ARKAYOG change d'adresse et de nom !
Retrouvez le site sur la nouvelle adresse :
http://rootsandculture.fr
Cà fait déjà un an d'existence, Yogi vous remercie de votre
soutien, çà valait le coup car le site est devenu une association
pour la défense du roots et des cultures dites minoritaires...
L'histoire continue...
Big up à toi Yogi!
Et bonne continuation pour ton blog !
Par Gismo
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Au XXème siècle, chaque île aux Caraibes impose son style au reste du monde : pour exemple le merengue dominicain, le compas haitien, le calipso trinidadien, le son cubain, le zouk guadeloupéen, etc...
En Jamaique, la musique traditionelle ne nomme le mento, un mélange d'influences européen, bantoues et ouest africaines.
Les chanteurs de mento des campagnes venaient chercher fortune en ville, ou des hotels internationaux les employaient. Les hiltonaires d'ailleurs ont enregistrés plusieurs albums chez Studio One dans les années 60. Ce trio vocal habitué de l'hotel Hilton portait des chapeaux de paille typiques de paysans, des chemises larges très colorées, des pantalons blancs trop court et des sandales à la mode jamaicaine. Ils utilisaient un banjo, une guitare sèche, des maracas et congas, et chantaient des harmonies tropicales qui vantaient les jolies filles, le soleil et les fruits de la nature jamaicaine.
L'une de ces esquises chansons, Island In The Sun, donnera son nom à une nouvelle d'Allec Waugh en 57 dont sera tiré un film à succès. C'est aussie de là que vient le nom des disques Island de Chris Blackwell.
Les chansons paillardes (Slack) sont aussi de rigueur et font rire. Yellowman reprendra d'ailleurs le grand classque Big Bamboo en 84. Chanson basé sur une métaphore : relation entre un gros bambou et le sexe masculin de l'interprète qui plait tant à ces dames.
Les groupes de mento joue également du "piano à pouces" (Thumb Piano ou Rhumba Box, une caisse de bois où sont fixés des plaquettes de métal dressés en l'air qui vibre et résonne sous le songles des pouces, produisant de bonnes grosses basses.
Le mento représentait surtout la touche folklorique locale pour des touristes, et est souvent associé aujourd'hui à la mentalité coloniale que les rasas dénoncent. Les artistes essayent de perdre leur accent en chantant pour qu'il soit compréhensible de tous. Les premiers enregistrement de Mento réalisé par stanlay Motta dès 51 étaient destiné à concurrencer le calypso. Maiscet épisode n'a pas vraiment marché, les jeunes préféraient le Rhythm & Blues américain, plus branché et plus dansant...
Par Gismo
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En 1962, Clement "Coxsone" Dodd construit son studio d'enregistrement, le mythique Studio One de Brentford Road. Le saxophoniste Tommy Mc Cook, revenu d'un contrat à Nassau, vient renforcer son équipe de musiciens mené par Roland Alphonso er Lester Sterling depuis 58.
Lloyd Knibb, batteur historique du SKa, avait suggéré de réunir en un seul groupe les meilleurs instrumentistes de l'île, ce qu'accomplit Dodd en ajoutant le génie de Jackie Mittoo au trompettiste "Dizzy" Johnny et au contrebassiste Llyod Brevett.
Don Drummond est l'un des leaders les plus reconnus par les jazzmen célèbre tel que Georges Sharinget J.J .Johnson. Ce groupe prendra le nom des Skatalites de juin 64 à aout 65.
Bien que talonné par Duke Reid et Prince Buster, Dodd domine désormais le Ska. Il restera le principal producteur de l'île pendat une décénnie.
Delroy Wilson rejoint aussi son écurie et lui donne une nouvelle série de succès, puis Perry lui aussi vient chanter et un dubplate populaire (Chicken Scratch) va lui donner son surnom.
Prince Buster entame sa tournée anglaise, et y enregistre Wash Wash avec Georgie Fame . Marqué par Malcom X dont le nationalisme radical remet les paroles de Marcus garvey au gout du jour, Prince Buster fonde la marque de disque Islam. En précurseur de la culture rastafari, Buster revendique sa négritude. Il est déjà un héro populaire en Jamaique.
Ken Boothe et "Strange" Cole sont également engagés chez Studio One, et sont vite suivit par le groupe vocal formé de Braithwaite, Tosh, Livingston, et Bob Marley : Les Wailing Wailers . Ils travaillent avec la vedette locale Joe Higgs qui a quitté Studio One et leur apprend les harmonies vocales.
En décembre Dodd publie leur premier gros morceau, Simmer Down, qui va contribuer au lancement des Rudes Boys que Marley dans ce titre incite à les calmer. Dodd rivalise avec les Maytals, partis chez Buster et Kong, et Justin Hinds & The Dominoes, les groupes dominants.
Par Gismo
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