Texte libre

 


Ben bienvenue sur mon blog ...

Voici mon hommage au reggae ...

J'espère que tu passeras un bon moment à feuilleter (enfin facon de parler ) les quelques pages de ce blog !! Alors bonne visite

Et n'hésites pas à lacher des comm .... c'est fait pour ca.

Bless

Si tu veux m'écrire tu clik :)




N.B : Je n'ai pas la prétention d'avoir écrit tous les articles, Il s'agit pour moi de faire de ce blog un mémoire de mes recherches sur le reggae et la culture Rasta et que j'essaie de faire partager.

JAH bless

Vendredi 1 février 2008

Herbe, Wisdom weed, Kaya, Ganja, Kali, Sensie, Holliherb, Iley, The Grass, Jerusalem Bread, Sinsemilia, Collie, Lamsbread, Ishence, … autant d’appellations données par les rastas pour définir le cannabis.  Cet article n’a pas pour but de faire l’apologie d’une plante interdite dans nos pays mais d’essayer de comprendre comment et pourquoi, l’herbe dite « l’amie du pauvre » est aujourd’hui aussi encré dans la culture jamaïcaine.

 

Le cannabis de son petit nom latin « Cannabis Sativa » et communément appelé le chanvre indien serait né il y a IV millénaire avant notre ère  dans les steppes du Turkestan, ce qui correspond aujourd’hui à l’Asie centrale de l’ex-URSS et au Nord Ouest de la Chine. Encore de nos jours, l’herbacé continue de pousser naturellement dans ces régions. A l’époque, l’herbe était cultivée pour ses tiges donnant des fibres textiles, et les graines permettant la fabrication d’huile.

 

Oui mais alors, pourquoi les jamaïcains se sont t’ils retrouvés à faire pousser ? L’explication est simple, suite à l’abolition de l’esclavage en 1838, les anglais ont fait remplacé les esclaves africains par de la main d’œuvre indienne. Pour les indiens, la consommation de ganja est culturelle, ils l’utilisent lors de rituels religieux. Ils fument en l’honneur de la déesse Shiva, en lui adressant des prières en Hindi (le terme  « Jai » ! = Victoire ! lorsqu’ils prient est peut être à l’origine de l’adoption de « Jah » pour les rastas).

 

En 1894, une commission anglaise s’intéresse aux effets de la drogue et conclut dans son rapport qu’il n’y a aucune raison de l’interdire, vu qu’elle ne provoque ni violence ni rebellions dans le peuple, bien au contraire, il s’avère même que les hommes soient encore plus calme après consommation.  Les planteurs importent donc des bateaux remplis de weed, puis on découvre de nombreuses vertus à la plante verte : elle soigne les douleurs, elle est utilisée dans la fabrication de boisson tonique et comme épices dans les plats. Ils entreprennent donc la culture et la surnomme « l’amie du pauvre ».

 

Le gouvernement voyant que les pauvres s’étaient appropriés les cultures et le revenu apporté par l’herbe décide de proscrire la culture et la consommation du cannabis. Les mouvements opposés au gouvernement ont tout compris : les hommes sous l’emprise de la drogue parviennent à se soustraire de la mainmise de Babylon. En 1924, des lois sont votés mais rien n’y fait, Howell sur le pinnacle développe la culture et tout une marché autour de la ganja...

Par Gismo - Publié dans : Culture Rasta
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Dimanche 7 octobre 2007
Textes tirés d'une interview donnée par l'Empereur d'Ethiopie Hailé Sélassié Ier à Bill Mc Neil.

La Bible

En Ethiopie, nous avons une des plus anciennes versions de la Bible, mais quelque soit son ancienneté et en quelque langage qu'elle soit écrite, le mot demeure unique et prend la même signification. Le mot dépasse les frontières de tous les empires et toutes les conceptions de race. Il est éternel.

Vous vous rappelez certainement tous avoir lu dans les actes des apôtres comment Philippe a baptisé le fonctionnaire éthiopien. Nous reconnaissons cet homme comme le premier Ethiopien à avoir suivi les enseignements du Christ et depuis ce jour le nom de Dieu n'a cessé de grandir dans le coeur des Ethiopiens.

Pour ma part, j'ai appri à apprécier la Bible dès mon plus jeune âge, et mon amour pour elle n'a cessé de croître au fil du temps. Même au coeur de problèmes, j'y ai trouvé une source de confort infini.

« Venez tous à moi, vous qui travaillez dur et qui êtes lourdement chargés, je vous apporterais le repos. »

Qui peut résister à une telle invitation si pleine de compation ?

Grâce à ces expériences personnelles sur les bienfaits de la Bible, j'ai pensé que tous mes compatriotes devraient également pouvoir partager cette grande bénédiction. Et qu'en lisant la Bible, ils pourraient trouver leurs propres vérités.

Par conséquent, nous avons fait une traduction à partir des anciens écrits, dans un langage que les jeunes et les vieux parlent et comprennent. De nos jours, l'Homme voit tous ses espoirs et aspirations partir en miettes ; il est perplexe et ne sait pas vers où il dérive. Il doit se rendre compte que la Bible est un refuge et le point de ralliement de toute l'humanité.

En elle, l'Homme trouvera la solution à ses difficultés du moment, et des conseils pour ses actes à venir. A moins qu'il n'accepte consciemment la Bible et son grand message, il ne pourra pas espérer le salut. Pour ma part, je rends gloire à la Bible.


Lire et étudier la bible

A une personne qui ne reconnaît pas le Christ, je dirais que pour la première fois il est nécessaire de faire confiance en la toute puissance. L'amour est indispensable à la bonne conduite, de la manière dont nous l'a enseignée la Bible. Je ne saurais que lui conseiller de lire et d'étudier la Bible.

Je lui conseillerais également de tenir compte de la connaissance séculaire.
Plus il en connaitra, plus il comprendra ses besoins. Le besoin d'un bon créateur et le besoin de salut
aussi celui de vivre une vie en paix sur la terre.

Je lui conseillerais également d'apprendre et de penser par lui même des moyens avec lesquels il va servir le seigneur.
Grace à cette pensée et cette manière d'agir, il trouvera inévitablement la voie pour servir ses proches. C'est sa conduite qui determinera sa foi.

Si les chrétiens agissent en ce sens, si nous nous consacrons à cette tâche fondamentale, alors, ils connaitront un monde paisible et seront sûr de ne pas transgresser la volonté et les commandements de Dieu.


Question de Bill Mc Neil

>> Il y a sur terre des millions de chrétiens qui pensent que Sa Majesté Impériale est la réincarnation de Jésus christ ...


Oui, j'ai entendu parler de cette idée et j'ai aussi rencontré quelques rastafariens.
Je leur ai clairement dit que je n'étais qu'un homme, que j'étais un mortel ! Et, que je serais bientôt remplacé par la nouvelle génération.

Ils ne devraient pas faire cette erreur en supposant ou feignant que l'être humain émane d'une divinité.

Par Mkyjah - Publié dans : Culture Rasta
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Samedi 22 septembre 2007
Comme cela a été précisé dans l’article de Wiwi, la Jamaïque est une ancienne colonie britannique et n’accède à l’indépendance qu’en 1962.
C’est alors le Jamaican Labor Party qui dirige le pays avec une politique d’ « industrialisation par invitation », c’est-à-dire qu’ils invitent des sociétés étrangères à venir faire des affaires en Jamaïque. Le JLP gouverne le pays durant dix années sans jamais se soucier des difficultés sociales du peuple.

Mais en 1972, le People National Party accède au pouvoir avec à sa tête Michael Manley. Charismatique et proche du peuple, c’est avec une politique résolument de gauche qu’il devient Premier Ministre.
Il entreprend une réforme agraire, nationalise plusieurs compagnies importantes telles que l’électricité ou le téléphone, instaure l’égalité de salaire entre et femmes etc…
L’éducation publique reçoit 20% du budget en 1973, taux plus jamais atteint depuis. A la fin des années 1970, le taux d’alphabétisation dépasse 85 % en Jamaïque et l’île devient un modèle sur de nombreux points.

Malheureusement, le choc pétrolier de 1973 va entraver les entreprises de Manley.
La bauxite, qui est la principale richesse minière du pays, absorbe environ 30% du pétrole importé par la Jamaïque pour être transformée en alumine (exploitée pour obtenir de l’aluminium) et la facture pétrolière devient beaucoup trop importante.

Manquant de capitaux pour financer les mesures qu’il avait promises au peuple, Manley se tourne vers les USA pour obtenir un financement. En pleine Guerre Froide, les USA exigent en contrepartie la rupture de l’entente entre Cuba et la Jamaïque mais Manley refuse…

Manley se tourne alors vers le FMI (Fonds Monétaire International), dont le rôle est de financer des pays en difficultés financières en contrepartie de certaines réformes économiques, généralement ultra-libérales.
Le FMI va exiger une dévaluation du dollar jamaïcain, un gel des salaires et une réduction des dépenses publiques, étant incompatibles avec ses principes, Manley refuse ces mesures.
Les réformes piétinent. Le peuple s’impatiente. Le mouvement rasta et les chanteurs de reggae, qui avaient fortement soutenu Manley et le PNP, s’interrogent. Peu à peu, ils délaissent la politique, tandis que les gangs des ghettos, toujours liés à l’un des deux partis, plongent dans le trafic de drogue.

En 1978, la Jamaïque se tourne une nouvelles fois vers le FMI mais ce dernier exige des mesures plus drastiques encore : réduction des programmes sociaux, suppression des subventions aux produits de première nécessité, hausse des impôts ainsi qu’une liberté d’entrée et de sortie des capitaux. Cette fois, Manley plie aux exigences du FMI.
Cela entraîne la Jamaïque dans un désastre social et dès lors le pays ne peu plus atteindre les objectifs irréalistes fixés.
En 1980, Manley rompt avec le FMI mais il est trop tard puisque la CIA entamera, lors de cette année 1980, une campagne de déstabilisation du pouvoir.
Les capitaux fuient, les armes affluent et la Jamaïque est au bord de la guerre civile.

Manley, impuissant, veut redonner la parole au peuple et convoque des élections.
Cette campagne attisera la violence qui envahira les rues et fera plus de 700 morts.

Edward Seaga, adversaire principal de Manley, est un ancien représentant du FMI, un fidèle ami de Ronald Reagan et donc un partisan de la libre entreprise. Il est surnommé CIAga par les rastas de l’île.
Le PNP est écrasé, Seaga devient Premier Ministre et, comme par magie, la criminalité décroît en quelques jours, les capitaux reviennent et les touristes affluent à nouveau.
Le journal « Le Mond » parlera de coup d’Etat.

Durant les 8 années qui suivent, le sort de la Jamaïque se joue plus à New York, où se trouvent les bureaux du FMI et de la Banque Mondiale, qu’à Kingston.

En 1989, après 2 législatures Seaga, le PNP s’impose à nouveau mais Manley a bien changé, il se définit à présent en tant que socialiste pro-américain et est prêt à collaborer avec le FMI.
Il sera contraint de se retirer en 1992 des suites d’un cancer qui l’a affaibli et le vice-Premier Ministre Percival Patterson lui succède.
Dans la lignée des exigences du FMI, la politique de Patterson aggrave la dette jamaïcaine qui absorbe plus de 60% du budget du gouvernement en 2003/2004 contre seulement 9% pour l’éducation et 4% pour la santé.

En Jamaïque, un mouvement aura eu l’audace de vouloir décider par lui-même mais Manley ne resta pas fidèle à ses principes contrairement à un Allende qui paya cette fidélité de sa vie.
On peut donc voir Manley comme un symbole de la violence avec laquelle le FMI peut parvenir à imposer ses exigences.

Par RenO To Parano - Publié dans : Culture Rasta
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Vendredi 8 décembre 2006
On est en droit de se le demander vu que l'île ne fait pas plus de 212 km2... c'est tout petit, oui ! C'est la même superficie que certaines de nos régions, c'est pour dire !
Elle est située à un point stratégique des Etats-Unis, dans les Antilles. Elle s'est vu colonisée par pas moins de sept pays : la Hollande, l'Espagne, la Grande Bretagne, Malte, la France, le Danemark et les Etats-Unis.
On y parle donc un patois nourri de français, hollandais et anglais...


Si je vous parle de Ste Croix, ce n'est sûrement pas pour la beauté de l'île (même si on peut l'imaginer) mais plutôt pour les bonnes vibrations qui s'en dégagent...
Alors que le roots semble s'éteindre en Jamaique, le renouveau d'un reggae profond s'éveille sur les îles vierges et plus particulièrement à Ste Croix. On parle même de prochaine "Mecque du nu-roots" !
On y découvre une scène musicale surdéveloppée, en commençant par MIDNITE et INNER VISIONS qui ont fondé ce son si particulier à Ste Croix.
Du Rockers, Roots, Stepper au One Drop, en passant par le Dancehall, les différents styles ne manquent pas à l'appel.
RAS ATTITUDE offre un Dancehall "tranchant", BATCH une capacité vocale exceptionnelle. On se ravira des voix féminines comme DEZARIE, SISTAH JOYCE ou MADA NILE.

Hélas ce son ne parvient que difficilement à nos oreilles, en particulier en live... MIDNITE est venu pour la première fois en live au JA'SOUND de 2005, BAMBU STATION à celui de 2006 accompagné d'Iba...

Quelques groupes :
Abja, Bambu Station, Midnite, Dezarie, Niyo Rah, Mada Nile, Ras Attitude, Batch, Iba, Yahadanai, Pressure...



Pour écouter rendez-vous sur la radio du label d'I Grade > http://www.igraderecords.com/
Par Maeva to Parano - Publié dans : Culture Rasta
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Vendredi 3 novembre 2006
En 1517, les premiers bateaux d'esclaves noirs arrivent, originaires d'Afrique Occidentale dont la plupart appartiennent à la même tribu ghanéenne composée en grande partie de chasseurs et de guerriers.
Leur forte cohésion ethnique et leur culture achanti leur donne la force de résister à l'esclavage. Malgré les conditions dictées par les autorités du pays, ils continuent de pratiquer leur religion, le myal, dans laquelle la musique tient une large place, ils communiquent avec les morts à l'aide de tambours, et les obeahmen (sorciers, guerisseurs et prêtres)continuent à orchestrer la vie et les rituels du peuple.

Aux tranquilles Arawaks succèdent les maroons. Les populations d'esclaves qui ont peuplé la Jamaique ont été les plus indomptables et les plus difficiles à contrôler de toute l'histoire de l'esclavage.

De 1550 à 1650, l'île compte 1500 habitants, on y intensifie la production de sucre et les échanges pour l'exportation. Mais l'île n'interesse pas que les espagnols. En 1655, une expédition britannique forte de 38 bateaux et 8000 hommes ayant échoué dans la prise de St Domingue, s'empare de la Jamaique en lot de consolation. C'est la débandade pour les espagnols, certains esclaves sont libérés et fuient alors dans les collines pour y créer des villages fortifiés appelés palenques. Certains colons espagnoles tentent de les ralier à leur cause et leur fournit des armes pour lutter contre les britanniques.

Les anglais ont l'habilité de proposer la liberté et des terres aux marrons et signent un traité avec Juan Lubolo en 1660, qui les engage de se battre à leurs cotés. En 1670, l'espagne cède la Jamaique aux anglais.
L'île ne reste pas moins convoitée, les anglais subissent chaque jour les attaques des espagnols, des francais et des multiples pirates. Sous l'ordre de la reine tous les vaisseaux pourront etre pillés et détruits, c'est l'apparition des corsaires.

Henry Morgan devient le gouverneur de la Jamaique, le drapeau noir flotte sur la ville de Port Royale (la capitale)mais en 1692, un tremblement de terre les rapelle tous à l'ordre.
LA jamaique exporte sucre, cacao, coton, tabac et importe de plus en plus d'esclaves : 600000 hommes entre 1700 et 1810
De leur cotés, les marrons contnuen de se battre pour leur liberté. En 1729 , éclate la guerre des marrons qui se conclut 9 ans plus tard par un traité de paix. On reconnait aux marrons le droit de vivre libre mais confinés dans leurs terres.


(Tiré de "Tendance Rasta" aux éditions musiques & Cie)
Par Gismo - Publié dans : Culture Rasta
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Mardi 15 août 2006

Le  25 avril 1939, Albert Chang a acheté le Pinnacle, un domaine abandonné au-dessus de Bog Walk (où il possède une épicerie).  Pourquoi l'homme d'affaires a-t-il acquis cette propriété?  Que peut-il bien vouloir en faire?  E n'y a d'eau que quelques mois par an, pas de route, peu de terres cultivables.  Le domaine est trop loin de Spanish Town pour espérer en faire un lotissement.  Il n'intéresse pour le moment que les ramasseurs de nisbem'es (un fruit) et les entrepreneurs qui s'y approvisionnent en pierres.  Chang a-t-il sauté sur l'affaire sans réfléchir, alléché par le prix - neuf cents livres pour cent cinquante hectares?  S'est-il fourvoyé dans ses calculs, ignorant l'absence d'eau?  Cela ne ressemble guère au prudent Chinois, un des hommes d'affaires les plus brillants de sa génération.  S'il a acheté le Pinnacle, c'est dans un but bien précis : il va le revendre à Howell pour mille deux cents livres, avec un bénéfice de quarante pour cent.

Howell verse à Albert Chang un acompte de huit cents livres.  D'où les tient-il ? En 1935, son père est mort et Leonard a hérité de terres.  Est-ce le prix de leur vente?  Ou bien a-t-U trouvé acquéreur pour ses perles fines, ou collecté assez d'argent auprès de ses adeptes, qui se comptent maintenant par milliers?
De son côté, Chang n'a pas pris un gros risque.  Tant que Howell ne lui verse pas les quatre cents livres restantes, il garde les titres de propriété.  Dans le pire des cas, il conservera l'acompte et récupérera le Pinnacle.  Dans le meilleur, il empochera un bénéfice de trois cents livres et s'assurera la clientèle exclusive de la communauté de Howell.  C'est un gros marché, il le sait : sans doute a-t-il fourni à HoweR les « quatre cent quatre-vingts assiettes chinoises en émail et les cent kilos de riz » qui ont été volés à Port Morant!  Les rastas, en échange, approvisionneront ses magasins en ignames et en fruits.  Comme plus tard son homonyme de Kensington Roa
d, Albert Chang se dit sans doute qu'il doit bien y avoir une façon de mettre les chômeurs au travail dans l'intérêt de tous - et le sien au passage.  C'est précisément ce que Howell lui propose.  Il fera du Pinnacle un temple du travail.

Dès que la nouvelle est connue, les adeptes ne tiennent plus en place.  E n'y a rien sur les nouvelles terres, pas une cabane, à peine un filet d'eau, mais on s'y précipite.  Plus d'impôts!  Plus de police!  Plus de politicards véreux!  Plus de voisins haineux, toujours à vous épier!  C'est presque la Terre promise.  En un tournemain, ils se sont construit des cabanes de branchages et ont commencé à labourer.  C'est le printemps, la source coule encore.  Tandis que germe le maïs, ils posent les fondations des premières bâtisses, des maisonnettes d'argile à toits de palme.  On défriche.  Avec le tronc des arbustes, on fait du charbon de bois que l'on va vendre en ville.  On tanne le cuir.  Un cordonnier monte un atelier à l'entrée du Pinnacle, où il fabrique des sandales à semelle de pneu, les power shoes, qui deviendront célèbres dans toute la Jamaïque (mais le cordonnier n'est pas rasta, insistent les adeptes).  Bientôt les familles arrivent de St Thomas ou de Clarendon - beaucoup de mères seules avec leurs enfants.  Elles ont tout vendu et viennent se placer sous la protection du Gong.  On tente même de cette façon les célibataires de la plaine: « Si tu vas là-haut, le Gong te donne une femme... Mais il faut bosser! »
Les débuts sont excitants. John Carradine, reporter au Gleaner, se rend au camp et fait de sa visite un compte-rendu passionné.  Il a saisi le rêve de l'histoire. « Nous menons, lui a dit Howell, une vie socialiste. » Le dimanche, lorsque le journaliste demande à assister au culte, le Gong lui rit au nez : « On est ici pour travailler! » S'il espérait de la couleur locale, le reporter en est pour son argent; mais c'est un esprit moderne, qui s'émerveille de l'efficacité du système.  En même temps, il étudie l'homme Howell, et ce qu'il voit le rend méfiant.
Nous voulions une photo et nous avions vu quelques hommes assis bras ballants.  S'adressant à l'un d'eux, Howell ordonna sur un ton peu cérémonieux : « Remets-moi tous ces tire-au
-flanc au travail! » Les hommes sautèrent sur leurs pieds et se remirent humblement à l'ouvrage. [... ]
E n'y a très évidemment qu'une voix au Pinnacle, et c'est celle de Howell.  Tout le monde l'appelle Gong.  Il m'a confié qu'il n'aimait pas qu'on l'appelle « Monsieur » et qu'il avait dispensé la population de ce genre de formalité.  Mais son souci d'égalité semble s'arrêter là.  Personne n'est autorisé à oublier qui est le patron. [... ]
L'amoureux de la démocratie dira, après une visite au Pinnacle : « Vive la démocratie ». Car la perte de liberté individuelle est le mal inévitable et nécessaire, la condition sine qua non des États socialistes avancés.  L'homme lui-même force l'admiration par son esprit d'initiative, sa force de caractère, son talent.  Mais gardons-nous de nous avancer quant à sa personnalité.  Ses gens?  Devons-nous les louer ou les condamner?  Et si nous laissions la réponse au temps.

Avec l'été, la source est presque tarie.  Il faut descendre deux kilomètres plus bas jusqu'au Rio Cobre pour se laver.  La nouvelle d'une Terre promise s'est répandue, et la foule des démunis afflue, de plus en plus pathétique.  Beaucoup d'enfants sont affaiblis par la malnutrition.  Le Gong doit nourrir tout ce monde en attendant la récolte.  Vingt cuisinières font bouillir chaque jour la farine de maïs pour cinq cents personnes, mais les provisions s'épuisent.  Des épidémies se déclarent.  En novembre, dix-neuf membres du Pinnacle débarquent à l'hôpital de Spanish Town; huit décèdent, les autres sont transférés à l'hospice.  Oedème, anémie, malnutrition... En janvier 194 1, les services de santé envoient des inspecteurs, qui rendentcompte de conditions de vie très rudimentaires : il pleut dans les cabanes, les lits ne sont que des bat-flanc de bâtons juxtaposés, les latrines sont insalubres.  Mais au lieu de s'interroger sur la manière dont ils pourraient aider la population affamée, les ronds-de-cuir de la santé réagissent avec l'horreur instinctive de la petite bourgeoisie : écraser, annihiler, balayer de la face du monde cette abomination.  Ils enjoignent aux rastas de construire des latrines réglementaires, dans le but déclaré de les forcer à abandonner le camp.  Le directeur des services médicaux recommande aussi des inspections systématiques pour détecter et soigner les cas de maladie, en précisant que c'est pour affaiblir l'emprise du leader sur ses hommes ". Pour finir, ils mettent des amendes.  Les habitants du Pinnacle sont les pauvres des pauvres, mais l'establishment a trouvé un artifice pour leur soutirer quelque chose malgré tout : ils ne défèquent pas dans des trous carrés.
L'hiver 1941 se
ra difficile, mais les adeptes S'accrochent.  Ils parviennent tant bien que mal au début de l'été.  Lorsque arrivent les premières récoltes, les relations avec les voisins se sont détériorées.
Il y a parmi les démunis qui affluent au Pinnacle des gens de toutes sortes.  Howell contrôle leur conduite à l'intérieur du domaine, mais ü peut difficilement intervenir lorsque certains, tenaillés par la faim, vont piller les champs voisins.  Ils ont pris à la lettre les discours sur Ras Tafari, nouveau « maître de la terre », et ils ne font pas la différence entre le Pinnacle et ses environs.
D'ailleurs les limites sont floues.  Cent cinquante hectares, c'est immense, et l'on a dit à Howell que le domaine allait « de la crête de la montagne à la mer ». C'était sans doute vrai à l'origine, mais le Pinnacle, propriété de la Couronne jusqu'en 1932, a été grignoté de tous côtés par la vente de certaines sections habitables : Spencer's Pen, Tredegar Park... Il n'y a évidemment
 pas de clôture dans ce dédale de collines accidentées où tout le monde a pris l'habitude d'aller et venir librement.  Les fabricants de charbon de bois, par exemple, se déplacent de vallée en vallée sans trop se soucier des propriétaires - ils nettoient leurs sous bois et leur laissent quelques sacs de charbon au passage.  Mais au Pinnacle, où le charbon de bois est l'une des rares sources de cash, la situation est tout autre.  Lorsque les adeptes découvrent un four sur leur territoire, ils attendent que la combustion soit terminée et récupèrent le charbon.
C'est ainsi que s'amorce la première « affaire ». Deux charbonniers de Gordon Pen, Jeremiah Simpson et Nathaniel Osborne, ont demandé audience à Howell pour obtenir dédommagement de leur charbon « volé ». Le Gong vient à leur rencontre sur son cheval, entouré d'une foule armée de bâtons.  Après un jugement sommaire, les charbonniers sont fouettés.  Le plus âgé est si sévèrement battu qu'il doit être hospitalisé.  La police tient enfin le prétexte rêvé pour « écraser » le Pinnacle.  C'est le premier raid, celui de 1941.

"LE PREMIER RASTA" Helene LEE

Paru chez Flammarion

Par Gismo - Publié dans : Culture Rasta
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Vendredi 11 août 2006
Les Falashas (les juifs noirs d'Ethiopie) sont des émigrés de la côte d'Abyssinie qui se sont réfugiés sur les hauts plateaux d'Ethiopie (village du Tigré) suite à leur conversion à la chrétienté.
Ils descendraient de la tribu de Dan qui se serait dispersée eu Yemen et en arabie.

Origine :
La famille royale éthiopienne aurait une lignée sémite, l'Ethiopie ayant été gouvernée par une dynastie appelée "negus-nagast" et venant de la péninsule arabique. Cette dynastie remonterait à Menelik, le fils du roi Salomon et de la reine de Saba.

Le lion de Juda est alors resté un symbole "impérial" jusqu'à Haïlé Sélassié, le dernier empereur.

La langue est le guez, langue sémite, la bible éthiopienne est d'ailleurs écrite en guez.

Les Falashas (terme éthiopien signifiant " étrangers ") sont également connus sous le nom de " Beta Israel " : " Maison d’Israël ".

Selon la légende, ils seraient les descendants des Juifs qui ont raccompagné Menelik dans le pays de ses ancêtres. D'un point de vue scientifique, ils appartiendraient à une ethnie locale : les " Agaou " qui se serait convertie au Judaïsme sous l'influence des Juifs d'Arabie et d'Egypte, bien avant l'invasion de l'Ethiopie par les tribus arabes.

Les Beta Israel ont forgé un royaume lors de leurs luttes permanentes contre leurs voisins et contre le pouvoir établi du Negus. Ces luttes ont duré près de 13 siècles. Au 17ème siècle, le Negus réussit à les asservir.

Les Beta Israel ont été retrouvés perdus, dans un dénuement matériel et spirituel total en 1830 par des anglais. Deux français Joseph Halévy et Jacques Faitlovicz ont permis leur réhabilitation en tant que juifs. (entre 1867 et 1949)

Lors de la révolution marxiste, les Falashas étaient menacés "d'extinction" quand deux vagues successives d'émigration vers Israël ont permi de les sauver. Les opérations Moïse en 1984 et Salomon en 1991 sont dans toutes les mémoires.

Aujourd'hui il y a 75 000 falashas en Israël dont le gouvernement continue à faire venir les parents non Juifs, les " Falash Moura " (20 000).
Par Gismo - Publié dans : Culture Rasta
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Samedi 29 juillet 2006
O-o-oh! O-o-ooh! Oh! Don't try to cold me up on this bridge, now.
I've got to reach Mount Zion -
The highest region.
So if you a bull-bucka,
Let me tell you this -
I'm a duppy conqueror - conqueror. Oh, yeah!


Dans l'une de ses chansons, Bob parle d'un "Duppy Conqueror" , un chasseur de fantôme.
Mais qu'est ce que le duppy ?
Le duppy provient d'une légende africaine et que l'on retrouve aussi chez les habitant de l'ouest de l'Inde, qui hantent l'esprit des rastas.


Il s'agit d'une sorte de fantôme que les habitants raniment pour qu’ils accomplissent certains services, comme par exemple des vengeances.

Pour réveiller un Duppy, il suffit de répéter le nom d’un mort au dessus de sa tombe. Après quelques instants, le Duppy se lève et attend alors les ordres de la personne qui l'a réveillé.
On dit qu'il est préférable que celui qui réveille soit un parent de celui qui l’appelle, au risque sinon que le fantôme attaque au lieu d’obéir.

Un Duppy n’est pas capable d’accomplir des tâches utiles et, même quand on lui a donné l’ordre d’attaquer quelqu’un, il peut seulement souffler sur sa victime ou la toucher, ce qui la fera vomir ou entrer en convulsions. Quand il a réussi sa tâche, on le récompense en plaçant du rhum et du tabac sur sa tombe.

Celui qui craint le Duppy peut l’écarter en jetant des graines de tabac autour de sa maison.
Par Gismo - Publié dans : Culture Rasta
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