Texte libre

 


Ben bienvenue sur mon blog ...

Voici mon hommage au reggae ...

J'espère que tu passeras un bon moment à feuilleter (enfin facon de parler ) les quelques pages de ce blog !! Alors bonne visite

Et n'hésites pas à lacher des comm .... c'est fait pour ca.

Bless

Si tu veux m'écrire tu clik :)




N.B : Je n'ai pas la prétention d'avoir écrit tous les articles, Il s'agit pour moi de faire de ce blog un mémoire de mes recherches sur le reggae et la culture Rasta et que j'essaie de faire partager.

JAH bless

Samedi 22 septembre 2007
Judy Mowatt est née en 1952 à Kingston, elle est la première artiste féminine à avoir sorti un album solo.

Tout commence en 1967, elle crée le groupe The Gaylettes également connu sous le nom de The Gaytones aux côtés de Beryl Lawrence et Merle Clemenson. Très inspiré de la musique Soul, le groupe reprenait sur le modèle des Supremes.
Trois ans plus tard Merle et Beryl partent aux Etats-Unis pour tenter leur chance. Judy Mowatt entame alors une carrière solo sous le nom de Juliann.
Malgré le mal qu’elle se donne et les quelques titres qu’elle produit, seul « I shall Sing » connaît un petit succès.
C’est aussi à cette époque là qu’elle rencontre le grand et légendaire Dennis Brown au sein de la communauté des Twelve Tribes Of Israël.

En 1974 elle fait une rencontre qui changera tout, elle fait la rencontre de Marcia Griffiths ainsi que de Rita Marley. Marcia leur propose alors de faire les cœurs sur un duo qu’elle interprète avec Bob Andy et tout ça produit chez Studio One.
Suite à ça Marcia propose aux deux autres chanteuses de faire un concert, le trio connaîtra un franc succès avec ce concert.
Elles décident alors de fonder les I Three, groupe qui allait accompagner Bob Marley et les Wailers tout au long de leurs tournées internationales.

En 1979 Bob Marley propose alors à Judy de produire son premier album solo de son label Tuff & Gong.
Le premier album solo de Judy Mowatt est également le premier album solo d’une artiste féminine dans le reggae.
Son Album « Black Woman » est tout simplement grandiose, et pour cause il fit un carton à sa sortie en Jamaïque. On reconnaît derrière la patte de Marley et de Freddie Mac Greggor qui participe à la création des instrumentaux.
Elle continue et enchaîne avec l’album « Only a Woman » en 1982 et « Mr DJ » Qu’elle sort sur son propre label Ashandan la même année.
En 1985, elle sort « Workin Wonder » chez Shanachie.
En 1986, sur Greensleeves elle produit son « Love is Overdue ».

On découvre à travers ses albums une voix vraiment sublime digne de tous les standards féminins de soul music, et également un charisme et un caractère pour avoir su s’affirmer dans ce milieu plutôt machiste surtout à cette époque...

Discographie

- Rock Me (1993)
- Look At Love (1991)
- Love is Overdue (1987)
- Workin Wonders (1985)
- Only a Woman (1982)
- Black Woman (1980)

Du son

http://media.putfile.com/Black-Woman-94
http://media.putfile.com/Down-in-the-Valley-69
http://media.putfile.com/Concrete-Jungle-46
http://media.putfile.com/put-it-one
http://youtube.com/watch?v=f5je4XkAkz8
http://youtube.com/watch?v=Io4isElVdRc

Par Soulrebel To Parano - Publié dans : Biographies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 22 septembre 2007
Etant originaire de Nouvelle-Calédonie je me devais de faire un article sur LE style musical local qui a vu le jour vers 1980.

Le Kaneka, c'est la musique du peuple kanak, une marque forte d'identité, qui puise ses sources dans les rythmes traditionnels du pilou (danse traditionnel Kanak au rythme simple et tribal), frappés avec le bambou, au bwan-jep ou animé par les sifflets du wesel ou newa (son nom en Drehu*, de l'anglais whistle, ou ne-wa pon en nengone**), sifflet utilisé dans l'arbitrage du cricket et recyclé par le kaneka...

Mais le kaneka s'inspire aussi du reggae, de la folk, de la country...

De jeunes artistes (Triban Klan, Joséphine, Jeanne Hué, Fedyz, Vhirin...) tentent actuellement de moderniser cette musique qui n'a que 20 ans, cotoient et stimulent les musiciens des débuts (Bwanjep, Lexis & Bethela, Edou & Mexem, Vamaley, Gurejele...).

De jeunes talents débarquent sur la scène, comme la petite Sidina Gope-Fenepej du groupe Kirikrist, seulement 14 ans et déjà plusieurs compositions à tendance soul et une voix magnifique.

A l'heure actuelle, on trouve beaucoup d'influences Jazz et Blues. En effet, l'ouverture sur le monde extérieur et le passage de groupes australiens, américains, français... sur le territoire ont largement contribués à influencer les nouvelles tendances du Kaneka.

Il est vrai que ce style musical, assez particulier, puisqu'inspiré de sons traditionnels, n'est pas très connu en métropole... Mais étant encore très jeune, il a l'avenir devant lui pour progresser et s'affirmer à l'extérieur du caillou.


Vous trouverez des CDs sur ces sites :

http://www.mangrove.ws/mangrove03/FR/artistes/NC.asp

http://www.pacific-bookin.com/boutique/

  Quelques liens youtube :

http://fr.youtube.com/user/DigitVideoProd

http://fr.youtube.com/user/OTPhil

http://fr.youtube.com/watch?v=3JuQirYeAuE


Bonne écoute...

Peace.

Par Mkyjah To Parano - Publié dans : Culture Reggae
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 22 septembre 2007
A l'occasion de la sortie de son nouvel album je tenais à vous présenter cette grande dame :

MARCIA GRIFFITHS est né à Kingston en 1954 .

En 1974, elle est déjà une star, et est considérée comme la diva du reggae, depuis ses multiples Hits durant les années 60.

C'est à l'âge de 10 ans qu'elle est repérée par le groupe de ska Blues Busters ; rapidement c'est chez Coxsone qui signe un contrat auprès de son père, qu'elle pose son dévolu. Marcia connaît un franc succès dès ses débuts, sur les riddims ska - rock steady et reggae, particulièrement aux côtés Bob Andy avec qui elle aura une longue relation,et surtout avec qui elle forme un des duos les plus célèbres de l'époque. Bob & Marcia sont des stars en Jamaïque, ils connaissent même un certain succès international en 1969, avec une reprise de Nina Simone, " Young, Gifted and Black ".

Malgré le succès et la reconnaissance qu'elle obtiendra durant ses 15 premières années de carrière, Marcia Griffiths ne gagnera pourtant jamais autant d'argent que par la suite avec les I -Threes.

En ce début des années 70, Marcia Griffiths est résolument la grande dame de la chanson jamaïcaine, et c'est autour d'elle que les I -Threes vont se former avec Rita Marley et Judy Mowatt.

Les trois femmes se connaissent depuis un moment déjà, elles se croisent souvent dans les studios d'enregistrement de Kingston. Un jour de 1974, Marcia Griffiths convie les 2 autres à l'accompagner sur scène, pour une chanson au House of Chen, un club de New Kingston. Judy et Rita ont bien travaillé le morceau, elles sont calées ; c'est le grand soir. En une chanson, une reprise des SUPREMES, " Remember me ", leur avenir se joue, et le trio s'impose aux yeux de la foule. La rumeur qu'un nouveau groupe de fille s'est formé autour de Marcia Griffiths fait vite son chemin dans la capitale, puis dans le pays, arrivant même jusqu'aux oreilles de Bob Marley.

Au début de l'année 1974, les Wailers sont réduits au strict minimum, Carly, Family Man, Bob, et un jeune organiste, Bernard Harvey. Faute de 2/3 des voix, mais surtout de manageur, Bob préfère annuler les tournées, même si la possibilité de travailler avec les futures I -Threes a déjà fait son bout de chemin. Il décide alors de se consacrer à son nouvel opus pour Island, dans une toute nouvelle formule.

Les guitares seront enregistrées plus tard à Londres par Al Anderson, Lee Jaffe est convoqué pour poser son harmonica et les I -Three sont appelées en renfort pour les chœurs.

Présentes à la base pour une seule chanson, elles enregistreront finalement entièrement NATTY DREAD.
Fait historique, cet album est le premier à sortir sous le nom BOB MARLEY & THE WAILERS, et même si au début il choque les purs et durs, il obtient un énorme succès, se vendant bien plus que les précédents.

Quand la Jamaïque a célébré sa quarantième année d'indépendance en 2002, Marcia a reçu la récompense du premier ministre l'Award de l'excellence.

Avec 40 ans de carrière derrière elle, Marcia est toujours active,et elle continue de faire valoir son charme, sa classe et sa voix incomparable partout dans le monde.

Discographie :
- At Studio One (Live)
- Sweet Bitter Love
- Put a Little Love in Your Heart: The Best of Marcia Griffiths 1969-1974
- Naturally
- Stepping
- Rock My Soul
- I Love Music
- Marcia (1988)
- Carousel
- Indomitable
- Land Of Love
- Collectors Series
- Truly
- Certified
- Reggae Max
- Shinning Time
- Melody Life

 Site Officiel :

http://www.marciagriffiths.net/home.html

Liens :

http://fr.youtube.com/watch?v=k7FF0_NWm2

http://fr.youtube.com/watch?v=z9HdbDKw6w (regarder le p'tit mec derrière)

http://fr.youtube.com/watch?v=Atky0p1JMwc
Par Mkijah To Parano - Publié dans : Biographies
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 22 septembre 2007
Comme cela a été précisé dans l’article de Wiwi, la Jamaïque est une ancienne colonie britannique et n’accède à l’indépendance qu’en 1962.
C’est alors le Jamaican Labor Party qui dirige le pays avec une politique d’ « industrialisation par invitation », c’est-à-dire qu’ils invitent des sociétés étrangères à venir faire des affaires en Jamaïque. Le JLP gouverne le pays durant dix années sans jamais se soucier des difficultés sociales du peuple.

Mais en 1972, le People National Party accède au pouvoir avec à sa tête Michael Manley. Charismatique et proche du peuple, c’est avec une politique résolument de gauche qu’il devient Premier Ministre.
Il entreprend une réforme agraire, nationalise plusieurs compagnies importantes telles que l’électricité ou le téléphone, instaure l’égalité de salaire entre et femmes etc…
L’éducation publique reçoit 20% du budget en 1973, taux plus jamais atteint depuis. A la fin des années 1970, le taux d’alphabétisation dépasse 85 % en Jamaïque et l’île devient un modèle sur de nombreux points.

Malheureusement, le choc pétrolier de 1973 va entraver les entreprises de Manley.
La bauxite, qui est la principale richesse minière du pays, absorbe environ 30% du pétrole importé par la Jamaïque pour être transformée en alumine (exploitée pour obtenir de l’aluminium) et la facture pétrolière devient beaucoup trop importante.

Manquant de capitaux pour financer les mesures qu’il avait promises au peuple, Manley se tourne vers les USA pour obtenir un financement. En pleine Guerre Froide, les USA exigent en contrepartie la rupture de l’entente entre Cuba et la Jamaïque mais Manley refuse…

Manley se tourne alors vers le FMI (Fonds Monétaire International), dont le rôle est de financer des pays en difficultés financières en contrepartie de certaines réformes économiques, généralement ultra-libérales.
Le FMI va exiger une dévaluation du dollar jamaïcain, un gel des salaires et une réduction des dépenses publiques, étant incompatibles avec ses principes, Manley refuse ces mesures.
Les réformes piétinent. Le peuple s’impatiente. Le mouvement rasta et les chanteurs de reggae, qui avaient fortement soutenu Manley et le PNP, s’interrogent. Peu à peu, ils délaissent la politique, tandis que les gangs des ghettos, toujours liés à l’un des deux partis, plongent dans le trafic de drogue.

En 1978, la Jamaïque se tourne une nouvelles fois vers le FMI mais ce dernier exige des mesures plus drastiques encore : réduction des programmes sociaux, suppression des subventions aux produits de première nécessité, hausse des impôts ainsi qu’une liberté d’entrée et de sortie des capitaux. Cette fois, Manley plie aux exigences du FMI.
Cela entraîne la Jamaïque dans un désastre social et dès lors le pays ne peu plus atteindre les objectifs irréalistes fixés.
En 1980, Manley rompt avec le FMI mais il est trop tard puisque la CIA entamera, lors de cette année 1980, une campagne de déstabilisation du pouvoir.
Les capitaux fuient, les armes affluent et la Jamaïque est au bord de la guerre civile.

Manley, impuissant, veut redonner la parole au peuple et convoque des élections.
Cette campagne attisera la violence qui envahira les rues et fera plus de 700 morts.

Edward Seaga, adversaire principal de Manley, est un ancien représentant du FMI, un fidèle ami de Ronald Reagan et donc un partisan de la libre entreprise. Il est surnommé CIAga par les rastas de l’île.
Le PNP est écrasé, Seaga devient Premier Ministre et, comme par magie, la criminalité décroît en quelques jours, les capitaux reviennent et les touristes affluent à nouveau.
Le journal « Le Mond » parlera de coup d’Etat.

Durant les 8 années qui suivent, le sort de la Jamaïque se joue plus à New York, où se trouvent les bureaux du FMI et de la Banque Mondiale, qu’à Kingston.

En 1989, après 2 législatures Seaga, le PNP s’impose à nouveau mais Manley a bien changé, il se définit à présent en tant que socialiste pro-américain et est prêt à collaborer avec le FMI.
Il sera contraint de se retirer en 1992 des suites d’un cancer qui l’a affaibli et le vice-Premier Ministre Percival Patterson lui succède.
Dans la lignée des exigences du FMI, la politique de Patterson aggrave la dette jamaïcaine qui absorbe plus de 60% du budget du gouvernement en 2003/2004 contre seulement 9% pour l’éducation et 4% pour la santé.

En Jamaïque, un mouvement aura eu l’audace de vouloir décider par lui-même mais Manley ne resta pas fidèle à ses principes contrairement à un Allende qui paya cette fidélité de sa vie.
On peut donc voir Manley comme un symbole de la violence avec laquelle le FMI peut parvenir à imposer ses exigences.

Par RenO To Parano - Publié dans : Culture Rasta
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus