Burning Spear

Publié le par Gismo

Cela fait maintenant plus de trente ans que le bon vieux Burning Spear (Winston Rodney) égraine le monde de son reggae roots (même si comme beaucoup de groupe reggae, le côté commercial et « blockbuster » a eu raison de lui en le transformant en disco ragga). Pendant 30 ans, ce jamaïcain né le 1 mars 1945 n’a eu de cesse de prêcher la bonne parole du rastafarisme, du retour à la terre, de la paix et des symboles mystiques dont est emprunt la jungle des îles. Cette « lance enflammée », surnom qu’il tient du premier ministre du Kenya indépendant, se plantera de nombreuses fois dans l’esprit et le coeur des auditeurs, surtout avec ses premiers albums dont le très bon "Social Living", paru chez Island Records, comme de bien entendu.

« Je vais vous dire comment tout a commencé, explique Burning. J’étais en train de marcher dans les montagnes de St Ann, l’esprit ailleurs, sans savoir où j’allais vraiment. Soudain, je me suis mis à courir chez Bob Marley, là aussi sans bien savoir pourquoi. Fourche à la main, Bob était en train de rejoindre sa ferme en tenant un âne sur lequel était accrochés des plantes et des outils. On a papoté un peu et je lui ai demandé où je pouvais m’adresser pour faire de la musique. Et Bob a dit « ok man, essaye de voir ça avec Studio One ».

C’est en effet dans le fameux studio jamaïcain que Burning enregistre ses deux premiers albums, « Burning Spear » et « Rocking Time » au début des années 70. Ce n’est qu’au milieu de ces années-là qu’il rentrera chez Island. Il se fait déjà remarquer par cette voix bien particulière qu’on dirait sortie tout droit d’une caverne près de la plage, un peu nasillarde et comme « cotonneuse », mélange de douceur et de nostalgie, de vaudou et d’enfance ensoleillée. Cela est flagrant dans la chanson « Jah No Dead » qu’il chante a capella dans le très beau film "Rockers" de 78. Il y a quelque chose chez lui de plus « terreux » que Marley ou Tosh, de plus sombre aussi, un peu comme quelqu’un qui annoncerait l’imminence d’un orage sur les côtes en faisant tourner une crécelle.

Surtout, Burning Spear s’est fait très rapidement l’ambassadeur du rastafarisme et des paroles de son fondateur Marvus Garvey. Ce dernier, d’origine jamaïcaine, a été pendant les années 20 aux States l’instigateur d’un « retour à la terre » (en l’occurrence l’Afrique), véritable précurseur du mouvement Black Panther qui verra le jour dans les années 70. Marcus Garvey sera emprisonné et exilé en Jamaïque. A la Suite de Garvey, la « lance enflammée » continue de proclamer haut et fort « one aim, one god, one destiny » (un but, un dieu, un destin).

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manon 22/05/2008 17:23

hé man!!! kommentu gère serieux....franchemen jtrouv sa trokoolse ketu fai.. en plus jaivu burning spear enconcert a caen et c'etait trop for!!!laje vaialler voir tiken jah et sa va peter grave!!!!! bravo et surtou kontinu komm sa!!!!