Texte libre

 


Ben bienvenue sur mon blog ...

Voici mon hommage au reggae ...

J'espère que tu passeras un bon moment à feuilleter (enfin facon de parler ) les quelques pages de ce blog !! Alors bonne visite

Et n'hésites pas à lacher des comm .... c'est fait pour ca.

Bless

Si tu veux m'écrire tu clik :)




N.B : Je n'ai pas la prétention d'avoir écrit tous les articles, Il s'agit pour moi de faire de ce blog un mémoire de mes recherches sur le reggae et la culture Rasta et que j'essaie de faire partager.

JAH bless

Mardi 22 août 2006
The Harder They Come
Henzell Perry; Jamaïque; 1972

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Film culte pour certains, monument historique pour d'autres, The Harder They Come de Perry Henzell demeure selon plusieurs le seul véritable classique du cinéma jamaïquain. Toutefois, le film d'Henzell pris tel qu'il est n'est pas le plus divertissant ou le plus réussi de tous les temps, loin de là. En fait, si l'on oublie le contexte politique difficile duquel il est né, The Harder They Come est un film terriblement mal réalisé au scénario maladroit qui s'étire inutilement. Il n'en demeure pas moins qu'il se dégage de ce film d'un amateurisme parfois éprouvant une authenticité remarquable, un désir réel de présenter les conditions de vie misérables d'un peuple doublé d'un violent appel à la révolte face à l'oppression.


Ivanhoe Martin, jeune paysan jamaïcain rêve de devenir une star du reggae. Il écrit des chansons et s’installe à Kingston. Arnaqué par les tout-puissants producteurs, il goûte au commerce de la marihuana où les règles sont les mêmes: le gros butin est pour les puissants. Il se transforme en desperado et se bat seul contre les pourris de tout bord. Sa figure deviendra celle d’un héros populaire à la Jamaïque et ailleurs.
Ce film est d’abord un document unique sur la naissance du mouvement reggae, porté par une bande originale exceptionnelle. Mais son impact tient surtout au fait que Perry Henzell montre avec une authenticité poignante la condition de son peuple, alors qu’un climat de tension sociale extrême régnait à l’époque en Jamaïque. Ivanhoe Martin, interprété par Jimmy Cliff, devint une sorte de martyr d’un système inhumain, et l’oeuvre de Perry Henzell fut perçue comme un puissant appel à la révolte.


The Harder They Come demeure sympathique malgré l'incompétence technique dont il est victime. Le film mérite sans aucun doute d'être vu par les passionnés d'histoire du cinéma, ne serait-ce que pour son influence sur des oeuvres aussi récentes que Cidade de Deus, et les férus de reggae et autres maniaques de culture jamaïquaine y trouveront fort probablement leur compte; mais The Harder They Come demeure un film dont la valeur théorique dépasse la valeur réelle, une oeuvre dont les accomplissements cinématographiques sont surclassées par les ambitions, tout de même remarquables, et les intentions fort louables.



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1h40 couleur
¤Titre: The Harder They Come , Tout, tout de suite (Francais), Es kommt noch schlimmer (Allemand)
¤Interprétation : Jimmy Cliff, Carl Bradshaw, Prince Buster, Basil Keane, Janet Barkley, Derek Harriot, Winston Stona, Desmond Dekker, Yvonne Jones, Bobby Charlton
¤Musique : Jimmy Cliff, Desmond Dekker, Brent Dowe, Trevor McNaughton, The Slickers
¤Distribution : Archéo Pictures
¤Prix obtenu : Prix du Jeune Cinéma, Festival de Venise, 1973

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Info:
....+ L'album "The harder they come" tiré du film du même nom est l'un des albums reggae les plus vendus au monde.
....+ C’est aussi grâce à ce film que le reggae s’est fait connaître dans le monde.
....+ Jimmy Cliff à été découvert au grand public grace a ce film
Par Lacrimosa to parano - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Vendredi 18 août 2006

Un petit lien pour constater tout le discrédit jeter sur la reggae music par un des plus grands de la presse quotidienne.

L'article en question ici

Bravo pour les clichés!!! Dans un journal comme Le Monde en plus, c'est pathétique !


"Le reggae est très sexy
...
le rasta est un mystique américain qui regarde vers l'Afrique de l'Est
...
Comment écoute-t-on du reggae à Kyoto ou à Brive-la-Gaillarde ? En fumant des joints."


C'est consternant!

Vos avis ?

Par Gismo - Publié dans : NEWS
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Vendredi 18 août 2006
Un Nouvel essor roots/new roots….

Dans l'archipel des Petites Antilles partagé entre la Grande Bretagne et les Etats-Unis, au Sud de Porto Rico, trois îles forment les Iles Vierges Américaines. Ste Croix, St Thomas et St Jean. Leur activité économique principale c'est le tourisme : on y fait escale lors de croisières. Environ deux millions de touristes s'y rendent chaque année. La musique qu’ils peuvent y entendre varie du Hip Hop au R&B mais aussi le calypso et le gospel. Depuis quelques temps une vibration nouvelle, forte et combattante se développe aux Iles Vierges, et plus particulièrement à Ste Croix.

Une vibration qui nous rappelle étrangement celle qui animait les rebellions jamaïquaines… En effet, Ste croix à été, elle aussi, victime de colonisations multiples ; la Hollande, l'Espagne, la Grande Bretagne, Malte, la France, le Danemark et enfin les Etats-Unis.
Des personnages historiques se sont aussi battus contre l’esclavage de la population noire, certains ont un lien direct avec la Jamaïque (Edward Wilmot Blyden, ami de Marcus Garvey). Comme en Jamaïque, il est parlé, dans l’archipel, un patois français-anglais-hollandais, bref un petit mélange du aux anciennes colonisations.

Cependant, aux alentours des années 80, alors que la Jamaïque pleure encore Bob Marley et se détourne du reggae, aux îles vierge on assiste à la formation de groupes tels que Inner Vision ou Midnite. La scène reggae se développe considérablement. L’activité artistique locale rappelle, encore une fois, Jamaïqua quelques années plus tôt.

Le son produit à Ste Croix est de très bonne qualité, les styles sont plutôt variés ; du roots, du rockers, du stepper, du one drop, quelques incursions aussi dans le dancehall et le new roots… Chaque artiste à sa spécialité ce qui rend la scène d’autant plus variée. Les chanteurs et musiciens prônent un reggae profond, sincère. Leur attachement à la foi Rasta leur vaut des textes purement conscious et spirituels. Les femmes ont aussi leur place à Ste Croix avec Dezarie, Mada Nile, ou encore Sistah Joyce. (^_^)

Longtemps resté en studio, le reggae de Ste Croix ne devrait pas tarder à s’exporter internationalement, lors du dernier Ja’sound par exemple ; Bambu station était de la partie.
Déjà sur le net, on peut écouter les cd made in Us Virgin Island, here or here

;) One love !
Bless up people!
Par Nutz to Parano - Publié dans : Culture Reggae
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Vendredi 18 août 2006
Aujourd'hui je viens vous parlé d'un bouqun.
Oui oui,un auteur,qui ecrit sur le mouvement rasta.!

commençons par:

"Introduction Au Mouvement Rastafarai" de Boris Lutanie.
Ce livre raconte l'histoire des premiers rastafariens en nous donnant les bases essentielles pour nous sortir la tête des clichés du dreadlokeux qui fume sont félon sur fond de reggae.
En effet Boris Lutanie maitrise le sujet.Il anime la rubrique Rastalogie dans le magasine "ragga".Il a aussi travaillé pour "Radikal","Groove" ou encore "watch dis".
Parus en 1999 aux editions du chat noir :D,malheureusement épuisé ,bien que rééditer pas mal de fois :(

un autre livre?:

"JAH RASTAFARI,Abécédaire du Mouvement Rasta" toujours aux editions du Chat Noir.
Celui ci,traite toujours du mouvement rasta,mais est bien plus complet que son prédécésseur,introduction au mouvement rasta.Sous forme d'un abécédaire,allant de Zion a Nyabinghi.
Il nous explique par exemple le port des dreads,le besoin de retour perpetuel sur la terre d'Afrique ou encore qui était le grand Haïlé Sélassié I.

un petit extrait de celui ci:

"Le Retour en Afrique est la pierre angulaire du mouvement Rastafari. L'espoir de quitter un jour prochain (« soon come ») le lieu d’exil pour la Terre-Mère est indissolublement lié à l’émergence de ce courant et demeure à ce jour un enjeu fondamental : « Repatriation is a must ! » L’idée du retour est bien antérieure aux revendications des rastas. En 1816, Paul Cuffee parvient à rapatrier trente huit esclaves en Sierra Leone. L’année suivante, l’ACS (American Colonization Society) propose à quelques afro-américains affranchis de retourner sur la terre ancestrale. Le bilan d’une telle opération se révèle toutefois partiel et controversé. Figure de proue du « Back to Africa movement », Marcus Garvey inaugure en 1919 une flotte maritime (Black Star Line Steamship Corporation) destinée à rapatrier la population noire sur le continent originel : « Nous retournons chez nous en Afrique pour en faire la grande république noire. » Accusé de sombrer dans le séparatisme et le « sentimentalisme géographique » par les partisans d’une intégration des citoyens noirs dans la société américaine, Garvey doit par ailleurs faire face aux complots judiciaires montés par le FBI. Les rêves du Moïse noir ne verront jamais le jour."

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage en adressant un chèque de 13.50 euros (12 euros l'exemplaire + 1.50 de frais de port) à l'ordre du Chat Noir Editeur.
Adresse : 58, rue des mille bosses
86000 Poitiers
Par Ouille to Parano - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Mardi 15 août 2006

" In the begening there was the Word and the Word was Jah the Almighty. " Ces lyrics des Cimarons démontrent, s'il en était besoin, la fascination des rastas pour le langage. Au commencement était le Verbe… Les rastafariens s'inscrivent pleinement dans cette vision biblique du Verbe Créateur relatée dans la Génèse. " Wordsound is Power " profère inlassablement les aînés spirituels (elders) du culte Rastafari.
Pour la confrérie " Ethiopian Zion Coptic Church ", le Verbe Originel fait partie intégrante de leur Sainte Trinité au même titre que l'Herbe et l'Homme. Longtemps persécutée et marginalisée, la communauté rasta s'est dotée de multiples codes distinctifs : vestimentaires, capillaires, rituels, musicaux, marquant par là une appartenance communautaire. Dans cette même perspective, est progressivement apparue la langue rasta que l'on nomme sous divers termes : " Dread-Talk " ; " I-Lect " ; " Hallucigenic language" (sic) ou encore " Iyaric". Véritable cauchemar lexical pour les non-initiés, le langage rasta ne contribue certes pas à la paix des méninges... 
 

  Les raisons qui président à l'apparition de ce dialecte (ou sociolecte selon certains chercheurs) sont nombreuses. Les rastas considèrent, non sans  quelque raisons, que la langue anglaise constitue une arme de Babylone (le système politicopolicier) destinée à les maintenir dans une forme d'esclavage mental (" Emancipate yourself from mental slavery " dixit Bob Marley). A juste titre, ils s'estiment dépossédés de leur langue et en ce  sens, de leur culture. La création d'un langage rasta doit donc se comprendre comme une réponse à des siècles de désafricanisation et d'acculturation. " Rendez moi mon langage et ma culture ". Cette phrase scan-dée par Count Ossie & les Mystic Revelation of Rastafari témoigne bien d'une volonté de réappropriation culturelle. De fait, les rastas vont peu à peu s'affranchir de la langue officielle (instrument véhiculaire de l'idéologie coloniale) pour créer leur propre code linguistique. De ceux qui n'ont jamais voulu les comprendre, mieux vaut ne pas être compris…
  Au premier abord, il est vrai que la Rastalalie a de quoi surprendre. Les premiers journalistes occidentaux à interviewer Bob Marley éprouvaient les plus grandes difficultés à décrypter son phrasé ésotérique. Le langage rasta est émaillé de formules bibliques, de termes africanisants, de mots éthiopiens, de patois afrojamaïcain, de mots inconnus … Bref, pour le néophyte, le tout confine parfois à l'inintelligible. Cette rupture avec le langage imposé, donne lieu à un langage de la rupture. Ainsi, une foule de mots sont broyés par une prononciation hachée : " Them " (ils) se transforme en "Dem ", " Babylone " sera prononcé " Babilan " etc…
  D'autre part, la dimension symbolique de la langue occupe une place centrale chez les Rastas. Le recours quasi-systématique à la lettre-chiffre  I (par référence à Haïlé Sélassié I) envahit leur vocabulaire. Ils  substituent le plus souvent la première syllabe d'un mot à la lettre numérale I : " I-Tal " remplace " total " ou " vital ", " I-Ration " pour " vibration " ou " création ", " Ible " au lieu de " bible ", " Ises " pour "praises " (prières)…

Boris Lutanie

Par Gismo - Publié dans : Culture Reggae
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Mardi 15 août 2006

Le  25 avril 1939, Albert Chang a acheté le Pinnacle, un domaine abandonné au-dessus de Bog Walk (où il possède une épicerie).  Pourquoi l'homme d'affaires a-t-il acquis cette propriété?  Que peut-il bien vouloir en faire?  E n'y a d'eau que quelques mois par an, pas de route, peu de terres cultivables.  Le domaine est trop loin de Spanish Town pour espérer en faire un lotissement.  Il n'intéresse pour le moment que les ramasseurs de nisbem'es (un fruit) et les entrepreneurs qui s'y approvisionnent en pierres.  Chang a-t-il sauté sur l'affaire sans réfléchir, alléché par le prix - neuf cents livres pour cent cinquante hectares?  S'est-il fourvoyé dans ses calculs, ignorant l'absence d'eau?  Cela ne ressemble guère au prudent Chinois, un des hommes d'affaires les plus brillants de sa génération.  S'il a acheté le Pinnacle, c'est dans un but bien précis : il va le revendre à Howell pour mille deux cents livres, avec un bénéfice de quarante pour cent.

Howell verse à Albert Chang un acompte de huit cents livres.  D'où les tient-il ? En 1935, son père est mort et Leonard a hérité de terres.  Est-ce le prix de leur vente?  Ou bien a-t-U trouvé acquéreur pour ses perles fines, ou collecté assez d'argent auprès de ses adeptes, qui se comptent maintenant par milliers?
De son côté, Chang n'a pas pris un gros risque.  Tant que Howell ne lui verse pas les quatre cents livres restantes, il garde les titres de propriété.  Dans le pire des cas, il conservera l'acompte et récupérera le Pinnacle.  Dans le meilleur, il empochera un bénéfice de trois cents livres et s'assurera la clientèle exclusive de la communauté de Howell.  C'est un gros marché, il le sait : sans doute a-t-il fourni à HoweR les « quatre cent quatre-vingts assiettes chinoises en émail et les cent kilos de riz » qui ont été volés à Port Morant!  Les rastas, en échange, approvisionneront ses magasins en ignames et en fruits.  Comme plus tard son homonyme de Kensington Roa
d, Albert Chang se dit sans doute qu'il doit bien y avoir une façon de mettre les chômeurs au travail dans l'intérêt de tous - et le sien au passage.  C'est précisément ce que Howell lui propose.  Il fera du Pinnacle un temple du travail.

Dès que la nouvelle est connue, les adeptes ne tiennent plus en place.  E n'y a rien sur les nouvelles terres, pas une cabane, à peine un filet d'eau, mais on s'y précipite.  Plus d'impôts!  Plus de police!  Plus de politicards véreux!  Plus de voisins haineux, toujours à vous épier!  C'est presque la Terre promise.  En un tournemain, ils se sont construit des cabanes de branchages et ont commencé à labourer.  C'est le printemps, la source coule encore.  Tandis que germe le maïs, ils posent les fondations des premières bâtisses, des maisonnettes d'argile à toits de palme.  On défriche.  Avec le tronc des arbustes, on fait du charbon de bois que l'on va vendre en ville.  On tanne le cuir.  Un cordonnier monte un atelier à l'entrée du Pinnacle, où il fabrique des sandales à semelle de pneu, les power shoes, qui deviendront célèbres dans toute la Jamaïque (mais le cordonnier n'est pas rasta, insistent les adeptes).  Bientôt les familles arrivent de St Thomas ou de Clarendon - beaucoup de mères seules avec leurs enfants.  Elles ont tout vendu et viennent se placer sous la protection du Gong.  On tente même de cette façon les célibataires de la plaine: « Si tu vas là-haut, le Gong te donne une femme... Mais il faut bosser! »
Les débuts sont excitants. John Carradine, reporter au Gleaner, se rend au camp et fait de sa visite un compte-rendu passionné.  Il a saisi le rêve de l'histoire. « Nous menons, lui a dit Howell, une vie socialiste. » Le dimanche, lorsque le journaliste demande à assister au culte, le Gong lui rit au nez : « On est ici pour travailler! » S'il espérait de la couleur locale, le reporter en est pour son argent; mais c'est un esprit moderne, qui s'émerveille de l'efficacité du système.  En même temps, il étudie l'homme Howell, et ce qu'il voit le rend méfiant.
Nous voulions une photo et nous avions vu quelques hommes assis bras ballants.  S'adressant à l'un d'eux, Howell ordonna sur un ton peu cérémonieux : « Remets-moi tous ces tire-au
-flanc au travail! » Les hommes sautèrent sur leurs pieds et se remirent humblement à l'ouvrage. [... ]
E n'y a très évidemment qu'une voix au Pinnacle, et c'est celle de Howell.  Tout le monde l'appelle Gong.  Il m'a confié qu'il n'aimait pas qu'on l'appelle « Monsieur » et qu'il avait dispensé la population de ce genre de formalité.  Mais son souci d'égalité semble s'arrêter là.  Personne n'est autorisé à oublier qui est le patron. [... ]
L'amoureux de la démocratie dira, après une visite au Pinnacle : « Vive la démocratie ». Car la perte de liberté individuelle est le mal inévitable et nécessaire, la condition sine qua non des États socialistes avancés.  L'homme lui-même force l'admiration par son esprit d'initiative, sa force de caractère, son talent.  Mais gardons-nous de nous avancer quant à sa personnalité.  Ses gens?  Devons-nous les louer ou les condamner?  Et si nous laissions la réponse au temps.

Avec l'été, la source est presque tarie.  Il faut descendre deux kilomètres plus bas jusqu'au Rio Cobre pour se laver.  La nouvelle d'une Terre promise s'est répandue, et la foule des démunis afflue, de plus en plus pathétique.  Beaucoup d'enfants sont affaiblis par la malnutrition.  Le Gong doit nourrir tout ce monde en attendant la récolte.  Vingt cuisinières font bouillir chaque jour la farine de maïs pour cinq cents personnes, mais les provisions s'épuisent.  Des épidémies se déclarent.  En novembre, dix-neuf membres du Pinnacle débarquent à l'hôpital de Spanish Town; huit décèdent, les autres sont transférés à l'hospice.  Oedème, anémie, malnutrition... En janvier 194 1, les services de santé envoient des inspecteurs, qui rendentcompte de conditions de vie très rudimentaires : il pleut dans les cabanes, les lits ne sont que des bat-flanc de bâtons juxtaposés, les latrines sont insalubres.  Mais au lieu de s'interroger sur la manière dont ils pourraient aider la population affamée, les ronds-de-cuir de la santé réagissent avec l'horreur instinctive de la petite bourgeoisie : écraser, annihiler, balayer de la face du monde cette abomination.  Ils enjoignent aux rastas de construire des latrines réglementaires, dans le but déclaré de les forcer à abandonner le camp.  Le directeur des services médicaux recommande aussi des inspections systématiques pour détecter et soigner les cas de maladie, en précisant que c'est pour affaiblir l'emprise du leader sur ses hommes ". Pour finir, ils mettent des amendes.  Les habitants du Pinnacle sont les pauvres des pauvres, mais l'establishment a trouvé un artifice pour leur soutirer quelque chose malgré tout : ils ne défèquent pas dans des trous carrés.
L'hiver 1941 se
ra difficile, mais les adeptes S'accrochent.  Ils parviennent tant bien que mal au début de l'été.  Lorsque arrivent les premières récoltes, les relations avec les voisins se sont détériorées.
Il y a parmi les démunis qui affluent au Pinnacle des gens de toutes sortes.  Howell contrôle leur conduite à l'intérieur du domaine, mais ü peut difficilement intervenir lorsque certains, tenaillés par la faim, vont piller les champs voisins.  Ils ont pris à la lettre les discours sur Ras Tafari, nouveau « maître de la terre », et ils ne font pas la différence entre le Pinnacle et ses environs.
D'ailleurs les limites sont floues.  Cent cinquante hectares, c'est immense, et l'on a dit à Howell que le domaine allait « de la crête de la montagne à la mer ». C'était sans doute vrai à l'origine, mais le Pinnacle, propriété de la Couronne jusqu'en 1932, a été grignoté de tous côtés par la vente de certaines sections habitables : Spencer's Pen, Tredegar Park... Il n'y a évidemment
 pas de clôture dans ce dédale de collines accidentées où tout le monde a pris l'habitude d'aller et venir librement.  Les fabricants de charbon de bois, par exemple, se déplacent de vallée en vallée sans trop se soucier des propriétaires - ils nettoient leurs sous bois et leur laissent quelques sacs de charbon au passage.  Mais au Pinnacle, où le charbon de bois est l'une des rares sources de cash, la situation est tout autre.  Lorsque les adeptes découvrent un four sur leur territoire, ils attendent que la combustion soit terminée et récupèrent le charbon.
C'est ainsi que s'amorce la première « affaire ». Deux charbonniers de Gordon Pen, Jeremiah Simpson et Nathaniel Osborne, ont demandé audience à Howell pour obtenir dédommagement de leur charbon « volé ». Le Gong vient à leur rencontre sur son cheval, entouré d'une foule armée de bâtons.  Après un jugement sommaire, les charbonniers sont fouettés.  Le plus âgé est si sévèrement battu qu'il doit être hospitalisé.  La police tient enfin le prétexte rêvé pour « écraser » le Pinnacle.  C'est le premier raid, celui de 1941.

"LE PREMIER RASTA" Helene LEE

Paru chez Flammarion

Par Gismo - Publié dans : Culture Rasta
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Vendredi 11 août 2006
Les Falashas (les juifs noirs d'Ethiopie) sont des émigrés de la côte d'Abyssinie qui se sont réfugiés sur les hauts plateaux d'Ethiopie (village du Tigré) suite à leur conversion à la chrétienté.
Ils descendraient de la tribu de Dan qui se serait dispersée eu Yemen et en arabie.

Origine :
La famille royale éthiopienne aurait une lignée sémite, l'Ethiopie ayant été gouvernée par une dynastie appelée "negus-nagast" et venant de la péninsule arabique. Cette dynastie remonterait à Menelik, le fils du roi Salomon et de la reine de Saba.

Le lion de Juda est alors resté un symbole "impérial" jusqu'à Haïlé Sélassié, le dernier empereur.

La langue est le guez, langue sémite, la bible éthiopienne est d'ailleurs écrite en guez.

Les Falashas (terme éthiopien signifiant " étrangers ") sont également connus sous le nom de " Beta Israel " : " Maison d’Israël ".

Selon la légende, ils seraient les descendants des Juifs qui ont raccompagné Menelik dans le pays de ses ancêtres. D'un point de vue scientifique, ils appartiendraient à une ethnie locale : les " Agaou " qui se serait convertie au Judaïsme sous l'influence des Juifs d'Arabie et d'Egypte, bien avant l'invasion de l'Ethiopie par les tribus arabes.

Les Beta Israel ont forgé un royaume lors de leurs luttes permanentes contre leurs voisins et contre le pouvoir établi du Negus. Ces luttes ont duré près de 13 siècles. Au 17ème siècle, le Negus réussit à les asservir.

Les Beta Israel ont été retrouvés perdus, dans un dénuement matériel et spirituel total en 1830 par des anglais. Deux français Joseph Halévy et Jacques Faitlovicz ont permis leur réhabilitation en tant que juifs. (entre 1867 et 1949)

Lors de la révolution marxiste, les Falashas étaient menacés "d'extinction" quand deux vagues successives d'émigration vers Israël ont permi de les sauver. Les opérations Moïse en 1984 et Salomon en 1991 sont dans toutes les mémoires.

Aujourd'hui il y a 75 000 falashas en Israël dont le gouvernement continue à faire venir les parents non Juifs, les " Falash Moura " (20 000).
Par Gismo - Publié dans : Culture Rasta
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Vendredi 11 août 2006

Lors de ses concerts, garcons et filles dénoncent "l'Afrique exclavagisée, colonisée, dévalisée", exigent des tyrans africains qu'ils "quittent le povoir", stigmatisent les barrières qui entravent les mariages d'amour, s'en prennent aux Occidentaux ui "pillent nos richesses et se disent surpris de voire l'Afrique toujours en guerre",

"Quand nous serons unis, Ca va faire mal"

Des textes simples, parfois naifs, mais ni démagogiques ni ant-blancs.
Tiken Jah dénonce la corruption qui ravage le continent et défend l'idée d'une mondialisation équitable. Il diffuse le rêve d'une humanité réconciliée, de la justice sociale et des richesses partagées.

"Je suis un citoyen libre, si c'est ca etre engagé, je le suis. Les jeunes me voient comme un porte parole des sans-voix. En concert je me rends compte combien ma responsabilité est grande.

"Tiken" (= petit garcon), le surnom donnée par son père, et "Fakoly" en référence à un chef de guerre, se voit aujourd'hui comme un "griot" , "celui qui dit aux princes ce que leurs conseillers n'osent pas leur dire"

Son principal sujet de douleurs est la Côte d'Ivoire, où il ets né en 1968. Ses textes peuvents d'ailleurs se lire comme une tragédie annoncée. Il prône dans son disque "Mangercratie" le droit pour tous "de manger dans l'égalité" et demande aux hommes politiques, "affameurs de peuple" de quitter le pays.

Quand en septembre 2002, la cote d'Ivoire se retrouve coupé en deux, Tiken est considéré comme proche des rebelles. Il dit "comprendre le combat sans pour autant le soutenir". Se sentant menacé, il s'éxile très vite à Bamako, la capitale du Mali voisin

"Mes amis qui ont attendu pour partir ont été ASSASINé ! "

En 2004, il pousse "un coup de gueule" dans un tube "quitte le pouvoir" qui s'adresse à tous les chefs d'Etats Africains "mal élus" et qui "s'accrochent au pouvoir"

"L'Afrique n'a pas les dirigeant qu'elle mérite, pourtant malgré les échecs, les choses bougent, Il y a 20ans, jamais je n'arai pu dire ce que je dis aujourd'huisans me retrouver en prison" ... voire pire !

Tiken reve d'une autre Afrique !



Ils s'agit ici d'une synthèse d'un article paru dans le journel "Le Monde" publié en aout 2006

Par Gismo - Publié dans : NEWS
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