Texte libre

 


Ben bienvenue sur mon blog ...

Voici mon hommage au reggae ...

J'espère que tu passeras un bon moment à feuilleter (enfin facon de parler ) les quelques pages de ce blog !! Alors bonne visite

Et n'hésites pas à lacher des comm .... c'est fait pour ca.

Bless

Si tu veux m'écrire tu clik :)




N.B : Je n'ai pas la prétention d'avoir écrit tous les articles, Il s'agit pour moi de faire de ce blog un mémoire de mes recherches sur le reggae et la culture Rasta et que j'essaie de faire partager.

JAH bless

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Biographies

Samedi 17 décembre 2005



Robert Nesta Marley naît le 6 février 1945 à St-Ann, dans la paroisse de Nine Miles. Fils d'un capitaine blanc de la marine parti une fois son forfait commis et d'une paysanne jamaïcaine noire, il découvre la difficulté d'être métisse, pris entre deux mondes qui s'ignorent. Adolescent, il quitte la campagne pour Kingston, comme beaucoup de jamaïcains que la misère poussent vers les villes. Pourtant, le travail y est rare et Bob vit à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse, dans une promiscuité bien peu poétique au premier abord. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent les tubes de Rythm'n'Blues entendus sur les radios de Miami.


    Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, de façon désordonnée. Le taux de chômage était alors de 35 %. Il venait de laisser tomber son job de soudeur. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste. En 1964, il forme les Wailing Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement "Coxsone" Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee "Scratch" Perry. A chaque fois la collaboration est fructueuse sur le plan artistique mais décevante sur le plan financier. En Jamaïque, les droits d'auteurs ne signifient pas grand chose, et même les chanteurs à succès ne parviennent pas, alors, à vivre de leur production. Les Wailers ne perçoivent que très peu d'argent tout en étant d'énormes vedettes locales. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady. La compétition, alors, est rude. Pour beaucoup de jeunes du ghetto, la musique constitue un espoir de sortir de la misère. En 1971, la chanson Trenchtown Rock cartonne dans toute l'île.

    Jusqu'en 66, d'ailleurs, la musique de Bob Marley reposait encore pour une très large part sur cette glorification du style de vie urbain des voyous jamaïcains. De Rude boy à Steppin' razor, l'hymne des caïds de Kingston chanté par Peter Tosh, en passant par Rule them ruddy ou I'm the toughest (aussi chanté par Peter, et repris par une foultitude d'artistes, dont Johnny Clarke et I-Roy), le jeune Marley assumait le style 'rocker' pour épater la galerie. Il faut attendre sa rencontre avec Mortimo Planno, figure tutélaire du mouvement rasta à Kingston, pour que Bob se laisse pousser les dreads et laisse tomber les bracelets cloutés. Peu après, Vernon Carrington – "Gad the prophet" pour les Rastas et fondateur de l'Eglise des 12 tribus d'Israël – poursuivit l'éducation spirituelle de Bob Marley, bien que la star se défendra plus tard d'avoir eu besoin de quiconque pour trouver sa voie (c'est bien naturel) :
"You have to look inside yourself to see rasta. Every Black is a rasta, dem only have to look inside themselves. No one had to tell me. Jah told me himself. I and I look inside I self and I saw Jah Rastafari".

    Gad révéla donc à Bob le secret des 12 tribus d'Israël, selon lequel chaque personne appartient à une de ces tribus en fonction de son mois de naissance. Pour Bob, c'est clair, il est né en février, donc il appartient à la tribu de Joseph. D'ailleurs, dans Redemption song, Bob se présente comme la réincarnation de Joseph, fils de Jacob : "but my hand was strenghtened by the hand of the almighty".

    A la fin des années 60, les Wailers devinrent le premier groupe jamaïcain populaire à faire de la philosophie et des rythmes rastas le fondement de leur musique. Les Wailers avaient accompli un chemin musical et spirituel d'envergure, donnant naissance à un mouvement culturel original et infléchissant l'évolution du reggae comme aucun autre artiste. Depuis un titre comme Simmer down, (1964, morceau écrit par Bob Marley et enregistré au Studio One) où le jeune Bob Marley s'époumone sur un beat très ska avec un chorus reprenant le refrain, le groupe a imprimé une marque indélébile à cette musique.

    "I and I are of the house of David. Our home is Timbuktu, Ethiopia, Africa, where we enjoyed a rich civilization long before the coming of the Europeans. Marcus Garvey said that a people without knowledge of their past is like a tree without roots".

    Bientôt, la plupart des stars du reggae devinrent rastas et, en retour, le reggae devint le principal vecteur d'expression de la culture rasta et de ses revendications. Des chanteurs comme Marley devinrent plus que des amuseurs. Ils étaient des révolutionnaires (revolutionnary workers) et des représentants des pauvres de Kingston, chez qui leur message arrivait par la radio, comme dans tous les foyers de l'île.

    "Them belly full but we hungry/ A hungry mob is an angry mob/ A rain a fall but the dirt is tough/ A pot a cook but the food no' nough".

    Par ces mots simples chantés avec une voix squelettique, Marley diffusa au sein du peuple jamaïcain des éléments de conscience politique. Il s'en prit au système raciste (skinocratic system) de la Jamaïque, qui plaçait les blancs en haut de l'échelle sociale, les mulâtres au milieu et les noirs en bas. Dans Crazy baldhead, il chante :

"Didn't my people before me/ Slave for this country/ Now you look me with a scorn/ Then you eat up all my corn".

    En 67, Marley cessa d'enregistrer, quitta Kingston et retourna dans son village natal de St. Ann mountain. Dans ces collines, il conclut son engagement envers Jah Rastafari, donnant une inclinaison définitive à sa vie, à sa musique et au mouvement rasta lui-même. Pendant un an, Bob adopta le style de vie rasta. Lorsqu'il revint à Kingston à la fin de 68, il s'engagea dans le combat musical grâce auquel il demeure célèbre. Ironie du sort, Marley s'était isolé au moment où le monde changeait, où la jeunesse exprimait son ras-le-bol et son désir de nouveauté, comme si cet isolement avait été nécessaire, au milieu de la fureur, pour venir proposer aux masses occidentales une nouvelle spiritualité.

    Les premières chansons à connotation religieuse de Bob Marley parurent en 1968. Il s'agit de Selassie I is the temple, Duppy conqueror, Small axe et Trench town rock.

    Pour Marley comme pour de nombreux rastas, les noirs sont une tribu perdue d'Israël. Ils se considèrent comme les véritables Hébreux et tiennent les occupants actuels d'Israël pour des imposteurs.

    Bien que certains rasta extrémistes (secte Nyabinghi) considèrent qu'il faut tuer l'oppresseur blanc, tous les rastas refusent de porter les armes. Comme l'explique Bongo-U, un guérisseur rasta de Montego Bay, "La violence est laissée à Jah. Seul Dieu a le droit de détruire". Les Rastas croient à la force spirituelle et au pouvoir des éléments : tremblement de terre, le tonnerre, l'éclair. Selon le précepte biblique, les Rastas s'interdisent de manger lorsque d'autres meurent de faim. Ils vivent en communauté, partageant leurs biens et s'échangeant des services.

    Au milieu des années 60, lorsque la violence connut de nouvelles flambées dans les ghettos de Kingston Ouest, la police et le gouvernement s'en prirent aux Rastas, brûlant leurs maisons et les mettant à la rue. Au plus fort de la répression, les forces de police détruisirent le quartier de Black o' wall, un endroit du bidonville où vivaient de nombreux rastas, dans des cabanes faites de bois et de tôle. A l'aube, alors que la population dormait, les policiers arrivèrent à la tête d'un convoi de bulldozers pour raser l'endroit. Dans la panique, beaucoup de femmes, d'enfants et d'hommes furent blessés et nombreux furent arrêtés. Ces épisodes inspirèrent un grand nombre de reggaemen, qui trouvaient là matière à actualiser leur combat contre l'oppression, contre l'injustice et contre Babylone, ancrant le reggae dans une réalité politique, géographique et sociale particulièrement passionnée.

    Naturellement, la répression dont était victime le mouvement rasta, loin de l'affaiblir, renforçait sa popularité. Ses effectifs continuèrent d'augmenter tandis que le style rasta imprégnait désormais toute la société jamaïcaine. A l'étroit dans les villes, les Rastas historiques encouragèrent bientôt les jeunes à développer des communautés à la campagne, loin du "shitstem" (= système de merde). Les Rastas ont une culture de l'autonomie, fondée sur la pêche, la culture et l'artisanat. Cet appel à déserter Babylone se traduisit par une profusion artistique, les peintres, les sculpteurs sur bois et tous les autres Rastas doués d'un quelconque talent se mettant à transformer de nombreux endroits de l'île – à commencer par Kingston – en un lieu d'exposition et de méditation autour d'objets et de compositions de toutes sortes. Ce dynamisme culturel attire aujourd'hui un grand nombre de touristes sur l'île. Néanmoins, le principal impact de ce mouvement concerne le reggae, vers lequel affluèrent un grand nombre de jeunes dés½uvrés, auparavant engagés dans des bandes et cherchant désormais à gagner leur vie et à développer leur talent dans la musique. Un type comme Dillinger est représentatif de cette mouvance des "rude boys" transformés en reggaeman – certes survolté – par l'influence des communautés rastas.

    En 72, durant les mois qui précédèrent les élections, le Premier Ministre Hugh Shearer, leader du Jamaican Labour Party, décide d'interdire la diffusion des chansons rastas à la radio. Ces efforts étaient dérisoires, le reggae étant partout dans l'île, un marché noir très animé s'étant même développé à l'occasion de cette interdiction. Le JLP fut d'ailleurs défait cette année là, tandis que Michael Manley, leader du People's National Party, devenait Premier Ministre. Bien que Marley se défendait de faire de la politique ("Me no sing politics, me sing bout freedom"), il devint de facto une force électorale avec laquelle il fallait compter. Les deux camps eurent l'occasion de le récupérer (en le citant) ou de le poursuivre en justice.



    Comme les Rastas sont en contact direct avec Dieu – ils lisent au moins un chapitre de la Bible chaque jour – ils n'ont pas besoin d'intermédiaires. De là le rejet de tous les systèmes, qu'ils soient politiques, commerciaux ou administratifs. De même, le mouvement ne peut pas avoir de clergé ni de leader.
En 72, alors que les Wailers travaillent sur une musique de film pour Nash en Angleterre, celui-ci les laisse en plan, partant aux États-Unis pour la promo d’un de ses disques. Les Wailers sont au bout du rouleau : Peter et Bunny ne supportent plus la grisaille londonienne, et veulent rentrer au pays. Déprimés et fauchés, les Wailers sont au point de rupture, lorsque Bob décide d’aller voir Chris Blackwell, le patron d’Island, une toute jeune maison de disque. Fils d’une famille de planteurs jamaïcains, élevé sur l'île et fan de ses musiques populaires, Blackwell connaît évidemment les Wailers. Il les engage, leur concède une avance et se montre pressé d’entamer une collaboration prometteuse.

    Bob Marley et les Wailers éditeront une dizaine d’albums chez Island. Tous furent disques d’or (500 000 albums vendus) en Europe et au Canada. Deux furent disques d’or aux États-Unis (Rastaman Vibration et Uprising).

Par Gismo6080
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Samedi 17 décembre 2005

Né à Church Lincoln (Westmoreland) en Jamaïque le 9 octobre 1944, Winston Hubert Macintoch dit Peter Tosh n'a pas connu son père. Sa mère (Alvera Coke) pauvre adolescente ne pouvant l'élever le confie à une tante dans la ville côtière de Savana La Mar. Personne dans sa famille n'avait les moyens de lui assurer une éducation décente mais il était très déterminé et talentueux.
Jeune adolescent, Peter s'installe à Denhamtown l'un des quartiers chauds de Kingston. Il partage son temps entre la rue, l'école et la chapelle du quartier. Dans la rue, il vit de petits "business". Comme tous les ghetto boys, il côtoie les jeunes kids de Trenchtown. Tosh n'a pas beaucoup souffert du "milieu" car son arrogance et sa grande taille le mettaient à l'abri des surprises désagréables. Il était respecté par ses pairs. Bien sûr il eut quelques démêlés avec la police pour détention de ganja, violence et surtout pour ses idées politico-philosophiques. La crise économique des années 60 rend la vie insupportable aux jeunes du ghetto. La drogue et la misère participent à l'explosion de la criminalité et les brutalités policières n'arrangeaient pas du tout les choses. La tension était permanente dans les quartiers pauvres de Kingston. Le déclin de l'agriculture jamaïcaine amplifie l'exode rural et l'explosion démographique dans les ghettos.Tout naturellement Peter cherchait une issue à sa situation. Il dit avoir vécu et vu des choses horribles à Trenchtowm. Il fréquentait épisodiquement la paroisse mais pas pour le catéchisme ni pour écouter les "bonnes paroles" du pasteur (pourtant il était très croyant) mais pour avoir accès à la guitare que le pasteur lui confiait de temps en temps. Très vite, ses dons pour cet instrument furent remarqués. Il était aussi un bon pianiste très tôt. Ce surdoué se mit aussi à la chanson en intégrant la chorale. Mais Peter s'ennuie très rapidement car les répétitions de chants spirituels laissaient peu de place à des improvisations et à l'éclosion d'un talent personnel. Et surtout ses idées révolutionnaires dérangeaient les gardiens de l'ordre moral et politique. L'église officielle et la police ne voyaient pas d'un bon oeil l'avènement de ce mouvement qu'est le rastafarisme. Peter Tosh n'avait-il pas demandé publiquement la légalisation de la marijuana ? Peter chantait dans la rue contre quelques shillings. Il dénonçait la manipulation mentale de l'église qui encourageait la diabolisation et la marginalisation des rastamen du ghetto.

Tosh fut influencé par le Blues , la Soul et surtout le Ska. Le Ska véhiculait des messages de rebellion, d'encouragement et de prise de conscience. C'était aussi la période des indépendances dans le tiers-monde, l'époque du black power. Le Ska rencontra un grand succès auprès des jeunes du ghetto. Peter Tosh essaya des mélanges de genres musicaux assez surprenants. Il perfectionna sa guitare et sa voix. C'est aussi à cette époque que le Ska fut détrôné par le Rock Steady (plus rythmique) qui deviendra plus tard le Reggae. A la même époque, un certain Robert Nesta Marley cherchait aussi sa voie. Bob avait rencontré Joe Higgs un artiste qui avait une autorité morale sur les jeunes du ghetto. Higgs était un modèle pour Bob Marley. Rappelons que Bob aussi était privé de père et trouvait en Higgs un maître sur le plan musical et le père qu'il n'avait pas connu. Bob et son copain Bunny Livingstone (Bunny Wailer) ont rencontré Peter Tosh lors d'une séance organisée par Higgs. Peter Tosh très bon guitariste et chanteur talentueux se joint à Bob et Bunny pour former un trio qui aura pour nom "The Wailing rudeboys", puis "The Wailing Wailers" et enfin "The Wailers". Ainsi naquit le plus célèbre des groupes reggae.
Sous la direction de Joe Higgs , de Coxsone Dodd, de Lee Scratch Perry et enfin de Chris Blakwell (de chez Island) le groupe enregistre plusieurs albums. Certains albums étaient pressés à quelques dizaines d'exemplaires seulement, juste de quoi rembourser les frais de location de studio et s'acheter une paire de chaussures ou un costume neuf. Le chaos économique et social qui régnait en Jamaïque à cette époque favorisait les piratages de disques d'autant plus que les radios officielles programmaient très peu de reggae. Cette musique de par le message qu'il véhicule était jugée subversive. Les premiers disques des Wailers étaient bien accueillis par le public lassé d'écouter la pop anglo-américaine dont on l'abreuvait. Les Wailers ont trouvé leur voie. Ils rencontrent le succès mais étaient fauchés.
 
Tosh est devenu une grande pointure dans la galaxie reggae. Mais avec le temps ses productions discographiques devenaient de plus en plus rares. Le public a attendu quatre ans la sortie de son dernier disque. Il s'est éloigné un peu de la scène et voulait entamer une carrière de producteur. Il se proposait d'aider les jeunes artistes de son pays. Il n'a jamais renié son style, il n'acceptait pas les compromis. Il a toujours défendu ses convictions. Il n'est jamais tombé dans la facilité et n'a jamais fait du reggae commercial soft, ce qui est un exploit quand on connaît la pression du lobby des maisons de disques.
Le 11 Septembre 1987 au soir, trois pseudo-cambrioleurs armés font irruption chez lui et l'assassinent. Sa femme et ses invités qui étaient présents furent blessés. Parmi les meurtriers se trouvait une ancienne connaissance de Peter Tosh
.
Les circonstances de sa mort restent floues. On parle d'un marché que Peter n'aurait pas respecté, d'un règlement de compte, de la police politique, des services spéciaux d'un pays (CIquelque chose, peut etre). Signalons aussi que Peter Tosh et un ami étaient sur le point de prendre le contrôle d'une station radio très populaire en Jamaïque et voulaient transformer cette radio généraliste (la seule independante en Jamaïque) en une radio 100% reggae. Les discussions étaient tendues. Cette radio était considérée comme un instrument potentiel de propagande, un outil stratégique, voire une arme. Peter avait beaucoup d'ennemis. Ce qui est certain c'est qu'il a été victime d'un complot ou d'un contrat. Peter Tosh gênait beaucoup de gens. L'un de ses meurtriers est aujourd'hui en prison après un procès expéditif et une délibération record de 11mn. Les deux autres assassins courent toujours. Le mystère qui entoure sa mort contribue à entretenir le mythe et la légende du personnage.
Par Gismo6080
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Samedi 17 décembre 2005
Le chanteur reggae Anthony B, de son vrai nom Keith Blair, naît à Clarks Town en Jamaïque. Durant sa jeunesse, il se produit dans des églises puis fait ses débuts en tant que DJ avec le sound system local Shaggy Hi-Power. En 1988, il s'installe à Portmore et sort son premier disque The Living Is Hard en 1993. Son premier album sort trois ans plus tard et s'intitule Real Revolutionary. Il est suivi de Universal Struggle un an plus tard. Anthony B revient en 1999 avec Seven Seals. Deux ans plus tard il sort un nouvel opus More Love. En 2002 paraît un live enregistré lors de son passage à Toulouse Live In The Battle Field.
Par Gismo6080
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Samedi 17 décembre 2005
C'est le premier fondateur d'une communauté rasta. Né en 1898 en Jamaïque, il vit à New York dès l'âge de quatorze ans car il est témoin d'un meurtre. En 1920, il s'installe à Harlem. Il est alors guérisseur. Il retourne à Kingston en 1930 alors que le pays est en crise. Il réussit à propager l'idéologie rasta mais il est emprisonné pendant deux années en 1934. Et de nouveau arrêté en 1938 et enfermé à l'asile pendant un an. C'est en 1940 qu'il créé la première communauté rasta, appelée "la communauté du Pinnacle", la terre promise du rasta. Cette communauté est régie par plusieurs règles comme la solidarité mais aussi des règles s'inspirant directement de l'ashram indien tels que le régime végétarien, la ganja, les Dread Locks ou encore la méditation. Constituée de plus de deux milles rastas, la communauté du Pinnacle prend fin en 1958. Violemment persécutés par les autorités coloniales, les rastas ont une mauvaise image et se retrouvent dans les ghettos. C'est depuis les années soixante que date leur mauvaise réputation, une réputation empreinte de violence malgré une origine non-violente des rastas. Ainsi voit le jour une nouvelle génération de rastas urbains avec ses codes, dont le reggae. Quant à Leonard Percival Howell, il meurt en 1981 dans un hôtel luxueux dans lequel il a vécu depuis la fin des années 1970.
Par Gismo6080
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Dimanche 18 décembre 2005



Récemment endeuillés par le décès d’Augustus Pablo, les amateurs de reggae déplorent aujourd’hui celui de Dennis Brown, disparu un premier juillet 1999. Comme Pablo, Dennis Brown avait troqué son chalice pour une pipe à crack, dans laquelle il a fini par se noyer, à 42 ans. Superstar jamaïcaine, beau, riche et talentueux, Dennis Brown disparaît comme les junkies clochardisés des ghettos de Kingston ou de Miami, révélant l’extrême ambiguïté du reggae contemporain, qui emprunte autant à la violence urbaine des gangs (façon slakness) qu’à la culture rasta.

Rasta, Dennis Brown le fut. A la mort de Bob Marley, les Jamaïcains le désignèrent comme son successeur, lui donnant même le titre de Crown Prince of Reggae. Né à Orange Street (surnommée Beat Street), où naquit le son roots dans les années 70, Dennis Brown connut il est vrai le destin des génies. Star à 9 ans, coaché à l’époque par le grand producteur Derrick Harriott, il fit partie du Soul Syndicate, qui accompagna notamment King Tubby. L’album Freedom sounds in Dub constitue le chef-d’œuvre de cette collaboration tandis que le brillantissime 17 North Parade donne un aperçu des productions du Soul Syndicate avec quelques artistes de l’époque, rassemblés au Randy’s Studio. Dennis Brown joue avec King Curtis, Nina Simone et autres stars américaines, avec lesquels les musiciens jamaïcains partagent le goût de la soul music.

En 1969, Dennis Brown entame une carrière solo avec son premier tube, No man in an island, produit par Coxsone Dodd, dénicheur de talent et producteur phare de l’époque. Encore adolescent, Dennis Brown devient le chouchou du public grâce à sa voix douce et chaloupée, acquérant le même statut qu’un Johnny Clarke ou qu’un Gregory Isaacs. Money in my pocket, Girl I’ve got a date, Promise Land, Love and Hate, Love Has Found Its Way, Cassandra ou Some like it hot sont devenus des classiques, régulièrement repris depuis. Les Jamaïcains, eux, chantonnent constamment les morceaux du petit Prince, entre un couplet de Culture et un riddim de Sly and Robbie.

Dans les années 70, Dennis Brown rejoint le mouvement Rasta des Douze tribus d’Israël, où figurent déjà les Wailers (Bob, Peter et Bunny), Burning Spears ou encore Junior Byles et Dillinger. Sa démarche artistique s’imprègne fortement de cette évolution politique et psychologique. Portant dreadlocks et textes " culturels ", Dennis Brown produit alors les plus beaux albums de sa longue carrière (plus de 50 opus) : Words of Wisdom, Visions, So long Rastafari. Avec le We the people Band, Dennis Brown entreprend une carrière internationale qui, au cours des années 80, l’amènera à développer un reggae plus " commercial ". Alors que la jeune génération s’engageait dans un reggae numérique hard (ragga slakness) et que les yardies tombaient dans l’oubli, Dennis Brown poussait à fond la démarche du lover’s rock, miaulant des paroles glucosées sur des rythmes émoussés.

Depuis quelques années, Dennis Brown avait retrouvé un peu du souffle des seventies, surfant sur le revival rasta, enregistrant notamment avec King Jammy, l’élève surdoué de King Tubby. Prolifique, il livra cette année deux albums honorables, Tribulation et Bless me Jah (Xtrait). Simultanément, la sortie de diverses compilations de vieux succès, comme Reggae Legends volume 2 (Xtrait) ou The prime of Dennis Brown, consacrait son œuvre.

Et, puisqu’il faut une musique pour cet hommage, je vous propose de retenir celle de Words of wisdom, sans doute un des plus beaux albums de Dennis Brown, fruit de sa période roots. Enregistré en 1979 avec Sly Dunbar et Robbie Shakespeare, Words of wisdom permet d’apprécier la superbe voix de Dennis Brown dans un environnement musical impressionnant, fait de riddims accrocheurs et de cuivres percutants. Dans ces paroles de sagesse, quelques titres phares s’imposent, comme So Jah say et Black liberation, écrits par Joe Gibbs, Drifter (Walks) et, naturellement, Cassandra et Money in my pocket. L’album Visions, produit en 1978 avec la même équipe, complétera efficacement cette écoute, en lui conférant la plénitude qui sied maintenant à l’artiste.

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Par Gismo
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Samedi 1 avril 2006


Jah Cure
est un jeune artiste extrêmement talentueux qui mérite qu’on le présente. On ne peut cependant occulter le fait qu’il ait été condamné à 15 ans de prison pour viol et violence ce qu’il a toujours nié et contre quoi ces proches luttent aujourd’hui. Aujourd’hui encore en prison, Jah Cure continue de faire des morceaux et de sortir des albums.
Tout avait pourtant bien commencé. Chanteur talentueux, Jah Cure est pris sous l’aide du roi de lovers, Beres Hammond qui croit beaucoup en lui et qui lui propose de produire son album sur son label Harmony House. Né en 1979 à Montego Bay, Siccaturie Alcok (son vrai nom) passe son enfance à Kingston, bercé par Bob Marley, Jacob Miller, Israel Vibrations, Yami Bolo et… Lionel Ritchie qu’il cite souvent dans ses influences. Il commence à écrire ses propres textes pour les chanter. Il évoque la vie du peuple, la nature, la Terre… C’est Capleton qui le surnomme Jah Cure, car il fait partie des Bob Dreads, confrérie rasta à laquelle appartiennent Sizzla, Anthony B, Jah Mason, Determine… Il rencontre un jour Sizzla avec qui il a des affinités et avec qui il enregistre un duo, « Divide and Rule », qui devait être produit par Beres Hammond . Ce dernier sous le charme de la voix de Jah Cure lui propose de bosser avec lui. Le feeling passe tout de suite et il commence à travailler ensemble sur un album.
Mais Jah Cure se fait arrêter à sa grande surprise deux mois avant la sortie de son album. Il est accusé de viol et reconnu coupable. Il est condamné à 15 ans de prison.
Pendant son emprisonnement sortent les magnifiques albums « Free jah Cure » et « Ghetto Life ». les deux sont indispensables et se laissent écouter d’un bout à l’autre ce qui est assez rare pour être remarqué. Citons le magnifique « Love is the only solution », « Try to Live on » produit par Xtreminator, « every song i sing », « Praises », Jah Bless Me ». Autres incontourbales, ses duos avec Jah Mason, : « run come love me tonight » et « Working so hard »… Depuis Jah Cure attend que son procès soit révisé…

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Par Gismo
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Samedi 1 avril 2006

Né Hugh Beresford Hammond en 1953, Beres est considéré comme le chanteur lover reggae par excellence. Pourtant avant d’avoir le statut du chanteur préféré de ces dames, Beres Hammonda dû attendre un grand nombre d’années. Il fit ses débuts dans de nombreux radios crochets et rejoint au début en 1975 le groupe Zap Pow. Il devient leur chanteur. Ses influences sont depuis tout jeune la soul music américaine et des artistes comme Sam Cooke et Otis Redding. Mais c’est Peter Tosh, Ken Boothe, les Heptones et Alton Ellis qui vont devenir ses idoles reggae et qui vont le pousser à persévérer dans ce style de musique. Il doit attendre 1976 pour sortir son premier album sur le label Aquarius : « Soul Reggae ». C’est son premier gros succès. D’autant plus qu’il sort dans la foulée le single : « One Step ahead » qui reste à la première place des charts pendant quatorze semaine. Malgré cela il n’enregistre plus d’albums pendant quelques années et se concentre sur des singles. Il demeure chanteur des Zap Pow à cette époque, il les quittera en 1979. Et ce n’est que cinq ans après son premier album, que Joe Gibbs lui produit son second : « Just a man ». Malheureusement, cela ne se passe pas bien avec le producteur. Il semble que Beres n’ait pas gagné ce qu’il aurait dû. Il prend du recul pendant un an au terme duquel il sort son nouvel album pour Willie Lindo. Après avoir créer son propre groupe : Tuesday’s children, il fonde sa propre maison de disque : Harmony House. C’est sur cette dernière qu’il produit des singles dont le plus grand succès sera : « What One Danse can do », produit par Mr Lindo. Il quitte la Jamaïque en 1987 après s’être fait attaquer chez lui. Il rejoint alors New York pendant trois ans.
Mais la rencontre déterminante dans la carrière de Beres Hammond est sans conteste celle de Donovan Germain . C’est en effet ce dernier qui produit le single « Tempted to touch » un énorme carton qui sort à son retour sur son île natale. Le titre dépasse les frontières et se retrouve bien classé à New York et au Royaume-Uni. Ce titre l’impose comme un véritable crooner.
Depuis il s’est spécialisé dans ce type de chanson d’amour pour le plus grand plaisir de ces fans. Les plus grands producteurs et labels jamaïquains ont été séduit par sa voix de fatiss Burell, le patron d’Xterminator en passant par le boss de Star Trail, sans oublier Steely é Clevy. Il a sorti un certain nombre d’albums chez les plus grandes maisons de disques reggae : VP Records, HeartBeat, Greensleeves et sur son label Harmony House.
Ceux qui ont eu la chance d’assister sa tournée 2003 ont vite compris tout le talent de cet artiste dont la principale préoccupation est de faire l’apologie de l’amour


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Par Gismo
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Dimanche 16 juillet 2006

Née à Londres de parents jamaïquains, Janet Kay Bogle de son vrai nom est la première d'une famille de six enfants. Janet Kay. Elle est la descendante d'un héros national en Jamaïque, le diacre Paul Bogle. Son grand-père comme son père était d'ailleurs tous deux diacres de l'église Baptiste.

 Fille des années soixante, elle a grandi entourée des sons de la Tamla Motown, ce qui a très vite fait naître en elle le désir de chanter.
 

En 1977, alors qu'elle fait des études de secrétariat, elle est invitée par une amie Sonia Ferguson (qui enregistra une reprise d'une chanson de Smokey Robinson « Oh baby baby » à la fin des année 70) à la répétition d'un groupe. Tellement impressionnée par le timbre de voix unique de Janet, les membres du groupe décident de la présenter à une légende du reggae : Alton Ellis !

 Il produit pour elle, une reprise d'un morceau de Minnie Ripperton « Loving You » qui deviendra un succès dans les charts reggae puisqu'il y sera classé plusieurs semaines consécutives « numéro un ».
 

En 1978, Janet enregistre deux autres reprises, « I Do Love You » et « That's What Friends Are For », encore deux succès, « numéro un » dans les charts reggae.

 

En 1979, Janet rentre dans l'histoire en devenant la première femme noire et britannique à placer une chanson de reggae en haut des charts anglais. Sa chanson « Silly Games » produite par Dennis Bovell (membre de Matumbi) est un hit dans toute l'Europe.

 

Elle est même inscrite dans le Guiness book des records...

 

Elle sort son premier album « Capricorn Woman » (renommé plus tard Silly Games). Evidemment, cet album est un best-seller et il n'est pas innocent de constater que son écriture y est pour beaucoup, puisque elle signe toutes les chansons de son disque (sauf deux titres).

 

Elle devient plus connue sous le pseudonyme « Queen of Lover's Rock ». La même année Janet obtient des récompenses pour le meilleur 7 » single, le meilleur 12'' single, et la récompense suprême, la meilleure chanteuse, décerné par le journal Black Echoes Music.

 

Mais Janet ne chante pas que du reggae, elle s'adonne à la pop avec des morceaux comme « Eternally Grateful » qui deviendra un titre underground du début des années 80. C'est aussi dans les années 80 qu'elle rencontre Jackie Mitto et signe ‘You Bring The Sun Out ».

 

Elle ajoute une corde à son arc, quand elle rencontre l'acteur, chanteur Victor Romero Evans ce qui lui permets d'intégrer la compagnie de théâtre « Black Theatre Co-operative » (BTC).

 

Après son audition réussie, elle se lance dans une carrière de comédienne.

 

On la retrouve dans la pièce « Mama Dragon » de Faroukh Dhondy.

 

Elle jouera en 1981 dans un sitcom, « No Problem », diffusé sur la première TV black. Un sitcom culte pour la communauté noire britannique.

 

En 1990, elle collabore avec Beats International (Norman Cook aka Fat Boy Slim) sur le morceau Burundi Blues.

 

En 1991 elle signe un nouvel album Sweet Surrender qui sera renommé « Lovin'You, Best of Janet Kay », qui inclus un nouvelle version de son titre Lovin' You. Cet album enregistré au Japon connait alors un gros succès puisqu'il devient le titre de reggae le plus connu au Japon. Elle signe chez Sony Music au Japon.

 

Au court de toutes ses années, Janet Kay a collaboré avec des grands noms de la musique, Drummie Zeb et Tony Glad (Aswad), Omar, Tippa Irie, et Sly & Robbie. Elle a vendu plus d'un million d'albums au Japon.

 

Encore récemment, elle a collaboré avec Madness et Lee ‘Scratch' Perry.

 

Artiste complète, elle est récemment rentrée dans le top 100 des célébrités noires britanniques pour sa contribution à la musique.

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Par Gismo
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