Jeudi 12 janvier 2006
Fondateur, leader, président et Christ noir des Emmanuelites, Prince Emmanuel est né en 1915 et "mort" en 1994, "mort" car on dit qu’il a disparu sans ne jamais laisser de traces.
Juché au sommet d’une colline, l’Ethiopia Africa Black International Congress (EABIC) est le quartier général des Emmanuelites (aussi nommés Bobo Shanti ou Edwardistes).
Prince Emmanuel y régna en véritable roi jusqu’en 1994, date de son décès. Dans les années 50, il est un aîné rasta à la tête de plusieurs dizaines d’adeptes dans le ghetto de Back O’Wall. Il tire notamment son prestige d’une rencontre avec Marcus Garvey. Mais c’est en Mars 1958 qu’il se distingue en convoquant le premier rassemblement Nyabinghi, le succès de la convention est total. Peu de temps après la Sainte Trinité est revue et corrigée par le Prince pour devenir : Hailé Sélassié est le Père, Marcus Garvey le Prophète et Prince Emmanuel...le fils, en d’autres termes le Christ lui-même.
L’identification christique n’est pas du goût de tout le monde, les leaders Nyabinghi refusent de s’y soumettre. Le groupe Emmanuelite s’isole du reste de la communauté Rastafari et se sectarise. Qu’importe si les rastas lui dénient toute essence divine, les Bobo Dread lui accordent des pouvoirs surnaturels lui le "Jesus of Nazareth Holy Emmanuel Selassie I".
Détruit par les bulldozers, le siège des Bobos change au gré des humeurs gouvernementales. Régulièrement chassée, la congrégation finit cependant par trouver son havre de paix à Bull Bay. Cette "citadelle sur la colline" est régie par des lois très strictes. Un garde veille en permanence aux abords de camp et s’assure de la "pureté" morale et physique des visiteurs.
Les Bobos s’apparentent à un ordre monastique, la rigueur doctrinale est de mise. Le célibat est conseillé sans toutefois être obligatoire ; "Queen Rachel" était la belle égérie du Prince. On observe le Sabbat, on arbore des robes noires ou blanches selon les rituels et un turban entoure les dreadlocks, les prières et cérémonies se succèdent. Le fondamentalisme théologique est centré sur la notion de suprématie noire (Black Supremacy). La place des femmes est subordonnée en raison de leur "nature démoniaque".
Malgré la mort récente de leur Dieu, les Bobos continuent leur expansion en Jamaïque et dans le monde : on trouve aujourd’hui des ramifications à New-York, Miami, au Ghana et en Ethiopie
Juché au sommet d’une colline, l’Ethiopia Africa Black International Congress (EABIC) est le quartier général des Emmanuelites (aussi nommés Bobo Shanti ou Edwardistes).
Prince Emmanuel y régna en véritable roi jusqu’en 1994, date de son décès. Dans les années 50, il est un aîné rasta à la tête de plusieurs dizaines d’adeptes dans le ghetto de Back O’Wall. Il tire notamment son prestige d’une rencontre avec Marcus Garvey. Mais c’est en Mars 1958 qu’il se distingue en convoquant le premier rassemblement Nyabinghi, le succès de la convention est total. Peu de temps après la Sainte Trinité est revue et corrigée par le Prince pour devenir : Hailé Sélassié est le Père, Marcus Garvey le Prophète et Prince Emmanuel...le fils, en d’autres termes le Christ lui-même.
L’identification christique n’est pas du goût de tout le monde, les leaders Nyabinghi refusent de s’y soumettre. Le groupe Emmanuelite s’isole du reste de la communauté Rastafari et se sectarise. Qu’importe si les rastas lui dénient toute essence divine, les Bobo Dread lui accordent des pouvoirs surnaturels lui le "Jesus of Nazareth Holy Emmanuel Selassie I".
Détruit par les bulldozers, le siège des Bobos change au gré des humeurs gouvernementales. Régulièrement chassée, la congrégation finit cependant par trouver son havre de paix à Bull Bay. Cette "citadelle sur la colline" est régie par des lois très strictes. Un garde veille en permanence aux abords de camp et s’assure de la "pureté" morale et physique des visiteurs.
Les Bobos s’apparentent à un ordre monastique, la rigueur doctrinale est de mise. Le célibat est conseillé sans toutefois être obligatoire ; "Queen Rachel" était la belle égérie du Prince. On observe le Sabbat, on arbore des robes noires ou blanches selon les rituels et un turban entoure les dreadlocks, les prières et cérémonies se succèdent. Le fondamentalisme théologique est centré sur la notion de suprématie noire (Black Supremacy). La place des femmes est subordonnée en raison de leur "nature démoniaque".
Malgré la mort récente de leur Dieu, les Bobos continuent leur expansion en Jamaïque et dans le monde : on trouve aujourd’hui des ramifications à New-York, Miami, au Ghana et en Ethiopie
Par Gismo
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Publié dans : Culture Rasta
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