Le Hip Hop et dérives

Publié le par Gismo

Parmi les pionniers du fameux et haut très actuel hip-hop : Diana King. Issue d’une famille de quinze enfants, elle fait ses débuts sur scène dès l’âge de treize ans. Après avoir faits tous les  salons des hôtels de riches, elle sillonne les States et l’Europe avec Shabba Ranks. Son style est innovant, elle mélange le reggae avec ses racines musicales : funk et groove du rhythm’n’blues américain.

 Le titre « Here Comes The Hosteppers d’Inni Kamoze connu un large succès dancehall dans les années 90 et ressort en version Hip Hop en 1994, qui devient vite un tube mondial. Le Hip Hop touche désormais un très large public, celui de la « classe moyenne banlieusarde »

Le tube mondiale est même utilisé pour divertir les meetings du RPR durant les présidentielles de 1995. Et oui à cette époque on ne pensait pas qu’à Karchériser la jeunesse banlieusarde.

Bref le Hip Hop est né.

Tant qu’on y est, on va parler du raggamuffin, paroles mi parlés mi chantés en cascade sur des rythmes de reggae. Le terme Raggamuffin vient de nos « amis » les Britishs signifiant … euh … Gueux, et donnera naissance à une déferlante de DJ, rappeurs et chanteurs.

Mais le terme Ragga est très éloigné du terme reggae, le chanteur ragga endosse l’image d’un mauvais garçon rebelle et agressif de la jungle urbaine, tel U-Roy ou Yellow Man.

En France, le ragga explose avec le fameux BoomBastic de Shaggy.

 D’un autre coté, les noirs américains immergent leur pays sous l’influence d’une vague de Rap qui prend sa source au reggae : les fameux toasters jamaïcains se sont mués en DJ. Le sexe revient alors en force, on voit éclore l’humour paillard du slack ou slackness.

Dès les années 80, de nombreux albums aux langages crus, pornographiques, aux textes violents et sexistes. L’Europe accueille pourtant ce mouvement mais change alors la perception du reggae, jetant le discrédit sur l’image pur et digne  de cette musique.

Publié dans Culture Reggae

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