il s'agit en fait d'une des très nombreuses appellations du sexe de la femme. S'accompagne généralement, pour la rime, de son égale : tender spot.

POSSE :
(prononcer "possi") C'est la bande de fans inconditionnels d'un Sound System dont ils suivent généralement tous les déplacements. Ce sont, la plupart du temps, des gens d'un même quartier(particulièrement en JA) qui se réunissent autour d'un Sound - ou ont participé à sa création - et ont leurs signes de ralliement par des façons similaires de s'habiller ou de danser. Les membres du Posse aident à l'installation du Sound et, parfois, certains d'entre eux prennent le micro. Le posse a aussi un rôle d'ange gardien du Sound au cas où d'autres posse viendraient l'attaquer. Au début, le posse n'avait rien à voir avec un gang mais, avec l'extension de la violence, des gangs forment aussi les les posse des Sound Systems.

PULL UP :
Lorsqu'une sélection jouée dans un sound-system rencontre un succès bruyant, le sélecteur effectue un pull-up, il lève le bras de la platine et remet le même morceau au début. Il peut aussi faire un rewind ou un come again, c';est à dire faire revenir le titre au début sans relever le bras.

PUM PUM : sexe féminin

PUNANY :
Certainement le mot le plus suggestif, et un des plus employés dans le reggae, puisque c'est le sexe de la femme. Son utilisation date de 1987 d'après le fameux, et immortel maintenant, morceau d'Admiral Bailey; même s'il semble que le mot ait éteé créé auparavant. La sensualité et la séxualité ayant toujours été présen tes dans la musique jamaïcaine, plusieurs noms ou surnoms imagés ont désignés cet endroit : pum pum, pussy, jeggae, the pot - ces mots, surtout les deux premiers, étant employés dans les 60's et les 70's - fishy, punny, punash, grave, parmi quelques autres.
Nom donné au riddim du morceau cité plus haut, et qui est devenu un véritable classique des dance halls : aucun sound en JA ne se déroule sans qu'un disque ou un special ne soit joué sur ce riddim.

PUSSY : sexe féminin

R


RAGGAMUFFIN :
C'est sans doute le mot le plus falsifié, ou mal employé, du patois jamaïcain. Sa caractéristique essentielle, valable cependant pour d'autres mots, réside dans le changement de sens qu'il a subi au fil du temps. Venant de rag (hardes, haillons) et de muff (empoté, bon à rien) - néanmoins la liaison éthymologique avec le mot Reggae est trop incertaine pour assurer une quelconque filiation entre les deux - ragamuffin , selon l'orthographe dumot anglais, signifie littéralement va-nu-pieds et pour les Jamaïcains, il a tout d'abord qualifié le vaurien ainsi que celui qui n'a pas grand chose dans la tête; son emploi était donc péjoratif. Pour cette raison, on ne trouve guère sa trace dans les paroles des anciennes chansons jamaïcaines (Si ce n'est "Ragga Muffin" de Jah Stitch en 1975). Il faudra attendre la fin des années 70, et surtout le début des années 80, pour que ce mot fasse surface mais avec un nouveau sens. Dans un renversement du négatif, raggamuffin désigne une personne issue des classes sociales pauvres qui veut s'en extirper sans compromission ni trahison, à force de petits boulots et autres débrouillardises; ce comportement, ou style de vie, allant de pair avec la correction, l'honnêteté, une rigueur morale mais non moralisatrice, la détermination, le respect et l'entr'aide. Diminutif : Ragga. C'est maintenant le seul sens de ce mot et définitivement, il est impropre de l'utiliser pour désigner une musique. L'étiquette "raggamuffin" ou "ragga" a été apposée vers 1989-90 par les distributeurs et autres représentants en tant qu'appellation publicitaire (que les journalistes ont vite repris à leur compte) afin de vendre ce qui, finalement, n'est rien d'autre que du reggae digital.

RIDDIM :
C'est la construction rythmique de base d'un morceau, essentiellement axée sur la combinaison basse/batterie et surtout la ligne de basse. Autour de celle-ci s'articulent ensuite la rythmique(guitare, claviers, cuivres,....) et en dernier seulement la voix. Le Reggae se caractérise par les multiples reprises d'un Riddim, seuls changent les arrangements rythmiques, les partitions vocales et le son du producteur. En général, on donne au Riddim le nom du morceau original (à savoir le premier) fait sur celui-ci ou du morceau qui a eu le plus de succeès. Le Riddim le plus utilisé dans le Reggae : Real Rock (Soul Vendors - 1968). Le premier Riddim Digital : Under Me Sleng Teng (Wayne Smith - 1985).

ROOTS :
Evidement, ce sont les racines. Se dit de la musique ou des paroles qui s'inspirent du côté traditionnel, d'une pensée religieuse ou philosophique et qui essayent d'éveiller la conscience des auditeurs. Expression courante : roots and culture. Ce genre est indépendant du soutien rythmique (il éxiste du roots digital et correspond plutôt à un état d'esprit. Toutefois il y a des paroles parlant de réalité (reality lyrics) qui ne peuvent pas être classifiées Roots. L'apogée de la musique roots se situe entre 1972 et 1982, bien qu'il y ai actuellement un fort revival roots en Angleterre.

RUFF NECK :
qui ne se laisse pas faire, s'écrit aussi roughneck.
 
S

SELECTOR :
La personne centrale du Sound System puisque c'est lui qui choisit les morceaux et les disques pour créer la meilleure ambiance. Il est perpétuellement àla recherche de nouveautés afin de les avoir avant tout le monde, pour que son Sound en ait l'exclusivité. De même, il faut qu'il possède un bon feeling pour savoir quel est le morceau qui correspondra le mieux aux qualités de tel ou tel chanteur ou DJ, celui qui chauffera la salle à blanc ou, à l'inverse, l'endormira définitivement. C'est aussi lui qui lève le bras de la platine (un pull up) quand le DJ ou le public le demande pour remettre le morceau au début (un come again ou un rewind) ou pour mettre la version afin que le DJ puisse toaster; le tout très habilement et rapidement.

SINGER : (ou singa) chanteur

SING JAY :
Qualifie un chanteur qui délivre sa mélodie de chant d'une manière rapide, en la cadençant comme un toast, quand il ne reprend pas certaines expressions de DJ. Un des premiers sing jay's : Johnny Osbourne. Autres artistes du genre Little John, et actuellement, Sizzla ou Anthony B.

SKETTLE ou SKETEL ou SKETELL:
Ce mot a fait son entrée, très remarquée, autour de 1995 dans le vocabulaire jamaïcain, au vu du nombre de disques le comprenant soit dans le titre, soit dans le thème. Il désigne la baratineuse, celle à qui l'on ne peut faire confiance à cause de sa vantardise ou de ses mensonges; c'est donc forcément une fille à problèmes et son nom rime souvent avec jezzebel ou go to hell. Signifie egalement une fille facile.

SLACKNESS :
Nom donné aux paroles de cul, genre X quoique mêlées d'un certain humour. Bien que ce genre soit décrié par certains, il est fort apprécié dans les dance halls et surtout par le public féminin, contrairement à ce que l'on pourrait penser. De tous temps, les paroles grivoises ont fait partie du patrimoine jamaïcain (par éxemple : "Pussy Galore" de Lee PERRY ou "Wreck A Pum Pum" de Lord CREATOR) mais sa poussée sur le devant de la scène est due à Yellowman, héritage que maintient Shabba Ranks.

SOUND BOY :
Au sens strict, il s'agit du petit garçon du sound - l'adulte étant le sound man - qui ne vaut pas grand chose puisque, quoiq'il fasse, il le fait mal : s'il est operator, le son est mauvais et s'il est selector, il ne connait pas les riddims, passe les selections n'importe comment et ses dubplates sont médiocres. Globalement, il ne sait pas rendre la dance vivante. C'est sans aucun doute l'injure la plus usitée dans les paroles clash, à laquelle sont souvent associées les épithètes dibby dibby ou idiot; ces dernières années l'insulte était poussée plus loin en traitant de sound boy de batty man.

SOUND SYSTEM :
Il s'agit d'une sono mobile ou discothèque ambulante avec une forte amplification et dans laquelle le chanteur ou le DJ intervient sur la version instrumentale du disque. Les premiers sound systems sont apparus à la fin des années 40. Un sound system est composé d'un selector, d'un operator et de plusieurs DJ et chanteurs. Pour le matériel, il dispose d'une ou deux platines, de plusieurs amplificateurs (la puissance du son est très importante et un bon sound system ne joue pas à moins de 10 Kw), équaliseurs, compresseurs, chambres d'échos, boites à sons et de haut-parleurs géants (boxes . Un sound system est jugé bon selon : la puissance et la qualité du son, la qualité des selections et dubplates. Le sound est certainement le phénomène le plus authentique de la musique jamaïcaine, puisque venant tout droit du ghetto. Sa popularité est devenue internationale. Bien que typiquement jamaïcain, le sound a été repris par d'autres musiques (rap,funk,soul ou techno). 

SUFFERER : pauvre, personne qui lutte pour survivre.

T

TEGEREG :
C'est l'expert, le connaisseur, celui qui maitrise le sujet. Majoritairement, ce mot revient dans les paroles slackness à travers l'expression punany tegereg.

TIGHTUS ou TITUS:
Qualificatif désignant les radins, immortalisé par le morceau du même nom de Captain Barkey en 1989.

TOASTER : chanteur très rapide

V

VERSION :
La version instrumentale d'un morceau, où le mixage met en avant les instruments avec quelques effets -mais nettement moins que dans le dub- par éxemple les "trous de basse". Les versions sont apparues au milieu des années 60 avec le Rocksteady quand le chanteur ou un musicien oubliait de venir !! A l'époque, cela s'appelait les "riddims solos"(solo de rythme). Puis les poducteurs en ont fait de plus en plus (un 7" ou 45 T jamaïcain est constitué d'une face vocale et d'une face version) car, outre l'attraction qu'elle exerçait sur le public, pas besoin de payer une seconde fois les musiciens ou l'artiste !! C'est sur les versions que le DJ ou le chanteur improvise ou interprète en direct dans le sound system. Par extension, on a appelé la version dub ou part 2 pour faciliter la tâche.

W

WICKED : méchant

WILD : terme jamaicain signifie bouger.

WOLF : loup en anglais. Pour les rastas un wolf est un faux rastas, un imposteur qui se pare des attribues rasta (dreadlocks) sans adhérer à sa philosophie.

 
YARDIE : Au départ, terme définissant les Jamaïquains qui émigraient. Maintenant il désigne ceux qui habitent l'île.


Z

ZION : Zion (Sion) est la terre promise, le paradis perdu : l'Afrique

Par Gismo6080 - Publié dans : Le Guide du Rasta
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