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Ben bienvenue sur mon blog ...

Voici mon hommage au reggae ...

J'espère que tu passeras un bon moment à feuilleter (enfin facon de parler ) les quelques pages de ce blog !! Alors bonne visite

Et n'hésites pas à lacher des comm .... c'est fait pour ca.

Bless

Si tu veux m'écrire tu clik :)




N.B : Je n'ai pas la prétention d'avoir écrit tous les articles, Il s'agit pour moi de faire de ce blog un mémoire de mes recherches sur le reggae et la culture Rasta et que j'essaie de faire partager.

JAH bless

Samedi 27 janvier 2007

Les fans de reggae et ceux qui font le voyage en Jamaïque sont toujours confrontés à la même frustration face aux difficultés de compréhension que pose le "patois rasta". Heureusement, beaucoup de rastas prennent soin de se faire comprendre de leur interlocuteur s’ils y voient un intérêt. Ils basculent alors sur un anglais plus classique, prenant le soin d’articuler et de construire leurs phrases.

Ils conservent toutefois un accent à couper au couteau et truffent leurs phrases d’idiomes rastas incompréhensibles pour le premier venu. Première remarque : ne vous étonnez pas, c’est normal. C’est même voulu. Les Rastas, la plupart du temps, ne souhaitent pas être compris. Ils mènent depuis plusieurs décennies un travail de réinvention de la langue anglaise, à laquelle ils mêlent des éléments de créole et de dialectes africains, des métaphores bibliques, des inventions sémantiques, des formules argotiques, pour aboutir à une langue originale.


-1- Histoire d’une langue :

Comme le disait un rastaman à qui on demandait quelle était la vision du monde dans la culture Rastafari : "Jus word-sound-paawa, bradda, dat what I-n-I a-deal wit, jus word-sound-paawa". Comprenne qui peut. La langue rasta est une façon formelle de refuser la mainmise anglo-saxonne sur le peuple jamaïcain et de réinterpréter l’héritage reçu (car comme le dit LKJ : "Ingland is a bitch, there’s no escape in this..."). Ce patois, appelé "Dread talk", "I-ance" ou encore "I-yaric" révèle le lien entre culture rasta, identité tiers-mondiste et histoire africaine.

Pour commencer, il faut rappeler que la Jamaïque fut le joyau de l’empire britannique au XVIII° siècle. Les planteurs anglophones et les travailleurs africains créèrent une culture unique, comme en témoignaient les festivités annuelles comme Jonkonnu, le système de croyance afro-chrétien et le langage de l’île, mélange de créole et d’anglais.

Pendant l’entre-deux guerres, la Jamaïque connut une instabilité sociale. Les événements du début du siècle avaient transformé des esclaves en classe ouvrière affranchie. Certains, paysans sans terre ou travailleurs sans emplois partirent en Amérique centrale creuser des canaux (comme celui de Panama) ou construire des routes. D’autres affluèrent vers les villes du pays, Montego Bay, Kingston ou Mandeville surtout. La population urbaine tripla dans ces endroits, donnant naissance à des enclaves urbaines où se concentrait l’agitation politique et sociale.

Les leaders syndicaux comme Alexander Bustamente, les activistes politiques comme Norman Manley, les Pan-africanistes comme Marcus Garvey et les promoteurs du Rastafarisme comme Leonard Howell s’y retrouvaient pour mettre en commun leurs forces. C’est ainsi que Norman Manley et Alexander Bustamente décidèrent par exemple de fonder le People’s National and Jamaican Labour Party. La tradition orale de chaque acteur s’enrichissait de celle des autres pour combattre l’ennemi commun, le colonisateur anglais. Les Rastas apportaient notamment au discours une richesse allégorique tirée de la Bible ainsi qu’une manière solennelle d’exposer leurs arguments.



Cette habitude perdure, et les rastas emploient un très grand nombre de références bibliques, au propre comme au figuré. Max Romeo s’en prend souvent au Pape et à l’Eglise Catholique (par exemple dans la chanson Fire fi di vatican), accusés d’avoir détourné le message divin et de tenir les peuples sous leur domination. Les Rastas aiment introduire ou conclure une discussion à l’aide de formules incantatoires, ressemblant à des psaumes. Cette tradition dérive en partie des habitudes pris par les petits Jamaïcains dans les églises presbytériennes, où la messe s’accompagne de chants (type gospels) et de prières enflammées. Pour les rastas, il s’agit presque toujours de rappeler leur croyance en Jah, ce qui peut donner quelque chose comme ça : " I n I a go satta fi Heile Selassie, His Imperial Majesty, king of king, Lion of Judah, Jah Rastafari ! ".

Les contestataires cités plus haut étaient pour la plupart issus de la rue et apportaient dans les échanges une manière urbaine, abrupte et argotique de débattre des sujets. Naturellement, cette culture en construction était essentiellement orale, prenant et déformant l’anglais selon les usages acquis dans les champs de coton et sur les marchés ruraux depuis trois siècles. Aujourd’hui encore, le patois rasta n’est que très faiblement formalisé à l’écrit.


 -2- Le patois et la culture rasta :

Les Jamaïcains parlent un patois qui révèle certaines survivances africaines tandis que les Rastas utilisent un dialecte spécifique. Evidemment, les deux approches se mélangent et s’influent mutuellement, notamment parce qu’une large majorité de la jeunesse jamaïcaine ne se définit par comme rasta mais adopte certains codes de cette communauté qui, stricto sensu, représente dix pour cent de la population de l’île. Les inventions linguistiques issues du monde rasta se retrouvent naturellement dans le reggae, ce qui explique leur influence (les jeunes jamaïcains ne veulent pas forcément devenir rasta, mais ils sont presque tous fans de Sizzla).

D’abord, il y a bien sûr les mots propres à la culture Rasta, comme Jah. Ensuite, on trouve des termes qui ont évolué (brethren pour brother par exemple) ou des tournures anciennes remises au goût du jour pour donner une tournure solennelle à certains messages, comme dans les pièces de Shakespeare (William, pas Robbie !) : " Jah shall bringheth smoother than oil ", chante Culture dans Reasonning. Il y a aussi l’inversion des formes pronominales, le nominatif (I par exemple) étant utilisé pour l’accusatif (me) et inversement. Bob Marley chante ainsi " them belly full but we hungry " au lieu de dire " their belly are full but we are hungry" (leurs ventres sont pleins et pourtant nous avons faim).

Les formes nominatives sont d’ailleurs utilisées de façon redondante (" I " devient " I and I ") : " I and I a want to see King Rastafari " dit encore Culture dans Jah pretty face). En fait, les rastas utilisent de préférence le " I " plutôt que tous les autres pronoms (you, me they, etc.) parce qu’ils considèrent que ces pronoms sont générateurs de divisions, tandis que I and I est facteur d’union, solidarisant les hommes entre eux sous la bienveillance de Jah, The most high (I). I and I signifie donc littéralement " Jah et moi ". Pour dire " tu " (you), un rasta aura tendance à dire " I and I brethren ".

Les verbes sautent souvent dans les phrases (" you a liar, you a thief ") et les raccourcis anglais sont encore plus raccourcis (want to donne wanna en anglais parlé et waan en patois rasta). Le tout se décline d’une infinité de manière, le reggae encourageant une invention perpétuelle de mots et de formules pour accompagner les riddims et trouver de nouvelles sonorités.

Brethren donne par exemple bredda et la répétition des pronoms peut être répétée pour accompagner un accord (" You won’t even listen to I & I & I " déplore Culture dans Trust me). Cette manie va jusqu’à remplacer le début d’un mot par " I " : children devient Idren, natural donne Ital. En outre, les chansons sont truffées de slogans rastas, comme Irie Ites (formé à partir de " Higher Heights " ou de " Israelites "). Le pronom I remplace aussi le son u dans des mots comme unity ou human, qui deviennent Inity et Iman.

Le vocabulaire rasta est naturellement décliné des croyances et de la culture rasta. Les Rastas se réfèrent à cet univers symbolique en utilisant le terme générique " culture ", synonyme de Rastafari. Il faut noter que les Rastas n’utilisent jamais le mot rastafarisme, puisqu’ils rejettent tous les " isms ", considérant que les idéologies sont des instruments de domination. La cuisine, par exemple, fournit énormément de mots au patois rasta. Beaucoup de Rastas sont végétariens et insistent sur la nourriture naturelle (Ital food), fruits, légumes et graines. Callalo désigne une plante originaire d’Afrique, sorte d’épinard. Cerasee est une plante sauvage grimpante qui donne un fruit orangé. On utilise ses feuilles en infusion comme laxatif, contre les maux d’estomac. Cho cho est une sorte de courge pulpeuse qui se cuisine et se mange comme tel. Sans oublier le Ackee, fruit national en Jamaïque, ni l’aloe, ou sinkle Bible, qui permet comme chacun sait d’apaiser les brûlures et les irritations. Grâce à lui, les Jamaïcains n’ont pas à se ruiner en crèmes solaires, d’ailleurs moins efficaces que l’aloe (l’aloe se récolte un peu partout en Jamaïque, car la plante y est omniprésente).

Certains Rastas refusent de boire de l’alcool alors que d’autres apprécient la bière Red Stripe ou la Dragon Stout de Jamaïque. D’autres ne mangent pas de porc. Certaines interdictions dérivent d’une interprétation de la Bible et une partie des Rastas respectent les tabous issus de l’Ancien Testament, comme l’interdiction de dormir avec une femme lorsqu’elle a ses règles. Cette restriction se reporte dans la culture populaire jamaïcaine, où les insultes les plus violentes comportent une référence à la menstruation, comme Blood clot ! (caillot de sang) Ras clot ! ou Bumba clot !

Autre champ sémantique assez développé : l’univers lié à la ganja. Sinsemilia, chalice (pipe à eau), collie (herbe en argot), cutchie (pipe en terre), herb, lambsbread, spliff, kaya, ishence ... les Rastas ont autant de mots pour désigner l’herbe que les Eskimos pour la neige.

D’autres formules types, liées à la vie urbaine et au style de vie des rude boys, servent à qualifier des personnes ou des situations. Johnny too bad est un type peu recommandable, pas forcément violent mais un peu escroc (Horace Andy dédie une chanson à ce personnage sur son dernier album). Un quashie est un imbécile, un type capricieux ou tatillon est fenky-fenky, un baratineur se fera traiter de ginnal. Tous méritent d’être traînés dans la putta-putta (la boue). Ces termes forment un héritage du ghetto, dans ce qu’il a de pire (la violence, la pauvreté, l’exclusion) et de meilleur (l’humour, la solidarité).

-3- Up-full Sounds

Pour les rastas, le langage est une arène, un lieu de lutte politique et de transformation personnelle. Puisque l’Anglais est associé à la mise en esclavage (enslavement) du peuple africain, sa grammaire, sa phonologie et sa sémantique ne sont pas considérés comme venant du cœur ("heartical"), c’est-à-dire comme étant capables d’exprimer la conscience et la culture africaines.

Au cours du XX° siècle, la structure phonologique des mots anglais fut sondée et cassée en deux pour exposer l’opposition entre les sons et la signification des mots. Ces morceaux furent ensuite ré-assemblés pour donner de nouveaux mots appelés up-full sounds. Par exemple, le préfixe de dans le mot dedicate (prononcé dead-i-cate) fut éliminé à cause de sa similarité sonore et signifiante avec le son de contenu dans les mots anglais death ou destruction. Le préfixe de fut remplacé par un son qui signifie l’inverse. En l’occurrence, live (la vie) est pris pour remplacer de (la mort) : dedicate devient donc livicate (live-i-cate).

Dans le mot understand, le son un fut de la même façon remplacé par le son o (de over). Understand devient ainsi overstand (ou parfois o-stand) pour montrer que tous les locuteurs d’une langue sont égaux et que, par conséquent, aucun d’entre eux ne peut être placé en dessous des autres (under = en dessous).

Le son up dans le mot oppression fut remplacé par down, comme dans downpression ou down-press-I, car peu de gens sont promus (" pushed up ") économiquement ou socialement tandis que beaucoup d’autres sont déchus (" pushed down "). L’oppression consiste justement à rabaisser le peuple, ce que downpression rend mieux - phonétiquement et par l’analyse du mot-valise - que oppression.

Le son con contenu dans les mots comme conscious (kon-scious) ou control (kon-trol) est proscrit car il est assimilé au k du mot créole kunni, qui signifie " intelligent ". Le suffixe con/kon est ainsi remplacé par le suffixe I, ce qui donne Itrol et Iscious. D’une façon similaire, le suffixe dom fut retiré du mot wisdom à cause de sa proximité phonétique avec le mot dumb (idiot), car on ne peut pas être intelligent et idiot à la fois (wise/dumb). On remplace ce suffixe par mom (wismom) puisque mom signifie homme en créole (wis-mom = wise man).

La refonte de termes anglais permet aux rastas de lier les sons reconstruits (up-full sounds) à des événements historiques et à des logiques culturelles. Le mot duppy ou dupe, par exemple, est d’origine africaine. Il fait référence à un système social dans lequel l’identité est composée de plusieurs âmes. Chaque être est doté d’un esprit unique, son âme (duppy soul) et d’une personnalité d’accompagnement (shadow spirit) qui incarne le système social de différenciation du bien et du mal. Lorsqu’une personne meurt, un esprit voyage vers un autre monde tandis qu’une ombre se tapit derrière l’esprit. Grâce à une série de rituels, l’ombre est dispersée sous la terre, donnant aux vivants l’assurance qu’elle ne sera pas utilisée à mauvais escient. Dans les religions populaires des Caraïbes (Pocomania, Revival), cette ombre (shadow spirit) communique au cours des transes extatiques avec un ensemble de divinités afro-chrétiennes.

En somme, transformer les mots de Babylone en mots rasta (heartical words) est une démarche politique d’appropriation des concepts et du monde. Il s’agit par définition d’un processus continu puisqu’il correspond à une décolonisation des mots, des idées, des actions et des comportements. Cette attitude complète la démarche créole consistant notamment à omettre le début, le milieu ou la fin d’un mot (ex : workin’ pour working).

Nous manquons de temps, de matériaux et de compétences pour établir une analyse complète et détaillée du patois rasta et de ses dynamiques. Le glossaire proposé à la fin de cette article doit être considéré comme une simple introduction à cette langue. Si vous désirez la comprendre en détail, il vous faudra glaner ça et là des informations, notamment à partir des liens proposés plus bas. Les linguistes gagneraient à étudier ce sujet passionnant, au carrefour de multiples enjeux sociaux et culturels.

Le rôle des mouvements migratoires, les échanges sociaux, la façon dont se disséminent les idiomes rastas dans les langues occidentales, l’influence de la musique sur la langue, la construction de niveaux de langage différents au sein du patois, le rôle de l’humour ou l’influence des cultures contemporaines (culture US, rap et ragga notamment) mériteraient d’être approfondis. On pourrait par exemple insister sur les constructions verbales issues de représentations culturelles telles que l’image du karaté dans le cinéma. On sait, entre autres références clefs, que les films de Bruce Lee et consorts eurent une influence majeure sur la langue car ils connurent un très grand succès en Jamaïque dans les années 60/70.

Les rastas s’identifièrent aux héros et recyclèrent leurs mimiques, leurs cris, leurs attitudes, affirmant vouloir pratiquer une forme de kung-fu verbal qui permettrait d’abattre Babylone.

On pourrait également insister sur le rôle fondamental joué par certains locuteurs à l’influence considérable, comme LKJ, le dub-prophet, Peter Tosh ou Lee Scratch Perry, le producteur génial qui fit des Wailers le plus grand groupe du monde, grâce à son talent de parolier et de musicien. Plein d’humour, adorant les jeux de mots, les messages cachés et les inventions verbales, Scratch est à l’origine de textes superbes, qui exercèrent une grande influence sur la langue. Dans Them belly full, il fait par exemple dire à Bob marley " a hungry mob is an angry mob/A rain a fall but the dirt is tough/ A pot a cook but the food no’ nough" (une foule affamée est une foule en colère/la pluie tombe mais le sol est dur/la marmite chauffe mais il n’y a pas assez à manger).

En quelques mots et pas mal d’ellipses, il restitue ainsi un contexte social et un message politique d’une force brute, jouant sur les similarités sonores pour mieux faire ressortir les constats dramatiques (hungry/angry ; cook/no’nough). Le message s’avère d’autant plus percutant que le refrain sera mémorisé par des millions d’auditeurs. Peter Tosh, lui, était passé maître dans l’art d’inventer des mots-valises pour exprimer la vision rasta et donner aux concepts, aux choses et aux gens un habillage sonore et textuel plus conforme à la vision qu’il en avait. Pour Peter Tosh, le système se dit shitstem et la politique (politics) devient polytricks, l’art d’infliger aux gens toutes sortes de mauvais coups.

En définitive, la grande force du patois rasta, c’est d’avoir donné envie à des millions de locuteurs dans le monde de comprendre et d’utiliser ce langage. Evidemment, ce succès est dû à l’immense popularité de Bob Marley, dont les fans ont toujours voulu comprendre le message, ce qui les amenait à découvrir le parler rasta et ses spécificités.

Les communautés jamaïcaines installées ici et là dans le monde (et notamment en Angleterre) ont poursuivi ce travail de dissémination et d’influence linguistique. Loin de favoriser un repli communautaire, le patois rasta exerce donc une influence significative sur la culture contemporaine, surtout lorsqu’il est couplé à la puissance d’expression du reggae. Big it up !

PS. Un petit glossaire pour la route : Glossaire

(Source)

Par Gismo - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Mardi 22 août 2006
The Harder They Come
Henzell Perry; Jamaïque; 1972

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Film culte pour certains, monument historique pour d'autres, The Harder They Come de Perry Henzell demeure selon plusieurs le seul véritable classique du cinéma jamaïquain. Toutefois, le film d'Henzell pris tel qu'il est n'est pas le plus divertissant ou le plus réussi de tous les temps, loin de là. En fait, si l'on oublie le contexte politique difficile duquel il est né, The Harder They Come est un film terriblement mal réalisé au scénario maladroit qui s'étire inutilement. Il n'en demeure pas moins qu'il se dégage de ce film d'un amateurisme parfois éprouvant une authenticité remarquable, un désir réel de présenter les conditions de vie misérables d'un peuple doublé d'un violent appel à la révolte face à l'oppression.


Ivanhoe Martin, jeune paysan jamaïcain rêve de devenir une star du reggae. Il écrit des chansons et s’installe à Kingston. Arnaqué par les tout-puissants producteurs, il goûte au commerce de la marihuana où les règles sont les mêmes: le gros butin est pour les puissants. Il se transforme en desperado et se bat seul contre les pourris de tout bord. Sa figure deviendra celle d’un héros populaire à la Jamaïque et ailleurs.
Ce film est d’abord un document unique sur la naissance du mouvement reggae, porté par une bande originale exceptionnelle. Mais son impact tient surtout au fait que Perry Henzell montre avec une authenticité poignante la condition de son peuple, alors qu’un climat de tension sociale extrême régnait à l’époque en Jamaïque. Ivanhoe Martin, interprété par Jimmy Cliff, devint une sorte de martyr d’un système inhumain, et l’oeuvre de Perry Henzell fut perçue comme un puissant appel à la révolte.


The Harder They Come demeure sympathique malgré l'incompétence technique dont il est victime. Le film mérite sans aucun doute d'être vu par les passionnés d'histoire du cinéma, ne serait-ce que pour son influence sur des oeuvres aussi récentes que Cidade de Deus, et les férus de reggae et autres maniaques de culture jamaïquaine y trouveront fort probablement leur compte; mais The Harder They Come demeure un film dont la valeur théorique dépasse la valeur réelle, une oeuvre dont les accomplissements cinématographiques sont surclassées par les ambitions, tout de même remarquables, et les intentions fort louables.



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1h40 couleur
¤Titre: The Harder They Come , Tout, tout de suite (Francais), Es kommt noch schlimmer (Allemand)
¤Interprétation : Jimmy Cliff, Carl Bradshaw, Prince Buster, Basil Keane, Janet Barkley, Derek Harriot, Winston Stona, Desmond Dekker, Yvonne Jones, Bobby Charlton
¤Musique : Jimmy Cliff, Desmond Dekker, Brent Dowe, Trevor McNaughton, The Slickers
¤Distribution : Archéo Pictures
¤Prix obtenu : Prix du Jeune Cinéma, Festival de Venise, 1973

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Info:
....+ L'album "The harder they come" tiré du film du même nom est l'un des albums reggae les plus vendus au monde.
....+ C’est aussi grâce à ce film que le reggae s’est fait connaître dans le monde.
....+ Jimmy Cliff à été découvert au grand public grace a ce film
Par Lacrimosa to parano - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Vendredi 18 août 2006
Aujourd'hui je viens vous parlé d'un bouqun.
Oui oui,un auteur,qui ecrit sur le mouvement rasta.!

commençons par:

"Introduction Au Mouvement Rastafarai" de Boris Lutanie.
Ce livre raconte l'histoire des premiers rastafariens en nous donnant les bases essentielles pour nous sortir la tête des clichés du dreadlokeux qui fume sont félon sur fond de reggae.
En effet Boris Lutanie maitrise le sujet.Il anime la rubrique Rastalogie dans le magasine "ragga".Il a aussi travaillé pour "Radikal","Groove" ou encore "watch dis".
Parus en 1999 aux editions du chat noir :D,malheureusement épuisé ,bien que rééditer pas mal de fois :(

un autre livre?:

"JAH RASTAFARI,Abécédaire du Mouvement Rasta" toujours aux editions du Chat Noir.
Celui ci,traite toujours du mouvement rasta,mais est bien plus complet que son prédécésseur,introduction au mouvement rasta.Sous forme d'un abécédaire,allant de Zion a Nyabinghi.
Il nous explique par exemple le port des dreads,le besoin de retour perpetuel sur la terre d'Afrique ou encore qui était le grand Haïlé Sélassié I.

un petit extrait de celui ci:

"Le Retour en Afrique est la pierre angulaire du mouvement Rastafari. L'espoir de quitter un jour prochain (« soon come ») le lieu d’exil pour la Terre-Mère est indissolublement lié à l’émergence de ce courant et demeure à ce jour un enjeu fondamental : « Repatriation is a must ! » L’idée du retour est bien antérieure aux revendications des rastas. En 1816, Paul Cuffee parvient à rapatrier trente huit esclaves en Sierra Leone. L’année suivante, l’ACS (American Colonization Society) propose à quelques afro-américains affranchis de retourner sur la terre ancestrale. Le bilan d’une telle opération se révèle toutefois partiel et controversé. Figure de proue du « Back to Africa movement », Marcus Garvey inaugure en 1919 une flotte maritime (Black Star Line Steamship Corporation) destinée à rapatrier la population noire sur le continent originel : « Nous retournons chez nous en Afrique pour en faire la grande république noire. » Accusé de sombrer dans le séparatisme et le « sentimentalisme géographique » par les partisans d’une intégration des citoyens noirs dans la société américaine, Garvey doit par ailleurs faire face aux complots judiciaires montés par le FBI. Les rêves du Moïse noir ne verront jamais le jour."

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage en adressant un chèque de 13.50 euros (12 euros l'exemplaire + 1.50 de frais de port) à l'ordre du Chat Noir Editeur.
Adresse : 58, rue des mille bosses
86000 Poitiers
Par Ouille to Parano - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Samedi 5 août 2006
Le voeu du Naziréat correspond, à consacrer sa Vie à Jah, au Père Tout-Puissant.
Faire ce voeu entraîne certains principes qu'I&I devons suivre et respecter, et que l'on retrouve dans la Livity d'I&I de la Maison d'Emmanuel : ne pas se nourrir de ce qui vient de la vigne (pas d'alcool, pas de vinaigre, pas de jus de raisin, pas de raisin, etc ...) ;

Nous devons également laisser croitre notre chevelure librement, c'est à dire ne pas se couper les cheveux ni les coiffer avec un peigne (le peigne obligeant les cheveux à se positionner d'une certain façon, ne parlons pas du gel et autre cochonnerie!) I&I n'assistons pas aux enterrements ni ne nous approchons de tout ce qui touche aux défunts.

Faire son naziréat c'est consacrer sa vie à Jah, c'est à dire, vivre à travers Lui et en Lui, agir en Son Nom et pour Son Nom, pour ainsi dire, c'est faire de RasTafarI notre Vie entière. Le Naziréat est également une alliance entre Jah et nous, nous consacrons notre Vie à Dieu et nous recevrons le Salut, si notre Vie est Droite. Le Voeu du Naziréat est donc un pas vers la Droiture, il permet également de renforcer sa Foi par les biais des sacrifices que nous faisons, qu'il s'agisse de notre temps ou de choses matériels. Après, le Naziréat ce n'est pas uniquement ne pas se couper les cheveux et ne pas boire de vin, c'est aussi en nous que nous devons le vivre, par des Prières, des Louanges, bref, par des actions de grâce. Le Naziréat nécessite donc des sacrifices alimentaires, mais aussi des sacrifices de notre temps, temps que nous passons à prier. La Révérence qu'I&I qui reconnaissons Emmanuel faisons tous les jours (lecture des 21 Psaumes et de la Profession de Foi Royal Ethiopienne) et le Sabbat sont des sacrifices du temps, car Jah a dit qu'Il ne voulait plus de sacrifices sanglants.

More reasoning.
Par Gismo - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Samedi 29 juillet 2006
Le Djembé est originaire d’Afrique de l’ouest, plus particulièrement du pays Mandingue Sénégal. Il est également utilisé par les troupes et ballets africains. Aujourd’hui, la pratique du Djembé s’étend au monde entier.

Ce tambour en forme de gobelet est apparu chez les Malinké il y aurait environ 700 ans. La forme évasée de la caisse fait penser à un mortier utilisé encore aujourd’hui pour piler la nourriture. La forme de la caisse et du pied, plus ou moins évasée varie en fonction de la région de production, ainsi que de la bille de bois dans laquelle il est taillé.


Les rythmes joués sont également interprétés différemment en fonction du pays, ou même de la région où ils sont pratiqués. Il n’est pas rare qu’un rythme portant le même nom, ayant la même origine, n’ait aucunes ressemblances d’un village à l’autre selon l’ethnie qui l'interprète.


A l’origine, le Djembé était recouvert d’une peau provenant d’animaux sauvages , maintenue à l’aide de cales de bois, elles-mêmes enfoncées dans la caisse de l’instrument. La tension s’obtenait en enfonçant ces cales plus profondément et en chauffant la peau.


Ce système avait l’inconvénient de laisser passer de l’air dans la caisse de résonance, ce qui privait le batteur de la note appelée basse, mais lui permettait d’obtenir des toniques et des claqués similaires à ceux d’aujourd’hui. Il existe encore de nombreux tambours africains ainsi montés.

La pratique du Djembé s’est énormément développée dans les années 1990, aussi bien en occident qu’en mondiales.
Par Rasta33341 - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Samedi 15 juillet 2006
1 Célébrez l’Éternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours.
2 Célébrez le Dieu des dieux ! car sa bonté demeure à toujours.
3 Célébrez le Seigneur des seigneurs ! car sa bonté demeure à toujours ;
4 Celui qui seul fait de grandes merveilles, car sa bonté demeure à toujours :
5 Qui a fait les cieux par [son] intelligence, car sa bonté demeure à toujours ;
6 Qui a étendu la terre sur les eaux, car sa bonté demeure à toujours ;
7 Qui a fait de grands luminaires, car sa bonté demeure à toujours :
8 Le soleil pour dominer sur le jour, car sa bonté demeure à toujours ;
9 La lune et les étoiles pour dominer sur la nuit, car sa bonté demeure à toujours ;
(Psaume 136)



    L’Ethiopie suit un autre calendrier que l’occident. Alors que le monde européen occidental, et toutes les nations qui ont été soumises à sa domination suivent le calendrier dit « grégorien », l’Ethiopie, ou Abyssinie, libre et indépendante depuis plus de 3000 ans de civilisation continue, possède et respecte encore aujourd’hui son propre système de décompte du temps.
    Une année (amät) se compose de treize mois (wär), dont douze mois de 30 jours chacun et un treizième mois de 5 ou 6 jours (qän) selon que l’année est bissextile ou non. Ce treizième mois est dédié aux personnages importants de l’Eglise Orthodoxe éthiopienne et est généralement chômé.
Contrairement au monde occidental, fêtant son nouvel an en janvier, le nouvel an éthiopien est le premier mäskäräm, ce qui correspond à la date du 11 septembre occidental.
    Voici les noms des 13 mois du calendrier Julien, ainsi que leurs correspondances respectives avec le calendrier grégorien :

Mäskäräm : 11 septembre – 10 octobre
Teqemt  : 11 octobre – 9 novembre
Hedar  : 10 novembre – 9 décembre
Tahesas  : 10 décembre – 8 janvier
Ter  : 9 janvier – 7 février
Yäkatit  : 8 février – 9 mars
Mägabit  : 10 mars – 8 avril
Mayazya  : 9 avril – 8 mai
Genbot  : 9 mai – 7 juin
Sené  : 8 juin – 7 juillet
Hamlé  : 8 juillet – 6 août
Nähasé  : 7 août – 5 septembre
P’agumén  : 6 septembre – 10 septembre

    Le décompte éthiopien des années est décalé de 6-7 années sur le décompte occidental. Ainsi, nous sommes en Europe en l’an 2006, mais en l’an 1998  en Ethiopie, jusqu’au 11 septembre prochain.
    Il faut aussi savoir que la semaine nouvelle commence le dimanche, et se termine le samedi, respectant ainsi l’ordre originel des journées de la semaine.
Les jours sont appelés comme suit :


Dimanche : Ehud
Lundi : Säño
Mardi : Maksäño
Mercredi : Räb’
Jeudi : Hamus
Vendredi : Arb
Samedi : Qedamé


    Le nom complet du samedi est Qedamé Sänbät (ቅዳሜ ሰንበት), signifiant que ce jour correspond au Sabbat.
    Une dernière chose à savoir par rapport au décompte éthiopien du temps, à propos des heures et horaires. Alors que le monde occidental fait finir et débuter ses jours au beau milieu de la nuit, les Ethiopiens font débuter la nouvelle journée avec le lever du soleil. Ainsi, ce qui est pour nous la sixième heure est, en Ethiopie, la première heure de la journée.

Par Le mabraq - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Samedi 15 juillet 2006
Le Noël éthiopien, traditionnellement appelé « LEDET » , ou « GÄNNA » , se déroule le 6 ou le 7 du mois de janvier selon le calendrier grégorien qui est celui du monde occidental / européen, le 29 du mois de Tahäsas selon le calendrier julien qui est celui de l’Ethiopie.
Noël est en Ethiopie une fête considérée comme étant moins importante que la fête de Pâques, appelée Fasika  en amharique. Tout d’abord parce que la chrétienté orthodoxe éthiopienne se centre plus sur Marie que sur Christ, mais surtout parce que la mort de Christ est considérée comme étant plus importante que sa naissance. Ainsi Pâques sera plus largement fêtée que Noël en Abyssinie. Seuls les Ethiopiens pieux jeûneront avant Noël, un jeûne d’une durée de 40 jours, appelée « Tsomä Gahad », tandis que la globalité de la population procédera au jeûne
précédant Pâques.
La veillée de Noël est célébrée par un service religieux. Les pieux chrétiens et les pèlerins de toute l’Ethiopie se retrouvent dans toutes les églises des Hauts Plateaux. La foule reçoit des chandelles en arrivant vers le lieu de la cérémonie (ces chandelles peuvent être aussi achetées et distribuées aux prêtres pour la célébration), et après avoir allumé les bougies, la population marche autour de l’église à trois reprises, avant de s’arrêter et de masser autour de celle-ci des heures durant. Les cérémonies orthodoxes sont longues, et nécessitent la présence nombreuse du clergé. Les Prêtres dansent calmement, se balançant d’un côté à l’autre en rythme avec leurs sistres (percussions métalliques), tandis que les plus jeunes, les hommes les plus athlétiques se rassemblent autour d’un percussionniste frappant le käbäro, percussion traditionnelle éthiopienne), dansant et sautant, finissant presque dans un état de transe. Les choeurs se massent en dehors des cercles concentriques desquels sont faits les églises orthodoxes, et les garçons et hommes se séparent des filles et femmes lors de la procession, chacun de l’un et de l’autre côté de l’église. La cérémonie commence calmement, et se poursuit durant la nuit en crescendo, la musique qui émane de l’Eglise étant entendue au loin jusque tôt le matin.
Après la fin des cérémonies, le jeûne est cassé avec la traditionnelle et locale « enjära », galette préparée avec une céréale locale, le Téf . L’enjära sert à la fois de galette sur laquelle est placée le plat principal, mais sert aussi à porter la nourriture vers la bouche. L’enjära est généralement accompagné de doro wät , un ragoût de poulet en sauce épicé. Les alcools locaux, comme le tädj, sorte
d’hydromel confectionné à base de miel, complète le menu.
Au matin, une procession colorée fait son chemin en direction du sommet d’une colline toute proche, où un service est conduit. Trois jeunes hommes marchent en tête de la foule, fouettant de gauche à droite pour que les gens restent en ligne. Les plus pieux sont nourris avec le pain et le vin qui ont été bénis par les Prêtres. Après le service, tout le reste de la journée est consacrée à danser, à faire la fête, ou encore à pratiquer le rituel sport de Noël, le gänna, sorte de hockey sur gazon local qui se joue avec des crosses et des balles en bois, et où deux équipes adverses s’affrontent. Ce jeu est tellement populaire à cette période de l’année qu’il a donné son nom à la Fête de Noël !
L’endroit pour passer un traditionnel Gänna est la cité de Lalibäla , qui a été bâtie comme la Jérusalem éthiopienne par le Roi Lalibela au XIIème siècle. Il y a donc une connexion particulièrement forte avec Christ à Lalibela, et les pèlerins voyagent des jours durant de toute l’Abyssinie pour assister à des cérémonies colorées dans chacune des treize fameuses églises creusées dans le roc à flanc de colline. Dans la tradition éthiopienne, il n’y a pas l’arbre de Noël, cette tradition étant héritée des anciens cultes païens occidentaux, et repris par les Eglises d’Occident. Cependant, dans les grandes villes, comme Addis Abäba la capitale, l’arbre de Noël commence petit à petit à faire son apparition.
Aussi, toujours bien loin du monde occidental de consommation de masse et de gloutonnerie commerciale, le don des présents n’est pas répandu. Seuls les enfants reçoivent de simples et humbles cadeaux, tels des vêtements neufs. L’Empereur avait aussi l’habitude de distribuer des cadeaux aux enfants. Une cérémonie de Prêtres orthodoxes dans une rue pour Ledet, au premier plan on peut voir un joueur de Käbäro, percussion traditionnelle.

Source : Le mabraq
Par Le mabraq - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Lundi 26 décembre 2005

Hélène Lee est ce genre de femme que l'on rêve de rencontrer ...
L'auteur de Voir Trench Town et Mourir, est entrée à Libération en 1979 comme journaliste. Aujourd'hui, elle est La spécialiste incontestée en France du Reggae, et de la culture rasta. On dit d'elle aussi, qu'elle a largement contribué à faire connaître en France le reggae, puis les musiques de l'Afrique de l'Ouest.


Dans Voir Trench Town et Mourir, Hélène Lee nous invite à la suivre au cours de son enquête minutieuse sur ce quartier tout aussi mythique qu'effrayant, qu'est Trench Town. En essayant d'être toujours au plus proche de la réalité, en s'appuyant sur des témoignages aussi bien anecdotiques, qu'officiels. Nous nous promenons de Trench Pen, à Trench Town, des 30' aux 70', Hélène nous fait voyager dans le temps. On s'imagine quitter Back O'Wall pour rejoindre First Street regardant à droite et à gauche l'air un peu inquiet quand on arrive sur Spanish Road, et que le chauffeur de bus refuse de traverser le quartier car le climat est trop hostile... Les rivalités entre les « cousins » Manley et Bustamante, PNP et JLP, les circonscriptions garnisons, la C.I.A.
Tous ces conflits dépassent pour la plupart, les habitants de Trench Town, qui sont pris en otages, et sont contraints malgré eux à s'entretuer...
L'ouvrage d'Hélène Lee, est aussi un moyen de nous parler de Monsieur Robert Nesta Marley, de nous parler un peu de l'univers dans lequel il a grandi, de rencontrer des personnages mythiques comme Tartar... l'écoute de Trench Town Rock prend alors une toute autre dimension!


Si le style est parfois difficile à suivre, car Lee mélange avec peut-être un peu de maladresse dans son livre; récits d'aventures personnelles, témoignages, rapports de documents officiels, et faits historiques.
Le tout, reste une mine d'or de renseignements et d'informations, pour quiconque étant désireux, comme moi de découvrir un peu plus ce quartier mythique qui attire comme un aimant. 

Je vous conseillerai aussi de lire "le premier rasta" qui selon les critiques est l'un des meilleurs dans le genre.

Par Gismo - Publié dans : Le Guide du Rasta
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