Texte libre

 


Ben bienvenue sur mon blog ...

Voici mon hommage au reggae ...

J'espère que tu passeras un bon moment à feuilleter (enfin facon de parler ) les quelques pages de ce blog !! Alors bonne visite

Et n'hésites pas à lacher des comm .... c'est fait pour ca.

Bless

Si tu veux m'écrire tu clik :)




N.B : Je n'ai pas la prétention d'avoir écrit tous les articles, Il s'agit pour moi de faire de ce blog un mémoire de mes recherches sur le reggae et la culture Rasta et que j'essaie de faire partager.

JAH bless

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Le Guide du Rasta

Samedi 17 décembre 2005 6 17 12 2005 14:50
B

BABYLON :
Babylon symbolise le système idéologique occidental passé et présent : la domination coloniale et raciale, les magouilles politicardes, le flicage, l'église de Rome (la papauté romaine est perçue comme l'incarnation du diable), le travail (pour certains, il ne serait qu'une forme relookée d'esclavage), la propriété, ... Aux yeux des rastas Babylone doit tomber.

BAD BOY :
C'est le dur, le mauvais garçon qui n'hésite pas à faire usage des armes à feu.Le bad boy représente le rebelle, celui qui ne s'en laisse pas compter et qui veut en finir avec la misère mais qui, n'ayant pas de conscience de classe, exerce la terreur et son manque d'humanité contre les siens, d'où sa condamnation par la majorité des morceaux parlant d'eux ou des guns.

BADNESS :
C'est le comportement d'un délinquant, la violence gratuite.

BATTY MAN :
Voici donc la personne plus honnie ou haïe de Jamaïque : l'homosexuel masculin. Sa condamnation est avant tout due au moralisme religieux, qu'il soit issu du christianisme des colons ou du rastafarisme, mais également à la représentation du rôle de l'homme dans les cultures africaines. L'apparition du SIDA n'a fait qu'accroître cette haine puisque le batty man est considéré en Jamaïque comme la cause du virus et de sa propagation dans l'île. Pour n'importe quel DJ yardie, il est la cible privilégiée de ses lyrics (ce qui met à tous les coups le public, hommes et femmes, en transe) et ......de son arme à feu ! Toutefois les lesbiennes (lesbians) ne sont pas épargnées. Ce jugement s'est généralisé puisqu' à l'écoute des cassetes de sounds jamaïcains, on a pu constaté que dans les paroles clash le sound boy était souvent traité de batty man, en opposition au coxman sound (dans le sens : le sound de celui qui en a) qui évidemment, est le champion.

BATTY RIDER :
Indubitablement, c'est le néologisme le plus employé dans les paroles au début des années 90. Il s'agit en fait du cuissard de cycliste que portent les Jamaïcaines dans les dance halls, les rendant tellement plus sexy aux yeux des hommes.

BOMPA : fesses

BOOGLE : riddim hardcore

BOO YAKA :
Onomatopée toujours en usage décrivant le bruit des armes à feu. Equivalents : Pam pam, Blam blam, Pram pram, Po pow, Racataclac

BOUNTY:
A l'image de la barre chocolater noir a l'extérieur et blanc a l'interieur, le bounty est un noir qui renie sa culture et ses origines...

BOW CAT :
Il n'a rien à envier au batty man car il est également la cible de nombreux DJ's, même si c'est depuis moins longtemps. En fait, il s'agit de la personne qui pratique le cunniligus. Néanmoins, il faut se méfier de la condamnation moraliste de cette pratique sexuelle, et souvent de l'hypocrisie qui l'accompagne, puisqu'il n'est en aucun cas possible de vérifier ce que les jamaïcains trouvent bon de faire dans les moments intimes !

BUMBOCLAT :
Considéré comme une injure puissante, bumboclat se refere etymologiquement au manque d'hygiene d'une personne. (signifie litteralement : torchon pour les fesses ) .de nos jours elle est utilisé d'une manière differente et est devenu l'insulte supreme jamaicaine.

BUN : bruler

C

COPYKAT :
Nom tiré du mot anglais copycat, donné aux fameux imitateurs ou doublons d'artistes reconnus. Se dit également pour toute personne qui imite quelqu'un d'autre, sans apporter une quelconque originalité ou personnalité dans sa pratique. Synonyme : carbon copy.

CHAKA CHAKA :
En desordre, basard , bordelik

CHICHIMAN : homosexuel

CUYAH : regarde ici
 
D

DANCEHALL :
C'est le lieu où se produit le Sound System, où les gens peuvent danser, mais différent d'un club ou d'une boite de nuit puisque se déroulant en plein air, en Jamaique du moins. Le phénomène des dance halls a commencé dans les années 50 et n'a jamais quitté le Reggae.
Se dit également de la musique jouée dans ces endroits (destinée priotirai ment à faire danser); son énorme popularité confirme qu'elle contrôle le Reggae actuellement

DAWTA: En patois yardie, cela désigne une femme, une fille.

DIS - TO DIS :
Abréviation du verbe to disrepect qui signifie manquer de respect, chercher des problèmes, créer des embrouilles ou encore perturber la soirée. Ex : To dis de programme.
A ne pas confondre avec dis adjectif démonstratif (ce, cet, cette) ou pronom démonstratif (celui, celle, ceux, celles) suivi de yah one. EX : Dis yah one a pure killer.
Le pronom démonstratif dis a aussi le sens de ceci. Ex : talkin' bout dis, talkin' bout dat.

DUB :
On le confond généralement avec la version mais il s'agit, en fait, d'une version instrumentale du riddim à laquelle un grand nombre d'effets (écho, réverbération, phasing, compressions...)est ajouté. Le dub, inventé par King Tubby dans les années 70, a permis à plusieurs ingénieurs du son d'exprimer leurs conceptions musicales et est devenu un genre à part entière du Reggae; on peut même dire qu'il est devenu un genre musical à lui tout seul (Cf le techno dub anglais).

DJ : disk jokey, personne qui anime dans les boites de nuit

F

FAST STYLE :
Nom d'un style de toast à débit très rapide. Crée en 1983 par Peter King avec le "Me neat me sweet" pour le sound system Saxon, ce fut la première fois dans l'histoire du reggae - au sens strict - qu'une innovation venant de Londres fut reprise dans la musique jamaïcaine. En Angleterre, les MC's Asher Senaotor, Papa Levi, Smiley Culture, Tippa Irie, Daddy Colonel et d'autres dévelopèrent ce style et lui donnèrent ses lettres de noblesse tandis que les DJ's Peter Metro, Papa San, Welton Irie et Daddy Freddy exprimèrent sa version yardie. Au début, le fast style suivit la construction classique d'un toast - débit à la même vitesse que le tempo - pour s'accélérer vers le milieu du morceau et donner une vitesse double, par rapport à la rythmique, au débit verbal double chat. Ensuite, la vitesse d'élocution grisant les DJ 's, ce doublement de vitesse fut pratiqué dès le début du toast; certains rajoutant même une répétition de quelques mots ou syllabes (bubble) afin de corser la prouesse et de créer une plus grande exitation dans le public. Après avoir acquis une popularité à travers le monde, ce style fut délaissé par les Jamaïcains - à l'exeption de Papa San - au profit du "horseman style". Il est néanmoins perpétué en GB, notamment par Daddy Freddy qui y émigra (avant de revenir en JA en 95), et reste la principale source d'influence actuelle des DJ's de ragga hip-hop; ceux-ci ne l'exerçant que pour des gimmicks. Morceau relatant l'histoire du fast style : Fast Style Originitation (Asher Senator); DJ le plus rapide : Daddy Freddy (il est enregistré au Guiness Book Of Records).

G

GAL, GYAL
Ce terme jamaicain signifie fille.

GIMME : give me (donne moi)

GUN SALUTE :
Ce sont les coups de feu tirés en l'air par les personnes armées dans les dance halls, afin de manifester leur joie quand une intro ou un morceau est jugé excellent. Une telle force généralement le selector à faire un pull up. A noter que depuis 4 à 5 ans cette pratique a diminuée suite à la pression policière.
 
H

HORSEMAN :
Se dit d'un DJ qui possède un débit rapide - mais seulement un peu plus rapide que le riddim (à ne pas confondre avec le fast style) - et fluide, délivré continuellement tel un cheval au galop. Il est généralement mixé d'une manière cadencée, mais pas forcément, afin d'augmenter encore le tempo.... et l'ambience !! On dit d'un tel DJ qu'il chevauche le riddim (ou la version) - en patois ride de riddim. La tradition horseman a commencé en JA avec Lord Sassafrass puis a été perpétuée par General Worries et, par General TK ou feu Dirtsman(c'était le frère de papa san).

I

I-DREN :
enfants rastas ou « frères ».

INFORMER :
L'informateur est l'ennemi juré du bad boy puisqu'il va s'empresser de raconter aux autorités policières et militaires les agissements illégaux et autres "débrouillardises"(hustling) de ce dernier. Si l'on en croit les propos des bad boys, le sort de l'informer sera vite réglé : un chargeur dans le corps! Le thème de l'informer est apparu dans les lyrics vers le début des années 80 pour s'estomper avant de réapparaître en force depuis 1991.

INNA : dans

IRIE : cool, super, heureux

J

JA, JAM-DOWN : Jamaique

JAH :
C'est le nom donné par les rastas à leur Dieu. Ce terme vient sans doute de la contraction de Jéhovah ou de YAHVÉ. L'empereur Haïlé Sélassié 1 est "Jah Rastafari", le "Black Living God". Cette position doctrinale n'est toutefois pas partagée par tous. Certains rastas opèrent une distinction entre Jah (Dieu) et Haïlé Sélassié (le Christ). ps : si des rasta passe par là, il peuvent donner plus d'info si ils le souhaitent.

JINGLE : un artiste big up en chantant pour une durée de 10 secondes.

JOOK : trouer ,percer (dans tt lé sens du terme lol)

JUGGLING :
Nom de la technique appliquée par presque tous les selectors actuellement. Lancé vers le milieu des années 80 par le sound system Stone Love, le juggling consiste en un diffusion rapide des disques en enchaînant les morceaux les uns aux autres; sur la base d'un même artiste sur différents riddims ou d'un même riddim avec plusieurs artistes. La succession des morceaux est régie par une continuité rythmique (dans le tempo) ou de sens au niveau des paroles (les mots ne sont pas coupés en plein milieu); cette dernière poussant parfois les selectors, notamment lors des clashes, à ne jouer un disque que pour une phrase qui renforcera la signification et la direction prises par eux. Le juggling s'effectue avec soit des disques, soit des dubplates, soit la combinaison des deux, et nécessite, bien sûr, dans tous les cas l'usage de deux platines disques. Il n'est pas sans rappelé, mais executé en direct, les megamixes faits sur vinyle et trouve quelques antécédents dans la musique jamaïcaine au cours des années 50 en la pratique - employée par le sound system V Rocket - nommé double changer; celle-ci utilisant déjà deux platines afin que la musique soit joué sans un seul arrêt.

L

LABBA LABBA :
Expression qualifiant les personnes trop bavardes qui parlent à tort et à travers en colportant les rumeurs, les fausses nouvelles ou les calomnies. Synonymes : chatty chatty mouth(verbe : chat chat)

LIGHTER :
Comme en anglais, c'est le briquet. Mais à l'écoute des cassettes live de sounds et de disques en 1993, on a pu remarquer qu'au cours des animations ou des toasts revenaient de plus en plus souvent les expressions Flash (up) your lighter ou même tout simplement Lighter. En fait; il s'agit d'exhortations afin que le public se manifeste en allumant son briquet en l'air lorsqu'il juge une intro, un morceau ou un special excellent. A l'extrème opposé d'un quelconque revival baba, cette manifestation d'approbation - ou de satisfaction - a remplacé les gun salute dans les dance halls jamaïcains à cause de l'accumulation de la violence dans l'île et de sa répression non moins brutale; ce qu'a parfaitement analysé le regretté Panhead dans un de ses derniers titres : "Put Up Lighter".

LYRICS : texte de chanson

M

MASH UP : détruire

MC :
C'est l'appellation anglaise du DJ.C'est également celuiqui assure l'animation au micro, sans pour autant assurer d'authentiques lyrics.

O

OLD PAN SOUND :
Littéralement, c'est le sound de vieilles casserole, celui a un son de vieille casserole : pas suffisamment de basses (ou des basses pas assez massives), mauvais réglage des médiums et des aigus, puissance trop faible. Cette expression est employée dans toutes les clash pour signifier que l'adversaire est nul, ses selections mauvaises et, évidemment, les personnes qui s'occupent de se sound ne sont que des sound boys. La solution généralement préconisée pour eux est de revendre tout leur matériel et de ne plus s'occuper du tout de clash ou de reggae. Synonymes : drum pan sound, dibby dibby sound, tin pan sound, zinc pan sound

OPERATOR :
L'operator d'un Sound System est quelqu'un de très important puisque c'est lui qui s'occupe du son, mixe les morceaux en direct pour les DJ's ou les chanteurs en coupant la musique puis en la remettant, en ajoutant les échos et réverbérations au bon moment et suivant telle ou telle voix. Tout cela dans le rythme, bien sûr! Il y a quelques années encore, l'operator et le selector n'étaient qu'une seule et même personne, mais de nos jours(qulité du son oblige ) ce sont deux personnes diffèrentes qui doivent se compléter harmonieusement

P

PEPPER POT :Littéralement le pot à piment, il s'agit en fait d'une des très nombreuses appellations du sexe de la femme. S'accompagne généralement, pour la rime, de son égale : tender spot.

POSSE :
(prononcer "possi") C'est la bande de fans inconditionnels d'un Sound System dont ils suivent généralement tous les déplacements. Ce sont, la plupart du temps, des gens d'un même quartier(particulièrement en JA) qui se réunissent autour d'un Sound - ou ont participé à sa création - et ont leurs signes de ralliement par des façons similaires de s'habiller ou de danser. Les membres du Posse aident à l'installation du Sound et, parfois, certains d'entre eux prennent le micro. Le posse a aussi un rôle d'ange gardien du Sound au cas où d'autres posse viendraient l'attaquer. Au début, le posse n'avait rien à voir avec un gang mais, avec l'extension de la violence, des gangs forment aussi les les posse des Sound Systems.

PULL UP :
Lorsqu'une sélection jouée dans un sound-system rencontre un succès bruyant, le sélecteur effectue un pull-up, il lève le bras de la platine et remet le même morceau au début. Il peut aussi faire un rewind ou un come again, c';est à dire faire revenir le titre au début sans relever le bras.

PUM PUM : sexe féminin

PUNANY :
Certainement le mot le plus suggestif, et un des plus employés dans le reggae, puisque c'est le sexe de la femme. Son utilisation date de 1987 d'après le fameux, et immortel maintenant, morceau d'Admiral Bailey; même s'il semble que le mot ait éteé créé auparavant. La sensualité et la séxualité ayant toujours été présen tes dans la musique jamaïcaine, plusieurs noms ou surnoms imagés ont désignés cet endroit : pum pum, pussy, jeggae, the pot - ces mots, surtout les deux premiers, étant employés dans les 60's et les 70's - fishy, punny, punash, grave, parmi quelques autres.
Nom donné au riddim du morceau cité plus haut, et qui est devenu un véritable classique des dance halls : aucun sound en JA ne se déroule sans qu'un disque ou un special ne soit joué sur ce riddim.

PUSSY : sexe féminin

R


RAGGAMUFFIN :
C'est sans doute le mot le plus falsifié, ou mal employé, du patois jamaïcain. Sa caractéristique essentielle, valable cependant pour d'autres mots, réside dans le changement de sens qu'il a subi au fil du temps. Venant de rag (hardes, haillons) et de muff (empoté, bon à rien) - néanmoins la liaison éthymologique avec le mot Reggae est trop incertaine pour assurer une quelconque filiation entre les deux - ragamuffin , selon l'orthographe dumot anglais, signifie littéralement va-nu-pieds et pour les Jamaïcains, il a tout d'abord qualifié le vaurien ainsi que celui qui n'a pas grand chose dans la tête; son emploi était donc péjoratif. Pour cette raison, on ne trouve guère sa trace dans les paroles des anciennes chansons jamaïcaines (Si ce n'est "Ragga Muffin" de Jah Stitch en 1975). Il faudra attendre la fin des années 70, et surtout le début des années 80, pour que ce mot fasse surface mais avec un nouveau sens. Dans un renversement du négatif, raggamuffin désigne une personne issue des classes sociales pauvres qui veut s'en extirper sans compromission ni trahison, à force de petits boulots et autres débrouillardises; ce comportement, ou style de vie, allant de pair avec la correction, l'honnêteté, une rigueur morale mais non moralisatrice, la détermination, le respect et l'entr'aide. Diminutif : Ragga. C'est maintenant le seul sens de ce mot et définitivement, il est impropre de l'utiliser pour désigner une musique. L'étiquette "raggamuffin" ou "ragga" a été apposée vers 1989-90 par les distributeurs et autres représentants en tant qu'appellation publicitaire (que les journalistes ont vite repris à leur compte) afin de vendre ce qui, finalement, n'est rien d'autre que du reggae digital.

RIDDIM :
C'est la construction rythmique de base d'un morceau, essentiellement axée sur la combinaison basse/batterie et surtout la ligne de basse. Autour de celle-ci s'articulent ensuite la rythmique(guitare, claviers, cuivres,....) et en dernier seulement la voix. Le Reggae se caractérise par les multiples reprises d'un Riddim, seuls changent les arrangements rythmiques, les partitions vocales et le son du producteur. En général, on donne au Riddim le nom du morceau original (à savoir le premier) fait sur celui-ci ou du morceau qui a eu le plus de succeès. Le Riddim le plus utilisé dans le Reggae : Real Rock (Soul Vendors - 1968). Le premier Riddim Digital : Under Me Sleng Teng (Wayne Smith - 1985).

ROOTS :
Evidement, ce sont les racines. Se dit de la musique ou des paroles qui s'inspirent du côté traditionnel, d'une pensée religieuse ou philosophique et qui essayent d'éveiller la conscience des auditeurs. Expression courante : roots and culture. Ce genre est indépendant du soutien rythmique (il éxiste du roots digital et correspond plutôt à un état d'esprit. Toutefois il y a des paroles parlant de réalité (reality lyrics) qui ne peuvent pas être classifiées Roots. L'apogée de la musique roots se situe entre 1972 et 1982, bien qu'il y ai actuellement un fort revival roots en Angleterre.

RUFF NECK :
qui ne se laisse pas faire, s'écrit aussi roughneck.
 
S

SELECTOR :
La personne centrale du Sound System puisque c'est lui qui choisit les morceaux et les disques pour créer la meilleure ambiance. Il est perpétuellement àla recherche de nouveautés afin de les avoir avant tout le monde, pour que son Sound en ait l'exclusivité. De même, il faut qu'il possède un bon feeling pour savoir quel est le morceau qui correspondra le mieux aux qualités de tel ou tel chanteur ou DJ, celui qui chauffera la salle à blanc ou, à l'inverse, l'endormira définitivement. C'est aussi lui qui lève le bras de la platine (un pull up) quand le DJ ou le public le demande pour remettre le morceau au début (un come again ou un rewind) ou pour mettre la version afin que le DJ puisse toaster; le tout très habilement et rapidement.

SINGER : (ou singa) chanteur

SING JAY :
Qualifie un chanteur qui délivre sa mélodie de chant d'une manière rapide, en la cadençant comme un toast, quand il ne reprend pas certaines expressions de DJ. Un des premiers sing jay's : Johnny Osbourne. Autres artistes du genre Little John, et actuellement, Sizzla ou Anthony B.

SKETTLE ou SKETEL ou SKETELL:
Ce mot a fait son entrée, très remarquée, autour de 1995 dans le vocabulaire jamaïcain, au vu du nombre de disques le comprenant soit dans le titre, soit dans le thème. Il désigne la baratineuse, celle à qui l'on ne peut faire confiance à cause de sa vantardise ou de ses mensonges; c'est donc forcément une fille à problèmes et son nom rime souvent avec jezzebel ou go to hell. Signifie egalement une fille facile.

SLACKNESS :
Nom donné aux paroles de cul, genre X quoique mêlées d'un certain humour. Bien que ce genre soit décrié par certains, il est fort apprécié dans les dance halls et surtout par le public féminin, contrairement à ce que l'on pourrait penser. De tous temps, les paroles grivoises ont fait partie du patrimoine jamaïcain (par éxemple : "Pussy Galore" de Lee PERRY ou "Wreck A Pum Pum" de Lord CREATOR) mais sa poussée sur le devant de la scène est due à Yellowman, héritage que maintient Shabba Ranks.

SOUND BOY :
Au sens strict, il s'agit du petit garçon du sound - l'adulte étant le sound man - qui ne vaut pas grand chose puisque, quoiq'il fasse, il le fait mal : s'il est operator, le son est mauvais et s'il est selector, il ne connait pas les riddims, passe les selections n'importe comment et ses dubplates sont médiocres. Globalement, il ne sait pas rendre la dance vivante. C'est sans aucun doute l'injure la plus usitée dans les paroles clash, à laquelle sont souvent associées les épithètes dibby dibby ou idiot; ces dernières années l'insulte était poussée plus loin en traitant de sound boy de batty man.

SOUND SYSTEM :
Il s'agit d'une sono mobile ou discothèque ambulante avec une forte amplification et dans laquelle le chanteur ou le DJ intervient sur la version instrumentale du disque. Les premiers sound systems sont apparus à la fin des années 40. Un sound system est composé d'un selector, d'un operator et de plusieurs DJ et chanteurs. Pour le matériel, il dispose d'une ou deux platines, de plusieurs amplificateurs (la puissance du son est très importante et un bon sound system ne joue pas à moins de 10 Kw), équaliseurs, compresseurs, chambres d'échos, boites à sons et de haut-parleurs géants (boxes . Un sound system est jugé bon selon : la puissance et la qualité du son, la qualité des selections et dubplates. Le sound est certainement le phénomène le plus authentique de la musique jamaïcaine, puisque venant tout droit du ghetto. Sa popularité est devenue internationale. Bien que typiquement jamaïcain, le sound a été repris par d'autres musiques (rap,funk,soul ou techno). 

SUFFERER : pauvre, personne qui lutte pour survivre.

T

TEGEREG :
C'est l'expert, le connaisseur, celui qui maitrise le sujet. Majoritairement, ce mot revient dans les paroles slackness à travers l'expression punany tegereg.

TIGHTUS ou TITUS:
Qualificatif désignant les radins, immortalisé par le morceau du même nom de Captain Barkey en 1989.

TOASTER : chanteur très rapide

V

VERSION :
La version instrumentale d'un morceau, où le mixage met en avant les instruments avec quelques effets -mais nettement moins que dans le dub- par éxemple les "trous de basse". Les versions sont apparues au milieu des années 60 avec le Rocksteady quand le chanteur ou un musicien oubliait de venir !! A l'époque, cela s'appelait les "riddims solos"(solo de rythme). Puis les poducteurs en ont fait de plus en plus (un 7" ou 45 T jamaïcain est constitué d'une face vocale et d'une face version) car, outre l'attraction qu'elle exerçait sur le public, pas besoin de payer une seconde fois les musiciens ou l'artiste !! C'est sur les versions que le DJ ou le chanteur improvise ou interprète en direct dans le sound system. Par extension, on a appelé la version dub ou part 2 pour faciliter la tâche.

W

WICKED : méchant

WILD : terme jamaicain signifie bouger.

WOLF : loup en anglais. Pour les rastas un wolf est un faux rastas, un imposteur qui se pare des attribues rasta (dreadlocks) sans adhérer à sa philosophie.

 
YARDIE : Au départ, terme définissant les Jamaïquains qui émigraient. Maintenant il désigne ceux qui habitent l'île.


Z

ZION : Zion (Sion) est la terre promise, le paradis perdu : l'Afrique

Par Gismo6080 - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Samedi 17 décembre 2005 6 17 12 2005 16:57

Les Dread Locks

Apparues dans les années 1940 seulement. Avant les rastas avaient les cheveux courts et étaient barbus. Trois origines possibles des Dread Locks: d'une part, en référence à la Bible; d'autre part, un hommage aux racines africaines; enfin, peut-être empruntées aux Hindous.
Le terme "Dread" signifie terrible. En effet, les effets premiers des Dread Locks à ses débuts sont la peur et la suspicion de saleté. Aujourd'hui encore, on retrouve parfois ces mêmes idées de méfiance et de distance. C'est une rupture également avec les codes occidentaux, Babylone. Cependant, ce ne sont pas les Dread Locks qui font le rasta car ce dernier reste avant tout libre de ses choix, avec ou sans Dread Locks.

Les Tams
Il s'agit des bérets de laine que portent les rastas.

Les symboles éthiopiens
D'une part, le lion, symbole de la tribu d'Haïlé Sélassié, premier empereur d'Ethiopie et dernière réincarnation de Dieu sur terre. D'autre part, les couleurs du drapeau: vert (végétal), jaune (richesse du continent) et rouge (l'Eglise triomphante).

Les effigies de Bob Marley, Haïlé Sélassié et Marcus Garvey

Par Gismo6080 - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Samedi 17 décembre 2005 6 17 12 2005 16:58
Les rastas sont végétariens. La nourriture doit être naturelle, à base de grains, de fruits, de légumes et de poissons. Il est interdit de consommer de la nourriture en conserve, de la viande, du sel, de l'alcool et des coquillages. Dans le blog, vous pourrez vous familiariser avec la cuisine rastas. En effet, plusieurs recettes sont proposées.
Par Gismo6080 - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Samedi 17 décembre 2005 6 17 12 2005 17:00
Les femmes rastas ont le devoir de s'occuper de la cuisine, de l'éducation de leurs enfants et bien sûr de leurs hommes, sexuellement parlant. La polygamie est courante chez les rastas et les femmes ont beaucoup d'enfants. Il est strictement interdit aux hommes de partager leurs lits quand les femmes sont indisposées car elles sont considérées comme impures. De plus, elles ne doivent pas utiliser de moyens de contraception car les rastas refusent la médecine moderne. De même pour les écoles, elles sont les émanations directes de Babylone. Autant dire que les conditions des femmes n'ont connu aucun changement avec les rastas.
Par Gismo6080 - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Samedi 17 décembre 2005 6 17 12 2005 17:02

Etre rasta est un concept purement jamaïcain qui est né avec les souffrances quotidiennes des différentes cultures vivant sur l'île (Afrique, Asie, Europe). Les rastas n'ont pas de lieux de culte, pas d'églises, pas d'intermédiaires entre eux et Dieu. Bien que la Bible soit leur guide spirituel, ils sont libres de faire leurs propres choix. Même s'ils restent très individualistes dans leur foi, l'esprit communautaire est toujours vivace. La solidarité entre les hommes permet l'amélioration de leurs souffrances physiques et psychologiques quotidiennes, et la Bible, d'élever l'esprit vers un Dieu bien vivant. Les rastas sont contre le Système, les institutions et leurs représentants politiques, qu'ils nomment assurément BABYLONE.

Par Gismo6080 - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Lundi 26 décembre 2005 1 26 12 2005 11:08

Nom : Chanvre indien

Nom scientifique : Cannabis sativa

Autres noms : Cannabis, ganja, marijuana.

Résumé : Panacée capable de soulager et de soigner de nombreux troubles.

Description : Plante herbacée foisonnante, aux feuilles à plusieurs branches. Les pieds mâles donnent des fleurs, et les femmelles des sommités fleuries (têtes) et des graines.

Habitat et culture : Originaire d'Inde, Le chanvre indien est cosmopolite mais il pousse principalement dans les régions chaudes et tempérées. Il est aujourd'hui cultivé dans le monde entier aussi bien légalement qu'illégalement.

Parties utilisées : Feuilles, sommités fleuries, graines.

Constituants : THC (elle est d'ailleurs la seule plante à produire cette substance), de nombreux cannabinoïdes, flavonoïdes, huile essentielle.

Historique : La tradition Indienne dit que les dieux donnèrent aux hommes le chanvre afin qu'ils connaisent le courage, l'extase et d'intenses désirs sexuels. Une boisson à base de cannabis est d'ailleurs consacré au dieu Shiva. En Inde, les saddhus ou hommes saints fument le chanvre pour les aider dans leur méditation. Son usage remonterait jusqu'à 4800ans en Chine. La Chine est d'ailleurs le pays a en avoir pratiqué la culture depuis de nombreux siècles. Un prêtre taoïste signale en 500av. JC que le cannabis était consommé avec du ginseng pour avancer le temps et révéler les évènements futur. Certains botanistes chinois mentionnent les propriétés thérapeutiques du chanvre. L'empereur Shen-Nung serait celui qui a découvert ses propriétés médicinales. De même on a retrouvé des traces en Egypte remantant à 4000ans. Les Scythes faisaient des bains de vapeur avec. Selon la tradition du bouddhisme mahayana, le bouddha aurait vécu d'une graine de chanvre par jour durant les 7 étapes qui le menèrent à l'illumination. En Afrique, il est une tradition aussi bien médicinale que rituelle. On s'en sert comme anesthésique ou bien pour soigner le paludisme, l'anthrax... Le cannabis fut apporté en Amérique du sud par les espagnols au 16ème siècle; il se popularisa très vite au Mexique. Son usage est aussi très populaire en Jamaïque, principalement chez les rastafariens, adeptes d'une religion ou ils trouvent l'inspiration auprès de leur Dieu, Jah, en fumant du cannabis.

Informations : Le cannabis a aussi bien été employé pour ses propriétés médicinales que pour ses propriétés psychotropes. De même, il est aussi cultivé pour son excellente fibre naturelle.

Usages : Les feuilles et les têtes sont employées pour de nombreux troubles. Il soigne les affections douloureuses du tube digestif (ulcère, cancer...). Il est est très bénéfique pour les affections des voies respiratoires comme l'asthme et les bronchites. Il élimine la tension musculaire et soigne le glaucome. Dans certains pays, il est employé dans les traitements contre le sida et le cancer. Il a aussi une action efficace pour réduire les spasmes musculaires et détendre les muscles et serait utilisable dans le traitement des scléroses en plaques. Il calme l'hyperactivité cérébrale, les migraines, les névralgies, les affections urinaires et les troubles psychiques. Il soulage aussi les rhumatismes, l'arhrite et les douleurs menstruelles. D'autre part les graines (non psychotrope), sont très nutritives mais aussi laxatives.

Les dernières recherchent démontrent que le cannabis soulage un grand nombre de troubles et agit sur de graves maladies. Entre autres : Nausées et vomissements; le manque d'apétit, les douleurs, les migraines (plus efficace que l'aspirine!), les spasmes et convulsions; l'anxiété; les inflammations, le glaucome, l'asthme; le cancer (limite la prolifération des cellules cancéreuses).

Effets : Narcotique, anesthésique, apéritif, sédatif.

Source de l'article

Par Gismo - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Lundi 26 décembre 2005 1 26 12 2005 14:27

Hélène Lee est ce genre de femme que l'on rêve de rencontrer ...
L'auteur de Voir Trench Town et Mourir, est entrée à Libération en 1979 comme journaliste. Aujourd'hui, elle est La spécialiste incontestée en France du Reggae, et de la culture rasta. On dit d'elle aussi, qu'elle a largement contribué à faire connaître en France le reggae, puis les musiques de l'Afrique de l'Ouest.


Dans Voir Trench Town et Mourir, Hélène Lee nous invite à la suivre au cours de son enquête minutieuse sur ce quartier tout aussi mythique qu'effrayant, qu'est Trench Town. En essayant d'être toujours au plus proche de la réalité, en s'appuyant sur des témoignages aussi bien anecdotiques, qu'officiels. Nous nous promenons de Trench Pen, à Trench Town, des 30' aux 70', Hélène nous fait voyager dans le temps. On s'imagine quitter Back O'Wall pour rejoindre First Street regardant à droite et à gauche l'air un peu inquiet quand on arrive sur Spanish Road, et que le chauffeur de bus refuse de traverser le quartier car le climat est trop hostile... Les rivalités entre les « cousins » Manley et Bustamante, PNP et JLP, les circonscriptions garnisons, la C.I.A.
Tous ces conflits dépassent pour la plupart, les habitants de Trench Town, qui sont pris en otages, et sont contraints malgré eux à s'entretuer...
L'ouvrage d'Hélène Lee, est aussi un moyen de nous parler de Monsieur Robert Nesta Marley, de nous parler un peu de l'univers dans lequel il a grandi, de rencontrer des personnages mythiques comme Tartar... l'écoute de Trench Town Rock prend alors une toute autre dimension!


Si le style est parfois difficile à suivre, car Lee mélange avec peut-être un peu de maladresse dans son livre; récits d'aventures personnelles, témoignages, rapports de documents officiels, et faits historiques.
Le tout, reste une mine d'or de renseignements et d'informations, pour quiconque étant désireux, comme moi de découvrir un peu plus ce quartier mythique qui attire comme un aimant. 

Je vous conseillerai aussi de lire "le premier rasta" qui selon les critiques est l'un des meilleurs dans le genre.

Par Gismo - Publié dans : Le Guide du Rasta
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Samedi 15 juillet 2006 6 15 07 2006 14:22
Le Noël éthiopien, traditionnellement appelé « LEDET » , ou « GÄNNA » , se déroule le 6 ou le 7 du mois de janvier selon le calendrier grégorien qui est celui du monde occidental / européen, le 29 du mois de Tahäsas selon le calendrier julien qui est celui de l’Ethiopie.
Noël est en Ethiopie une fête considérée comme étant moins importante que la fête de Pâques, appelée Fasika  en amharique. Tout d’abord parce que la chrétienté orthodoxe éthiopienne se centre plus sur Marie que sur Christ, mais surtout parce que la mort de Christ est considérée comme étant plus importante que sa naissance. Ainsi Pâques sera plus largement fêtée que Noël en Abyssinie. Seuls les Ethiopiens pieux jeûneront avant Noël, un jeûne d’une durée de 40 jours, appelée « Tsomä Gahad », tandis que la globalité de la population procédera au jeûne
précédant Pâques.
La veillée de Noël est célébrée par un service religieux. Les pieux chrétiens et les pèlerins de toute l’Ethiopie se retrouvent dans toutes les églises des Hauts Plateaux. La foule reçoit des chandelles en arrivant vers le lieu de la cérémonie (ces chandelles peuvent être aussi achetées et distribuées aux prêtres pour la célébration), et après avoir allumé les bougies, la population marche autour de l’église à trois reprises, avant de s’arrêter et de masser autour de celle-ci des heures durant. Les cérémonies orthodoxes sont longues, et nécessitent la présence nombreuse du clergé. Les Prêtres dansent calmement, se balançant d’un côté à l’autre en rythme avec leurs sistres (percussions métalliques), tandis que les plus jeunes, les hommes les plus athlétiques se rassemblent autour d’un percussionniste frappant le käbäro, percussion traditionnelle éthiopienne), dansant et sautant, finissant presque dans un état de transe. Les choeurs se massent en dehors des cercles concentriques desquels sont faits les églises orthodoxes, et les garçons et hommes se séparent des filles et femmes lors de la procession, chacun de l’un et de l’autre côté de l’église. La cérémonie commence calmement, et se poursuit durant la nuit en crescendo, la musique qui émane de l’Eglise étant entendue au loin jusque tôt le matin.
Après la fin des cérémonies, le jeûne est cassé avec la traditionnelle et locale « enjära », galette préparée avec une céréale locale, le Téf . L’enjära sert à la fois de galette sur laquelle est placée le plat principal, mais sert aussi à porter la nourriture vers la bouche. L’enjära est généralement accompagné de doro wät , un ragoût de poulet en sauce épicé. Les alcools locaux, comme le tädj, sorte
d’hydromel confectionné à base de miel, complète le menu.
Au matin, une procession colorée fait son chemin en direction du sommet d’une colline toute proche, où un service est conduit. Trois jeunes hommes marchent en tête de la foule, fouettant de gauche à droite pour que les gens restent en ligne. Les plus pieux sont nourris avec le pain et le vin qui ont été bénis par les Prêtres. Après le service, tout le reste de la journée est consacrée à danser, à faire la fête, ou encore à pratiquer le rituel sport de Noël, le gänna, sorte de hockey sur gazon local qui se joue avec des crosses et des balles en bois, et où deux équipes adverses s’affrontent. Ce jeu est tellement populaire à cette période de l’année qu’il a donné son nom à la Fête de Noël !
L’endroit pour passer un traditionnel Gänna est la cité de Lalibäla , qui a été bâtie comme la Jérusalem éthiopienne par le Roi Lalibela au XIIème siècle. Il y a donc une connexion particulièrement forte avec Christ à Lalibela, et les pèlerins voyagent des jours durant de toute l’Abyssinie pour assister à des cérémonies colorées dans chacune des treize fameuses églises creusées dans le roc à flanc de colline. Dans la tradition éthiopienne, il n’y a pas l’arbre de Noël, cette tradition étant héritée des anciens cultes païens occidentaux, et repris par les Eglises d’Occident. Cependant, dans les grandes villes, comme Addis Abäba la capitale, l’arbre de Noël commence petit à petit à faire son apparition.
Aussi, toujours bien loin du monde occidental de consommation de masse et de gloutonnerie commerciale, le don des présents n’est pas répandu. Seuls les enfants reçoivent de simples et humbles cadeaux, tels des vêtements neufs. L’Empereur avait aussi l’habitude de distribuer des cadeaux aux enfants. Une cérémonie de Prêtres orthodoxes dans une rue pour Ledet, au premier plan on peut voir un joueur de Käbäro, percussion traditionnelle.

Source : Le mabraq
Par Le mabraq - Publié dans : Le Guide du Rasta
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