La “rasta way of life”

Publié le par Gismo

C’est en 1940 qu’est fondée la première communauté rastafarienne sur le sol jamaïcain. « Le Pinacle » se présente comme une immense ferme de plus de 1000 membres qui se consacrent à la culture de la ganja. Après la destruction de la ferme en 1954, les rastas sont envoyés dans les ghettos de Kingston.

Farouchement opposés à la notion même de « leader », ils refusent une organisation hiérarchique et lui préfèrent l’idée de confrérie. Descendants d’esclaves arrivés d’Afrique, ils comparent leur situation à celle des Hébreux en exil. Ils prônent le retour des noirs en Afrique et plus précisément en Ethiopie dont l’Empereur, Haïlé Sélassié, est considéré comme un Dieu Vivant. Leur enseignement religieux se base sur des textes issus de la « Holy Piby », une Bible selon l’homme noir, publiée vers 1924.

C’est en 1947 que les rastas ont commencé à laisser pousser leurs cheveux et à refuser de les peigner. Signe d’un rejet des canons esthétiques occidentaux, cette habitude trouve sa source dans la Bible : « les sacrificateurs ne se feront point de place chauve sur la tête, ils ne raseront point les coins leur barbe » (Lévitique XXI-5).

Les rastas voient leurs corps comme un Temple qu’il faut conserver sain et vigoureux. Ainsi, ils bannissent de leur alimentation toute une série d’aliments (la viande et le sel notamment), leur préférant les fruits, les graines, les légumes et le poisson. Les « groundations » rythme leur vie : régulièrement, ils se réunissent pour prier, danser, chanter et fumer de l’herbe. Fumer la ganja est un rite sacré. Il permet d’atteindre un degré supérieur de méditation et par-là de se rapprocher de Dieu.

En ce qui concerne les femmes, le rastafarisme ne se distingue pas par son modernisme : le système est patriarcal et la notion de péché originel est très présente.

En 1980, on estime à 100 000 le nombre de Jamaïcains se réclamant du rastafarisme. Aujourd’hui, le mouvement s’est un peu essoufflé, mais il continue son message est toujours véhiculé par les chanteurs de reggae.

Anna Topaloff

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